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Politique - Le Retour d'un Vrai Ministère



(Photo Europe 1)


Si pour les commentateurs et hommes politiques le remaniement ministériel a semblé faire "pschitt", c'est tout le contraire pour le monde sportif tricolore. Il a en effet marqué le retour d'un réel Ministère des Sports, autonome, singulier et non plus sous-tutelle comme il l'était depuis l'été 2007.

Lorsque Claude Guéant (Secrétaire Général de l'Elysée) annonce le remaniement au soir du dimanche 14 novembre, il ne faisait aucun doute que Rama Yade quitterait ses fonctions de Secrétaire d'Etat chargée des Sports mais celui-ci subsistait quant à l'identité de son successeur. Quelques rumeurs annonçaient Luc Chatel mais c'est finalement Chantal Jouanno qui est nommée au poste de Ministre. L'ex-secrétaire d'Etat chargée de l'écologie a été préférée à David Douillet pour lequel beaucoup d'observateurs voyaient son profil comme idéal.

Outre le retour d'un Ministère à part entière consacré aux sports, c'est une sportive accomplie qui en prend les rennes ce qui n'est pas pour nous déplaire compte tenu de la connaissance de ce milieu qu'il est nécessaire d'avoir pour diriger une telle institution. On ne cerne sans doute pas assez combien l'univers sportif est complexe et plein d'enjeux. Enjeux cruciaux pour la renommée internationale de la France mais également pour nous citoyens pour qui le sport fait partie intégrante de notre vie.

Multiple championne de France de Karaté de posture (dernier titre acquis en mars dernier), diplômée de Science Po et de l'ENA, expérimentée dans la haute administration publique, Chantal Jouanno a le crédit pour mener à bien les futures missions et échéances majeures pour le sport français. Elles sont nombreuses si l'on pense à Londres 2012, à la rénovation des installations sportives du pays, à la lutte contre le dopage, à la candidature d'Annecy, à l'avancée sur l'organisation de l'Euro 2016 etc... Jouanno répète qu'elle est une "forcenée de travail" ça tombe bien. Elle a d'ailleurs déjà rencontré tous les acteurs importants du sport national tous ravis de leurs premiers échanges. Pourvu que ça dure...

Mais ne nous emballons pas car l'oeuvre de la nouvelle Ministre et de son administration sera bien évidemment limitée par la crise malgré les espoirs de cette dernière dus à l'euphorie de sa nomination "surprise". Le budget consacré aux sports a encore une fois baissé et en ce sens une rénovation du système sera difficile. Nous ne rattraperons pas notre retard sur les nations qui dominent le sport mondial par un claquement de doigts. Il s'agit d'un travail de fond pour allier dynamisme du sport amateur, réussite du professionnel et performances au plus haut niveau.

La France doit redevenir une "nation sportive".


Publié parNicolas MIKLUSIAK à 13:17 0 commentaires  

Petits instants de bonheur

Stade Gerland. Lyon mène 2 à 0 après 25 minutes de jeu face aux belges d'Anderlecht, pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions. L'OL pratique un beau jeu, tandis que les bruxellois redoublent de maladresse et d'imprécision.
Alors que la Belgique désespère, Bastos, laissé seul sur son flanc droit, récupère une belle passe de Toulalan. Décalage, frappe. Gerland explose. Bastos vient de marquer un des plus beaux buts de sa carrière, et sonne du même coup le glas pour les belges. Proto, le gardien belge, n'a pu que regarder le ballon venir s'écraser sur le montant gauche avant de faire trembler ses filets. 3 à 0, la messe est dite.


"Allez, Anderlecht, c'est maintenant qu'il faut marquer", désespère le commentateur belge de Club RTL. La réduction du score redonne une minuscule once d'espoir aux belges. Ils en viennent même à dominer.

Puis, sur le côté gauche, le contre lyonnais s'enclenche. Cissokho, Lopez, puis Gomis qui vient finir le travail. 5-1. A ce moment là, silence radio sur la télé belge. L'Olympique Lyonnais vient d'achever le RSC Anderlecht, et de montrer à la France et à l'Europe que le lion n'est pas encore mort.

