Affichage des articles dont le libellé est Rugby. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rugby. Afficher tous les articles

Rugby : Grand Chelem - On l'attendait, ils l'ont fait !



Au terme d'un match âpre et joué sous des conditions dantesques contre nos meilleurs ennemis Anglais, le XV de France remporte le 9ème Grand-Chelem de son histoire.
Assurés de la victoire dans le tournoi après la défaite de l'Irlande face à l'Ecosse, les joueurs de Marc Lièvremont sont allés au bout d'eux-memes pour vaincre la Rose, redoutable hier, sur le score de 12 à 10.

Retour sur un Tournoi des 6 Nations maîtrisé de bout en bout où l'on a pu constater la naissance d'un groupe à l'avenir on l'espère radieux.

Un Tournoi Maîtrisé

L'aventure commence le dimanche 7 février dans la grisaille d'Edimbourg. Les Bleus l'emportent alors sans convaincre 19 à 8, grâce à deux exploits de Bastareaud, contre une Ecosse accrocheuse comme tout au long du tournoi. Mais lors d'un premier match à pression, le principal reste le résultat en dépit de la manière.

Car la manière est au rendez-vous une semaine plus tard au Stade de France face au XV du trèfle. Après un début de match d'une intensité extrême pendant lequel les Irlandais ont failli prendre l'ascendant, les Français à la faveur d'un pack et d'une mêlée énormes asphyxient petit à petit les Verts. Score final 33 à 10 dans cette rencontre référence pour la bande à Dusautoir contre les champions d'Europe en titre invaincus depuis 13 matchs à l'époque.

L'équipe est inchangée pour le déplacement à Cardiff, préparé dans l'euphorie du défi contre l'Irlande. Il fallait alors confirmer, chose peu évidente dans l'histoire du sport français et depuis que ce nouveau staff est en place (jamais 3 victoires consécutives en effet).

La première mi-temps est à sens unique comme en témoigne le tableau d'affichage à la pause (0-20). Sur leur lancée, les Français anéantissent l'enthousiasme des Gallois et interceptent deux ballons qui vont à l'essai grâce à Palisson et Trinh-Duc. La défense inversée proposée par les Bleus est fatale aux Diables Rouges. Ces derniers confirment leur surnom lors du second acte, d'un tout autre acabit puisqu'ils le remportent 20 à 6 avec deux essais. Les Tricolores ont plié mais n'ont pas rompu. Ils s'imposent de six points (20-26).

La rencontre face à l'Italie deux semaines plus tard est une formalité tant l'entame de match est parfaite, ne laissant aucun espoir aux Transalpins. Elle permet également de tester le virevoltant Castrais Marc Andreu et de laisser au repos Bastareaud, pas ménagé depuis son retour à la compétition, ceci en vue du dernier match contre l'Angleterre. 6 essais à 2 pour un score fleuve de 46 à 20.

Le Grand-Chelem se jouait donc hier, devant 80 066 spectateurs (record à Saint-Denis), sous une pluie battante contre la "perfide Albion". Un drop de Trinh-Duc lance le match avant que l'arrière Foden n'aille en terre promise et ne douche encore plus froidement les Tricolores. Mais aidé par un public extraordinaire, le XV du Coq ne panique pas et reprend la main sur le match en dominant sur les fondamentaux, notamment la mêlée ce qui pousse à la faute les Anglais. Parra convertit au pied. 12-7 à la pause.

La seconde période est stressante car les Anglais, formidables compétiteurs, sont dangereux et la France tendue par l'enjeu. Celle-ci ne procède plus que par "pick and go" au ras tels des Brittaniques tandis que l'Angleterre joue à la française. Malgré l'entrée de Johnny Wilkinson, le collectif français tient, la gestion pragmatique des conditions a fonctionné (12-10). La France remporte le Grand-Chelem.

La Naissance et la Victoire d'un Groupe

Si la France a pu glaner ce 9ème Grand-Chelem, c'est bien sur grâce à la force de son collectif et à l'état d'esprit qu'il règne dans cette équipe. La bonne ambiance, le sérieux et la rage de vaincre transpirent sur le rectangle vert à chaque sortie du XV. Le symbole de cette solidarité est le pack des avants, irrésistible dans tous les matchs, permettant aux trois quarts de s'exprimer au mieux et emmené par Servat, Nallet et Dusautoir.

C'est une évidence, Lièvremont, N'Tamack et Retiere ont trouvé leur groupe, tout du moins leur formation type ainsi que leur Capitaine en la personne du Black Destroyer Dusautoir aussi bon sur le terrain qu'en dehors.

