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Tennis - Wimbledon - Ahurissants Mahut et Isner !



Et c'est au terme de 3 jours de match, de plus de 11 heures de jeu, de pas loin de 1000 points disputés, plus de 135 jeux disputés que John Isner s'est finalement qualifié au deuxième tour de Wimbledon aux dépens du français Nicolas Mahut. (6-4, 3-6, 6-7 [7], 7-6 [3], 70-68)


Lorsque le match entre Nicolas Mahut et John Isner est interrompu pour la première fois, au 5e set, on parle déjà de marathon pour qualifier cette passe d'armes entre l'américain et le français. Rien ne laissait présager que cet affrontement allait devenir le match le plus long de toute l'histoire du tennis professionnel.
Après 3h de jeu et 4 manches accrochées, Mahut et Isner s'engageaient dans un 5e set au bout du suspense, sur le petit court n°18 de Wimbledon. Cependant, ce match, aucun des deux joueurs ne veut le lâcher.

Arrive alors le score fatidique de 6-6. Seulement à Wimbledon, comme dans tous les tournois du Grand Chelem, point de jeu décisif, ce ne serait pas drôle. Les deux guerriers continuent donc à empocher leur mise en jeu, encore et encore, alignant aces et jeux blancs sans rien lâcher.

Le temps passe, le score grimpe et les badauds se précipitent sur le petit court n°18 pour assister à ce marathon épique qui s'engage alors. Les records tombent les uns après les autres. Avec leurs 11h05 de jeu, Mahut et Isner explosent les 6h35 de Santoro et Clément. Avec ses 112 aces, John Isner rend presque les 78 aces du géant Ivo Karlovic inoffensifs.

C'est au bout du suspense, à 69-68 en sa faveur, que John Isner finit par arracher la victoire à un Mahut abattu. L'arbitre de la rencontre annoncera alors le score, non sans une pointe d'amusement dans la voix : 70-68 dans le 5e set. Du jamais vu.
Mahut, qui avait arraché sa qualification en l'emportant 24-22 dans le 5e set, ne peut masquer l'immense déception dont il est victime, mais se déclarera par la suite honoré d'avoir disputé un match historique.
Les deux joueurs se verront ensuite offrir un trophée d'honneur par les organisateurs, comme un symbole d'un match dans lequel le vainqueur compte moins que la performance exceptionnelle de deux grands guerriers qui auront fait du petit court n°18 un lieu pas comme les autres.

Publié parAnonyme à 22:08 0 commentaires  

Tennis - Roland Garros retrouve son roi


6 juin, date historique. Rafael Nadal marque encore un peu plus le monde du tennis, et particulièrement celui de la terre battue parisienne. En dominant le valeureux suédois Robin Soderling, le prince de majorque remporte ainsi son 5ème Roland Garros en 6 ans, reprenant sa série interrompue l'année dernière. Cerise sur le gateau, grâce a cette victoire, Nadal redevient numéro 1 a l'ATP. Retour sur une quinzaine flamboyante pour cet acharné de travail...




1er tour : bat Gianni Mina 6-2 6-2 6-2

2ème tour : bat Horacio Zeballos 6-2 6-2 6-3

3ème tour : bat Lleyton Hewitt 6-3 6-4 6-3

8ème de finale : bat Thomas Bellucci 6-2 7-5 6-4

Quart de finale : bat Nicolas Almagro 7-6 7-6 6-4

Demi finale : bat Jurgen Melzer 6-2 6-3 7-6

Finale : bat Robin Soderling 6-4 6-2 6-4


Dimanche 6 juin 2010, 17H30, les 14 840 spectateurs du court central Philippe Chatrier se lèvent comme un seul homme pour ovationner le vainqueur espagnol, Rafael Nadal. 2 heures et 18 minutes suffirent au nouveau numéro 1 mondial pour déjouer les plans du viking Soderling. Cette victoire en 3 sets (6-4 6-2 6-4) est une nouvelle preuve, s'il en fallait encore une, de la domination de l'hispanique sur la terre battue mondiale. Pour la seconde fois, après 2008, Nadal s'empare de la coupe des mousquetaires sans perdre un set et se rapproche un peu plus du sommet au panthéon des Internationaux de France, n'étant plus qu'à une victoire de Bjorn Bjorg et ses mythiques 6 titres.


Une finale à l'image de son tournoi...