Le match retour ne sera qu'une formalité, Anderlecht faisant preuve d'une médiocrité rarement vue à ce stade de la compétition.

L'OL est qualifié pour la phase de poules, et l'OL fait de nouveau peur.

Publié parAnonyme à 15:27 0 commentaires  

Le Petit Dico Irrévérencieux du Foot Moderne

B

Une Ben Arfa

Regarder les tribunes après chaque drible.

Etre un Brandao

Avoir la tête de Vincent Mac Doom, le physique d'un déménageur et certaines qualités requises d'un joueur de surface.

R

Capacités requises pour être un Rothen

Blond, lent, posséder malgré tout un bon pied gauche, une bonne technique, aimer les bagnoles mais par dessus tout les micros et les caméras.

"Vous n'allez pas me croire", on l'aime ou on le déteste.

V

Une Valbuena

Plonger, tomber, rouler sur soi même sur 10 mètres à chaque fois qu'on l'approche de près.


NB: le gel de Didier Deschamps n'est pas un gel Loreal et sa façon de s'exprimer avec ce flow si particulier n'a toujours pas été homologué par l'UEFA, Michel Platini étant trop occupé au restaurant.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 15:00 0 commentaires  

Politique - Yade remplace Laporte au Sport

Comme cela était préssenti depuis plusieurs semaines et en définitive annoncé mardi soir par Claude Guéant le Secrétaire général de l'Elysée, Bernard Laporte a cédé sa place mercredi matin à Rama Yade au Secrétariat d'Etat chargé des Sports. La passation de pouvoir s'est faite dans la bonne humeur ce matin au Ministère entre l'ancien rugbyman (toujours aussi blagueur et "peu sérieux") et la jeune montante chouchou des Français et du Président, ancienne Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme.


Le Bilan de Laporte


Tout juste après la Coupe du Monde de Rugby en France à la rentrée 2007 soldée par une 4ème place des Bleus, le 22 Octobre, Bernard Laporte est nommé Secrétaire d'Etat aux Sports sous la tutelle de Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports.
C'est un portefeuille réduit par rapport à l'annonce du 19 juin par Nicolas Sarkozy, il n'y a plus de Ministère des Sports unique, il est transformé en Secrétariat d'Etat.


C'est un recul et scandaleux dans un pays comme le notre alors que le sport possède une place importante dans la vie des français. Ses défis sont nombreux et il a attrait à presque tous les secteurs du monde d'aujourd'hui.Thierry Rey, ancien judoka très impliqué politiquement a été l'un des premiers à critiquer cet aspect du gouvernement Fillon. D'autres ont à l'époque directement attaqué le choix Laporte, un proche de Nicolas Sarkozy dont les capacités à habiter une telle fonction étaient mise en doute à l'époque.


Ces doutes ont pour le moins été justifiés.

Tout d'abord, si Nicolas Sarkozy avait été satisfait du travail de Bernard Laporte, il n'aurait pas été remplacé. C'est un fait. Ensuite, le Secrétaire d''Etat n'a pas convaincu par sa méthode, trop détendue, pas assez réformiste, laxiste, peu décisionnelle. Son parcours a également été entaché par plusieurs polémiques et un couac médiatique au sujet de l'affaire de l'enfant de l'ex Garde des Sceaux Rachida Dati.

Il a toutefois engagé plusieurs luttes et projets.

En premier lieu le projet de loi "dopage" pour affaiblir les filières de distribution de produits dopants. Une infraction pénale de détention de produits serait crée et ceci passerait en information immédiate du procureur de la République en cas d'infraction constatée. Il a été voté par l'Assemblée.

Laporte a aussi entrepris la réforme du sport de haut niveau le 11 décembre 2008 afin de rénover le modèle français dépassé et vieux de 50 ans pour que la France retrouve son rang à l'échelle mondiale. Ce plan contient 4 grandes idées:

- la création d'un "campus de l'excellence sportive" façon INSEP avec un budget de 200 millions d'euros.

- redéfinir ce qu'est un sportif de haut niveau administrativement. Ce ne sont que des mots.

- passer d'un pilotage administratif à une logique de management et de la performance pour parvenir à une culture de la gagne.