En effet, dix joueurs ont joué tous les matchs du Tournoi, le 8 de devant semble s'imposer, la charnière également, la paire de centres et Poitrenaud à l'arrière aussi. Seuls les postes d'ailiers restent plus ouverts suite à la compétition et en considérant le vivier français à ce poste. Bref, les positions paraissent établies et claires dans la tête du sélectionneur, une grosse ossature se dégage en vue de la Coupe du Monde en 2011.

Ce qui est intéressant est que chaque nouveau est de suite intégré, comme Lapandry ou Andreu ce qui provoque une osmose entre jeunes prêts à en découdre et anciens expérimentés tels Harinordoquy (3 Grands-Chelems) ou Jauzion ("le papa des lignes arrières") toujours aussi morts de faim.

Un Futur Prometteur

Une chose est sure, si le XV de France poursuit dans cette voie, il sera l'un des favoris en Nouvelle-Zélande. Mais le chemin est long, les blessures possibles (ex: Michalak, Elissalde, Rougerie...ces dernières semaines) et l'excès de confiance vite arrivé pour une France toujours meilleure outsider.

Toujours est-il que cette équipe a trouvé une âme qu'elle a greffé à son talent, que son réservoir est important et que son staff fait un travail remarquable dans une grande sérénité et avec beaucoup d'intelligence. Les Bleus sont arrivés à maturité.

Tout est donc réuni pour que cette équipe continue ainsi, espérons le. Le rugby français a un avenir qui se veut radieux.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 18:35 0 commentaires  

Rugby - Le Racing-Metro prend rendez-vous !

Ce qui était dans les papiers depuis plusieurs mois s'est confirmé dans la matinée d'hier. Lionel Nallet le capitaine de l'équipe de France et Sébastien Chabal le rugbyman le plus populaire de l'hexagone joueront au Stade Yves du Manoir de Colombes l'année prochaine en TOP 14.

Le club mythique des Hauts de Seine, le Racing-Metro, monopolise l'attention cette semaine et ce n'est sûrement que le début ! Assurés de retrouver l'élite et d'être champions de PRO D2 depuis dimanche dernier après leur victoire à Bordeaux-Bègles, les Colombiens qui recevront leur bouclier ce week-end à l'occasion du match à domicile contre Bourg-en-Bresse ont réalisé une saison fantastique. A deux journées de la fin du championnat, le Racing comptabilise un total de 102 points et 13 poins d'avance sur le second Agen. Sur 28 matchs joués, les joueurs du 92 l'ont emporté à 25 reprises, c'est dire leur domination implacable sur le championnat de bout en bout.

C'est pourquoi le club fondé en 1882 et entraîné par Pierre Berbizier se tourne d'ors et déjà sur la saison prochaine qui signera son grand retour dans le gratin du rugby français.

Ainsi, il a déjà officialisé les arrivées de 10 joueurs pour l'exercice 2009/2010 dont deux hors normes à savoir les deux composant la deuxième ligne titulaire de l'équipe nationale française.
Sébastien Chabal et Lionel Nallet ont signé pour 3 ans en faveur du Racing-Metro 92 jeudi. Le premier revenant en France pour retrouver sa famille après 5 ans passés à Sale en compagnie de Philippe Saint André lui aussi quittant les Sharks pour entraîner le RC Toulon. Le second en provenance de Castres où il évolue depuis 2003 afin de relever un nouveau challenge.
Les deux compères du pack se retrouvent encore une fois, se connaissant sur le bout des doigts après leurs associations à Bourgoin dans le passé et pour le Quinze du Coq. Ils sont très complices dans la vie également.

Cet énorme coup sportif et médiatique réalisé par le prochain promu montre bien que cette année il ne sera pas qu'un promu justement. A l'instar de Toulon l'année dernière, le club banlieusard possède d'énormes ambitions, un projet important et les moyens pour arriver à ses fins.
En effet, outre son capital et ses sponsors, les finances du club sont aidées par le Conseil Regional des Hauts de Seine qui a pour 2009 déboursé 1,4 million d'euros pour le Racing dont 200 000 dédiés au centre de formation. C'est dire le vaste projet dans lequel se lance le club depuis un peu plus d'un an de manière sérieuse.