- démocratiser le monde sportif. Laporte soutenu par le Président a proné l'évolution du système électoral au sein des fédérations. C'est la "Charte de la Parité et de la Diversité dans le monde du Sport". L'intention principale de cette dernière est de limiter les mandats des présidents de fédérations.

Il également entrepris la réforme du sport professionnel.
La refonte de l'environnement juridique des clubs était quelque chose de primordial pour l'ex-ministre pour les faire évoluer vers un statut unique de société anonyme.


Il a aussi souvent parlé de lutte contre la violence et le racisme dans les stades mais sans aucune décision ou prise de position sur le sujet sauf celle risible d'arreter les matchs lorsqu'un hymne est sifflé.

Sur le point économique, accroitre la puissance financière des clubs (régime assoupli de prets aux clubs, réforme de la taxe sur les spectacles avec unE TVA à 5 %, renforcer les directions nationales de controle ont été proposés).


Enfin, il a porté au niveau européen l'idée de la "spécificité du sport", de la règle du 6+5 en clubs créateur d'un consensus.

Bref, Laporte pendant un an et demi, ça a été peu d'idées et encore moins de décisions ou comme on dit en science politique de prises de position. Les seules sont tirées de consensus peu rationnels autour de mots et d'aspects définis que très partiellement. Il a été peu suivi et critiqué par le mouvement sportif de par sa méthode.

Yade aux Sports

C'est donc la jeune femme de 32 ans qui remplace Laporte à ce poste. Connaissant apparemmment moyennement le monde du sport, Rama Yade, plus énergique que son prédécesseur sera sans doute meilleure dans la décision étant une vraie politique mais ne sera efficace que si elle dialogue avec ce milieu et ses conseillers.

Ses défis sont nombreux comme elle l'a annoncé car le sport évolue à une vitesse incroyable. Le dopage, les paris sportifs, le handicap, les projets futurs pour la France, les mondes professionnel et amateur à réformer entre autres. C'est surtout l'aspect économique qui contient les plus grands enjeux.

Elle devra pour les relever prendre en considération les erreurs de Bernard Laporte notamment sur la méthode. Elle a la confiance du Président et des Français, à elle de gagner désormais celle de ce monde à part entière qu'est le monde du sport.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:07 0 commentaires  

Le Petit Dico Irrévérencieux du Foot Moderne

Après une première session Paris Saint-Germain, continuons nos définitions "irrévérencieuses" par un petit crochet vers la capitale des Gaules et plus précisément à Tola Vologe (centre d'entraînement de l'Olympique Lyonnais) où les caricatures ne manquent pas malgré la décennie dorée.
R

Une Loic Remy

C'est une énorme erreur de gestion d'effectif, c'est laisser partir un espoir du club et du foot français dans un club inférieur pour une petite somme. Résultat final : Remy flambe à Nice cette saison et est devenu l'un des attaquants les plus redoutés de L1 si bien que l'OL, qui possède une option de rachat sur celui que l'on surnomme le nouveau Henry, envisagerait de le récupérer cet été.

Toujours est-il que le bon Loic aurait été très utile à l'ogre Rhodanien aux pieds d'argile et qui plus est en panne offensive (mauvaise passe de Benzema) cette saison si Jean-Michel Aulas, Puel et Bernard Lacombe avaient décidé de le garder.

Bernard Lacombe (chargé du recrutement, de l'effectif), pilier du club, qui soit dit en passant accumule et accentue son nombre d'erreurs au fil des années sans que personne ne le remarque. Alors Nanard commente pour OL TV certes : "Allez Karim continues ! Prends là du pied gauche prends là !" (il ne vous entend pas si vous etes en tribunes) mais n'apporte plus tellement au staff et à Lyon en général.
On attend toujours le grand attaquant les gars ! Diego Milito n'avait pas le niveau pour l'OL selon eux je le rappelle...

A
Une Jean-Michel Aulas
Expliquer une défaite écrasante de l'Olympique Lyonnais en Ligue des Champions contre le FC Barcelone par une méthode particulière c'est à dire non pas par la confrontation en elle même (le terrain) comme c'est toujours le cas mais par la faiblesse du football français en général. Sacré JMA toujours auteur de discours que l'on attend pas !
J
Une Juninho
Se laisser tomber au moindre contact avec l'adversaire pour obtenir de l'arbitre un coup franc intéressant à jouer. C'est-à-dire pour lui jusqu'à la ligne médiane.

K

Une Kader Keita

Courir...courir et se perdre dans ses dribbles...tout en oubliant par moments le ballon et surtout ses partenaires...

D

Une Robert Duverne (préparateur physique de l'OL, de l'équipe de France et plus gros palmarès de blessés de la saison avec son collègue Gunner)

Préparer ses joueurs physiquement pour une saison entière et n'en voir quasiment aucun la finir sans avoir eu de pépins.

G

Une Govou

Dire chaque été que l'on veut partir à l'étranger, que l'on en a la possibilité et finalement toujours rester.

T

Être un Toulalan

Avoir un look de vieux, malgré tout 3 poumons et viser la barre transversale à chaque frappe.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 21:35 0 commentaires  

Petit Dictionnaire Irrévérencieux du Football Moderne

Le football évolue de plus en plus en vite, tout change: le physique des joueurs, les enjeux du football... mais quelque chose ne changera jamais, quelque chose qui a fait la légende du football, quelque chose que chaque fan de football a en lui... l'art de tailler les joueurs, les entraîneurs de foot qui ont tendance, comment dire, à être de sacrés phénomènes de foire. L'idée de ce dictionnaire m'est venu en regardant... Bernard Mendy. Le nom de ce joueur est devenu une de mes expressions footbalistiques favorites. Comment ? Vous le saurez en lisant ce petit dictionnaire ou recueil d'expressions, de mots venant tout droit de l'univers du football pour l'univers du football. Expressions que vous pourrez ressortir lors de vos soirées foot, PES (ou FIFA ça dépend des gens) avec vos potes (avec qui d'autres en même temps) et où l'expression "Espèce de Bernard Mendy" prendra tout son sens.

Commençons pour notre première édition par quelques expressions en rapport avec le PSG

E
Everton
Pas le club, le joueur du PSG. Joueur recruté à prix d'or, présenté comme une future star (brésilienne de surcroît) car surveillé de longue date qui en fait se révèle être mauvais, nul, pourri, inutile, j'en passe et des meilleurs.
Synonyme: Santos, quiche, jambon, arnaque

P
Une Fabrice Pancrate
Joueur ne sachant que courir. Ne lui demandez pas de faire une passe, de dribbler ou que sais-je encore (marquer un but par exemple), ne cherchez pas, il ne sait rien faire d'autre à part courir... tout droit.
NB: Attention à ne pas confondre avec le Bernard Mendy qui lui essaie de centrer (même si c'est derrière les buts... eh on peut pas faire deux choses à la fois).

I

Une Ibisevic
Joueur présenté comme un futur espoir, à qui on ne donne pas sa chance et qui quelques années plus tard se révèle être un excellent joueur.

M
Une Bernard Mendy
Joueur ne sachant que courir et qui ne sait/peut centrer qu'au troisième poteau, c'est-à-dire derrière les buts.

La suite bientôt

Publié parMomo à 21:48 0 commentaires  

Football - La déroute lyonnaise : à qui la faute ?

Auteurs d'une fin de saison catastrophique, les lyonnais vont sûrement pouvoir nourrir des regrêts une fois l'année footballistique achevée. Auteur de leur plus mauvaise série en championnat depuis une bonne dizaine d'années, les lyonnais vont très probablement laisser filer le titre pour la première fois depuis 7 ans. La qualification en Champions League est même remise en question. Cette déroute n'est pas due qu'à un seul facteur, mais à une somme d'éléments perturbateurs ayant surgi tout au long de la saison.


Une équipe sans âme ?