Ce qui est sur c'est qu'avec ces 2 joueurs de classe internationale, le Racing-Metro ne sera pas là pour faire de la figuration l'an prochain loin de là. De plus, le club est sur le point de recruter le champion du monde Sud-Africain François Steyn, l'un des plus grands espoirs du rugby mondial ce qui serait tout bonnement l'affaire du siècle car ce joueur là a d'immenses qualités et une marge de progression impressionnante.
Pierre Berbizier voudrait également garder 70 % de son effectif actuel qui compte déjà en son sein des joueurs reconnus et d'expérience comme les transalpins Lo Cicero, Dellape ou Massi, mais aussi le demi de mêlée Jerome Fillol, Sireli Bobo l'ancien Biarrot et surtout Andrew Mehrtens (ancien demi d'ouverture des All Blacks).

On peut dire que le retour du Racing-Metro en première division est soigné et fait l'actualité avant que peut être Toulon, autre tete d'affiche médiatique du rugby, ne lui vole la vedette en arrivant à faire venir Johnny Wilkinson. Toujours est-il que la formation évoluant à Yves du Manoir sera très intéressante à suivre et on se réjouit à l'avance d'avoir une autre équipe de haut niveau en région parisienne.

On sait que pour Toulon la première saison en élite fut compliquée malgré les joueurs de talent présents dans l'effectif. Alors un Racing-Metro jouant dès son accession en TOP 14 les trouble-fetes est-il possible ? Motifs de réponse en début de saison prochaine...

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:47 0 commentaires  

Rugby - Pelous: Un monument du Rugby international tire sa révérence


Fabien Pelous l'a annoncé: il arrête définitivement sa carrière de joueur professionnel à la fin de la saison, sa 13ème chez les pros, sa 11ème pour le Stade Toulousain. C'est dire que ce matin, Toulouse, la ville rose doit se réveiller avec la mine des mauvais jours. Le TFC éliminé hier soir, Pelous qui prend sa retraite, ça fait beaucoup pour le sport et la ville.

Car Pelous pour Toulouse, c'est un ambassadeur à mettre au même titre que Monsieur Nougaro, c'est un joueur qui a fait le Stade durant une décennie et qui fera sa légende à jamais.
Natif de Toulouse, ce géant d'1 m 98 pour 110 kilos est recruté par le Stade Toulousain en 1997 après un début de carrière à Graulhet et 2 saisons passées à Dax. Son palmarès en club est impressionnant : 3 boucliers de Brenus (1999, 2001, 2008) et 2 Coupes d'Europe à son actif (2003, 2005).
Ce qu'on retiendra de son parcours toulousain, c'est qu'il symbolise le club, sa philosophie, celle de Guy Novès avec qui il a fondé une relation exemplaire. Véritable relais sur le terrain, comme en dehors, Pelous est un capitaine modèle durant toute sa carrière en club.

Fabien Pelous n'a pas seulement porté haut les couleurs des Rouges et Noirs mais également du rugby français en général à travers les frontières par sa fantastique carrière internationale.
Sa première cape pour le quinze tricolore date du 17 octobre 1995 contre la Roumanie, la dernière du 13 octobre 2007 lors de la demi-finale de coupe du monde perdue contre l'Angleterre à Saint-Denis.
Entre temps, il y eut 116 autres sélections pour le haut-garonnais qui accumule les records à ce niveau. Il est recordman d'Europe du nombre de sélections nationales devant l'Anglais Jason Leonard (114), de nombre de sélections en équipe de France dépassant Sella (112) mais aussi recordman mondial au poste de deuxième ligne.
Pelous c'est 118 sélections en 12 ans pour le Coq et le record de 42 capitanats; c'est pour dire le poids de ce joueur d'exception sur le rugby français.

Il a à son actif 4 grands chelems (1997, 1998, 2002, 2004), un tournoi en 2006, une finale et deux 4 èmes places en Coupe du Monde. Il a vaincu au moins une fois toutes les grandes nations du rugby.

C'est donc le palmarès le plus fourni du rugby français qui prendra sa retraite à la fin de la saison. Pelous par son talent, sa bonhomie, son esprit sportif, sa classe, sa fougue de jeunots même dans les dernières années de sa carrière, sa combativité à toute épreuve et son image quasi-parfaite a marqué son sport c'est évident.

Nul doute qu'il voudra clôturer sa carrière exceptionnelle en apothéose avec un dernier bouclier brandit au Stade de France pour entrer encore plus dans la légende du sport français.
Fin de sa belle histoire on l'espère le 6 Juin, jour de la finale du Top 14.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 12:05 0 commentaires