On a souvent entendu dire cette saison que le jeu lyonnais avait perdu de sa superbe. Moins flamboyant, moins percutant, tout simplement d'un niveau moins élevé, le jeu lyonnais a souvent cette saison semblé terne, et ne se reposer que sur les exploits individuels de joueurs-clé : Juninho ou Benzema pour prendre les meilleurs exemples.
Le principal problème du jeu lyonnais cette saison est l'absence de collectif, la fébrilité défensive et le manque de qualité sur les ailes.
En effet, le "bloc-équipe" cher à Claude Puel a rarement été entrevu, laissant place à un ensemble désorganisé, fouilli. Incapables de produire des séquences de jeu rapides, enchainant les passes, les lyonnais se sont souvent contentés de rares moments d'excitations, de contres opportunistes ou de longs ballons loin devant, ne reposant que sur la capacité de Benzema à créer l'exploit.
Dans le secteur défensif, l'OL a souvent peiné, et ce malgré la bonne saison de Boumsong. Cris, jamais revenu à son meilleur niveau, a enchainé les boulettes, sans jamais réussir à être décisif. Et que dire des innombrables interims effectués sur les ailes, que ce soit par le jeune Lamine Gassama, par John Mensah ou encore Kim Källström. Autant de problèmes qui n'ont rien arrangé au problème de jeu lyonnais.
Enfin, le dernier gros point noir des lyonnais concerne les ailes. Des arrières vieillissants (Grosso), blessés (Reveillère, Clerc), ou tout simplement pas au niveau (Gassama), des milieux latéraux formés pour jouer dans l'axe (Delgado, Keita, Ederson, Pjanic) ou encore blessés (Govou, Pjanic), le jeu sur les côtés lyonnais a été tout simplement inexistant tout au long de la saison. Penalisant, surtout pour une équipe qui s'est construite sur les ailes : Malouda, Abidal ou encore Govou faisaient il y a encore quelques années la loi sur leurs ailes.

Un recrutement raté.

On a souvent parlé de grands noms à Lyon cet été, d'un recrutement solide, pour pouvoir atteindre les objectifs fixés en Champions League. Il s'avère cependant que le recrutement lyonnais a été baclé, voire completement raté. Explications.
L'OL a d'abord recruté cet été 2 milieux offensifs axiaux en la personne de Miralem Pjanic et Honorato Ederson, en ne concédant cependant aucun départ dans ce secteur, déjà pourtant bien garni. C'est ainsi que l'OL s'est retrouvé cette saison avec une multitude de milieux centraux de métier : Juninho, Makoun, Källström, Pjanic, Bodmer Ederson et Keita dans une moindre mesure. 7 joueurs pour 2 places, en considérant le poste de milieu défensif comme la propriété de Jeremy Toulalan, suppléé par Jean II Makoun. Cependant, hormis Sidney Govou, aucun ailier pur. C'est ainsi que Keita a continué cette saison d'occuper le poste d'ailier, complété par Ederson, pour des résultats médiocres : Ederson ne s'en sort pas, Keita continue à livrer des performances catastrophiques, et Pjanic sera tout juste moyen. Källström, rarement titularisé sur le flanc gauche, aura pourtant montré de belles choses.
D'autre part, le recrutement de John Mensah en défense central est un échec total. Ne parvenant pas à s'intégrer, plusieurs fois touchés psychologiquement (Insultes racistes au Mans, arrestation musclée et injustifiée à Lyon...), Mensah a réalisé une saison catastrophique.
L'autre fiasco de la saison consiste en le recrutement de Fréderic Piquionne. Débauché de Monaco pour environ 5 millions d'euros cet été, Piquionne n'a eu qu'un temps de jeu limité, pour des performances de piètre qualité, en témoigne le match désastreux contre Saint-Etienne, ponctué d'une expulsion.
Dans le même registre, on pourra évoquer les cas Fred et Fabio Santos, gros échecs de la méthode Puel. Le premier partant au bout d'interminables discussions, minant le vestiaire lyonnais, et le deuxième en venant quasiment au mains avec son entraineur.
A noter aussi la décision contestable de laisser partir Loïc Remy, qui aurait pu apporter beaucoup dans le secteur offensif de l'OL cette saison.
Restera dans cette mare de points noirs une énorme satisfactions en la personne d'Hugo Lloris, véritable sauveur de l'OL cette saison, sans qui l'addition à ce jour serait encore plus lourde.

Des choix tactiques pas toujours cohérents

L'entraineur de l'OL, Claude Puel, a été au cœur des débats. Accueilli chaleureusement à son arrivée, Claude Puel a vite fait déchanter les supporters rhodaniens. Le premier reproche à faire à Claude Puel concerne le coaching. L'équipe alignée par le manager de l'OL a souvent été nantie d'incohérence, de décisions parfois illogiques. Comment, par exemple, continuer à aligner un Kader Keita dont les performances frolent le ridicule, en laissant des joueurs comme Anthony Mounier ou Cesar Delgado sur le banc ? Comment laisser un joueur régulier et solide comme Kim Källström sur le banc quand l'OL a clairement besoin d'un joueur de son acabit pour s'imposer au milieu ? Pourquoi ne pas avoir donné sa chance au jeune Thimothée Kolodziejczak sur le côté gauche de la défense lors des innombrables forfaits de Fabio Grosso ? Surtout au vu des performances de John Mensah ou Kim Källström à ce poste.
En plus de ces choix concernant la forme, c'est la fond qui pêche. Le 4-3-3 lyonnais ne fonctionne plus, c'est un fait. Claude Puel l'a à une époque bien compris, en expérimentant un 4-2-3-1 qui a fait ses preuves, avec un Delgado étincelant dans le rôle de numéro 10. Cette formule sera cependant rapidement abandonnée, au profit d'un retour à un 4-3-3 terne et inefficace.
Il ressort de ces problèmes comme une impression de fébrilité de l'entraineur de l'OL, pourtant amateur du turnover et de la nouveauté lorsqu'il était à Lille.

Des leaders vieillissants ou en méforme.

Le symbole de la déchéance de l'OL cette année n'est autre que le capitaine emblématique, Juninho. Exclu à plusieurs reprises cette saison, le brésilien a davantage brillé par ses gestes d'humeur que par son talent. Véritable révélateur de la tension et du doute régnant dans l'équipe, Juninho a perdu de sa superbe, en témoignent les innombrables coup francs envoyés dans les tribunes cette saison. Juninho ne fait plus peur, l'OL ne fait plus peur. A 34 ans, Juninho n'a peut-être plus l'énergie nécessaire pour porter à bout de bras l'Olympique Lyonnais.
Cette tâche est pour lui d'autant plus difficile à assumer que l'autre âme de l'équipe, Cris, a eu beaucoup de mal cette saison. Touché par une sérieuse blessure en début de saison, le défenseur brésilien n'a jamais retrouvé l'aura, la confiance, la stabilité qui était la sienne lors des saisons précédentes. A 32 ans, Cris semble aussi avoir du mal à reprendre du poil de la bête.
Enfin, la deuxième partie de saison morose de Karim Benzema, et la blessure de longue durée de Sidney Govou n'ont rien arrangé aux problèmes déjà existants. Lyon semble ne se reposer que sur l'aura de Jeremy Toulalan cette saison, toujours fidèle au poste, et souvent décisif, notamment lors de grands matches. Il n'en reste pas moins que l'OL semble parfois perdu sur le terrain, à la recherche de motivation, du petit supplément d'âme qui a fait la force des lyonnais lors des dernières saisons.


Un grand ménage cet été ?


Les solutions se font attendre. Le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a réaffirmé sa confiance à Claude Puel, à qui il reste de toutes manières 3 ans de contrat. Le grand ménage pourrait donc avoir lieu dans l'effectif, et/ou dans le staff. Après une saison entachée par de nombreuses blessures, la préparation physique est peut-être à mettre en cause.
Du côté des joueurs, Sidney Govou a émis, comme chaque année, des vœux de départ. Fabio Grosso fait l'objet de rumeurs qui l'enverraient à Naples notamment. On n'oublie pas Benzema, dont le départ devient de plus en plus probable à mesure que l'OL sombre... Il faudra de toutes façons pour l'OL se renforcer sérieusement cet été, et ce dans tous les secteurs, pour pouvoir à nouveau afficher des ambitions à la hauteur des attentes des supporters.

Publié parAnonyme à 15:50 0 commentaires  

Les Tops et les Flops du week-end de la Redac' en un clin d'oeil

Les TOPS :

1) Les championnats européens de Football : tous sur le point de se conclure mais dans pratiquement tous les pays, le suspense reste entier ce qui nous promet une fin de saison palpitante en ce qui concerne la planète FOOT ! Que ce soit pour le titre, les places qualificatives pour l'Europe ainsi que pour le maintien, les dernières journées seront cruciales à tous les niveaux.
En France avec Bordeaux/Marseille, en Espagne avec Barcelone/Madrid, en Angleterre entre Manchester United et Liverpool : les titres se joueront souvent sous forme de duels. En Allemagne plusieurs équipes peuvent encore rêver à la Bundesliga. En Italie seulement le Scudetto semble promis à l'Inter comptant 7 points d'avance sur le Milan.

2) Loeb encore et toujours : 52 ème succès sur le circuit pour le plus grand pilote de Rallye de l'histoire ce week-end en Argentine, épreuve qu'il remporte pour la 5 ème fois ! Cinq c'est aussi le nombre de rallyes cette saison et le nombre de victoires surtout pour l'alsacien, le sportif français le plus régulier depuis de nombreuses années.
Alors 12 sur 12 cette année pour Loeb ? Ce serait tout simplement exceptionnel ! On n'ose y croire.

3) Les filles du Tennis : C'est au bout de la soirée que l' Équipe de France de Fed Cup coachée par Nicolas Escudé a validé son ticket pour rester dans le groupe mondial en battant 3 victoires à 2 les jeunes et jolies slovaques Cibulkova et Hantuckova. Les deux défaites en simple de Cornet ont été rattrapées par les deux succès d'Amélie Mauresmo puis le double décisif Dechy-Mauresmo a fait la différence à l'expérience même si peu d'écart séparait les deux équipes. La Slovaquie aurait très bien pu l'emporter.
C'est une très bonne nouvelle pour le tennis français.



LES FLOPS :

1) Les Championnats d'Europe de Judo qui se sont soldés sur un échec de la délégation tricolore ramenant seulement 4 médailles dont 2 en or et 2 en bronze de Tbilissi. Un bilan bien maigre vu les talents français présents et les autres éditions bien plus prolifiques en métaux. Les mondiaux approchent donc attention au re-flop...

2) La combinaison "jaked" et la Fédé de Natation : qui gâchent les Championnats de France de natation. L'une cause de la polémique, l'autre l'envenimant en ne la clarifiant pas, c'est un climat étrange qui régna dans la piscine de Montpellier ces derniers jours surtout que des enjeux énormes de qualification aux mondiaux de Rome étaient en jeu.
A quand une uniformisation ou en tout cas moins d'opacité dans le milieu des bassins car entre Fédérations qui n'assument pas leur rôle et sponsors avec les buts que l'on connaît, ce sont le sport et les sportifs qui en pâtissent.

3) Bordeaux : qui n'a pas laissé la moindre chance au petit poucet Vannes en finale de la Coupe de la Ligue pliant le match et ruinant la soirée foot, pizzas, suspense de millions de français en seulement 12 minutes.

...ou quand un peu d'humour ne fait pas de mal par les temps qui courent.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 23:48 0 commentaires  

Football - Equipe de France : La lettre à Raymond

Raymond,



Je n'écris pas pour vous accabler car cela n'est pas mon genre même si votre gestion de la sélection nationale n'est pas de mon goût. On peut toujours vous mettre à crédit que l'équipe fut en finale à la Coupe du Monde 2006, qualifiée pour le dernier Euro manquant de chance contre l'Italie lors du dernier match de poule et toujours dans le bon wagon pour accéder à la phase finale de la compétition la plus suivie au monde qui aura lieu en Afrique du Sud en 2010.


Il est vrai qu'un entraîneur n'a pas à changer une équipe qui parait solide même si les deux dernières confrontations de votre 11 tricolore n'étaient que contre la modeste Lituanie.


Cependant, s'il vous plaît, il est temps d'écouter le peuple comme vous l'aviez fait lors de l'appel en sélection de Franck Ribery. Et ce que le public français, les amoureux du football souhaitent le plus aujourd'hui lorsqu'on leur parle de l'équipe de France, c'est du JEU !

Pourquoi du jeu ? Parce que depuis fin 2006 un match des bleus n'attire plus, est en grande partie ennuyeux et s'assimile pour le fan de foot à un arrachement de cheveux perpétuel, un gros gâchis sauf votre respect. Seuls les éclairs de Ribery, Henry et de Gourcuff ravivent la flamme de cette équipe que l'on critique beaucoup certes, mais c'est parce qu'on voudrait la voir retrouver sa magie d'antan, son enthousiasme, sa force, sa solidité; que les adversaires en foulant les premières mottes de la pelouse de Saint Denis se disent : " Ça va pas être une partie de plaisir, on joue une grande équipe ".


Pourquoi un gâchis ? Car avec les joueurs de classe internationale que l'on a à disposition, la densité et le réservoir incroyable que le football français possède, c'est un échec de ne pas se trouver continuellement dans les 6 meilleures nations mondiales.


Si je vous parle du jeu Monsieur Domenech, c'est parce que c'est par lui et en pratiquant un beau football que notre équipe trouvera la clé des succès, retrouvera son public et son standing à l'échelle mondiale.

Lorsque je parle de beau football, je veux dire par là dynamique, enthousiaste, un football de risques considérés porté vers l'offensive car le but de ce sport est bien de mettre plus de buts que l'adversaire. Bref, ce que le peuple vous demande à vous, c'est que les Bleus pratiquent un football moderne et non attentiste, frileux, dépassé comme vous l'appréhendez depuis déjà 6 ans.

C'est dire que nous supporters rongeons notre frein ou presque depuis trop longtemps en matière de plaisir footballistique quand on regarde un match sous votre management.

Je ne rentrerai pas dans le débat des joueurs sélectionnés et alignés sur chaque poste car il s'agit ici d'une cause plus profonde de la passe difficile des Bleus et de leur manque offensif. Je dirai même la cause fondamentale.


Un changement aussi radical de stratégie sportive vers l'attaque signifie métamorphose de votre discours et de votre tactique actuelle qui consiste à renforcer le milieu de terrain en positionnant systématiquement deux purs milieux défensifs devant la défense. C'était le rôle de Toulalan - Lassana Diarra contre l'Argentine et en Lituanie puis de la doublette Diarra à Saint Denis face à cette même formation.

Pour moi mettre deux purs numéros 6 comme cela dans une équipe, c'est tout simplement la mort du football ou presque car par définition, même si ce sont de bons joueurs, ils n'ont pas les qualités pour mener le jeu et l'orienter. On l'a bien vu d'ailleurs lors de ces 3 matchs. Ils sont techniquement trop juste pour faire démarrer nos actions, ne sont pas des joueurs créatifs et d'ailleurs en club on ne leur impose pas cette tache. Certes ils ont essayé mais ils ne peuvent pas.


Alors bien sur avec Viera c'est différent car lui possède des qualités offensives indéniables mais là, comment voulez vous que l'on ait des occasions et que le jeu soit de qualité si nos attaques partent de joueurs faits pour détruire et relancer et non construire.


Le football a changé et l'ère de l'attaque est bien partie pour perdurer. Si on fait le tour de toutes les plus grandes équipes actuelles, elles ont toutes une philosophie de jeu porté vers l'avant et toutes ou presque ne jouent qu'avec un seul milieu récupérateur épaulé par des milieux créatifs possédant un gros volume de jeu. C'est de ces créatifs que ces équipes tirent leur force. Ceci va dans le sens de ma thèse concernant vos deux milieux défensifs Mr le sélectionneur.


C'est ainsi que le Barça (Toure), le Real (L Diarra), Chelsea (Essien), Arsenal, l'Inter, la sélection espagnole (Senna) et bien d'autres formations évoluent alors si nous ne prenons pas le bon wagon dès maintenant en ce qui concerne l'évolution du football, il faudra d'autres exploits (comme celui de 2006) et d'autres messies (comme Zidane) pour revenir au sommet du sport le plus populaire au monde.



A bon entendeur salut.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 12:56 0 commentaires