Paradoxalement, lors de l'arrivée sur le court central des deux joueurs, l'espagnol semble être le plus stressé. Il a pourtant bien plus d'expérience que Robin Soderling, qui ne compte qu'une finale de grand chelem, qui plus est perdue au stade de la porte d'Auteuil. Et cette impression se confirme lors des premiers jeux, dans lequel le taureau espagnol est dominé par la force du nordique. Le grand suèdois se procure même la première balle de break en début de set, qu'il ne convertira malheureusement pas. C'est alors que Rafael se réveille et elève son jeu à un niveau rarement atteint, proche de la perfection, ce qui le conduira au gain de la première manche.

Mais le majorquin ne s'arrêta pas la et redoubla d'efforts, afin d'agresser Soderling à la gorge. Son lift ravageur et sa défense incroyable posèrent d'énormes problèmes au suédois. Nadal suivi son schéma de jeu à la lettre, en épuisant son adversaire dans des points marathons dans lesquels il sortait le plus souvent gagnant. Nombres de services, coups droits ou revers de Soderling auraient été gagnants contre n'importe quel autre joueur. Mais Nadal n'est pas "n'importe quel autre joueur". Il réussit des contres majestueux et lit à merveille le service pourtant impressionnant du grand Robin. Il l'usa mentalement en l'obligeant à jouer un coup de raquette supplémentaire lors de chaque attaque. Et, à force, le travail de sape de Nadal paya, et lui permis de s'emparer du 2ème set.

Ces deux premiers sets furent un régal pour les yeux, entre deux joueurs au sommet de leur forme. Avec deux manches dans la poche, l'ibérique se libéra encore plus tandis que le viking semblait vidé mentalement, ne savant que faire devant la montagne adverse. Nadal fit le break dès le premier jeu de service de Soderling, et se contenta de conserver sa mise en jeu jusqu'au bout, et la consécration ultime.

Jamais le suédois, auteur d'un énorme tournoi, en éliminant une fois de plus le tenant du titre (Federer cette année) en quart de finale, fut en mesure d'inquiéter Nadal, tellement celui-ci était au dessus du lot, en état de grâce. Pas plus que quiconque d'ailleurs. Ni Hewitt, de retour à un niveau conforme à son patronyme, ni Bellucci, le brésilien spécialiste de la couleur ocre, ni son compatriote espagnol Almagro n'entamèrent la confiance de "Rafa".

Entamant son tournoi tranquillement, sans montrer un niveau fantastique, il se contentait de ne pas de céder de sets à ses adversaires, puis, à partir des huitièmes de finale, d'élever son jeu dans les moments clés, comme lors des deux tie break contre Almagro, dans lesquels il se transforma en extraterrestre, paradoxal pour un terrien... Ce n'est que lors de cette finale qu'il démontra toutes ses capacités retrouvées. Dommage pour le grand Robin Soderling, qui perd deux années d'afilées en finale de Roland Garros, en montrant un tennis exceptionnel.

Seul l'avenir nous dira s'il arrive a confirmer son retour en première position mondiale en reprenant son bien à Wimbledon, temple du tennis, à l'Australian Open, et en allant conquérir le dernier grand chelem manquant à son actif l'US Open, mais une chose est sure, Roland Garros est bel et bien sa deuxième maison comme il le dit si bien. Cette terre est sienne, pour l'eternité...

Publié parAnonyme à 18:35 0 commentaires  

Tennis - Caroline, étoile montante...

Depuis bientôt 2 ans, et la retraite (avortée depuis) de Justine Henin, le tennis féminin se cherche une numéro 1. Pas moins de 11 changements de leadership ont eu lieu depuis ce 19 mai 2008 dont les passages éphémères des serbes Jankovic et Ivanovic...
Et voilà que depuis quelques mois, Carolina Wozniacki, se rapproche de manière de plus en plus insistante du sommet de la hiérarchie mondiale. Au prochain classement de la WTA, lundi 22 mars, elle montera pour la première fois sur la 3eme marche du podium. Portrait...

Un destin écrit

Comment cette jeune danoise d'origine polonaise aurait elle pu ne pas devenir sportive de haut niveau? Avec un père ancien joueur de football professionel, une mère ancienne membre de l'equipe polonaise de Volley Ball et un frère footballeur évoluant à Frem, en deuxième divison au Danemark, elle se devait d'en faire autant. Cette magnifique demoiselle (1m77, 58kg) né le 11 juillet 1990 à Odense ne s'est pas contenté de faire "juste" aussi bien...

Une carrière précoce


La belle blonde toucha sa première raquette à l'age de 7 ans, son père étant son premier coach. Dès son adolescence et les premiers tournois juniors, elle se fit remarquée. A même pas 15 ans, elle ouvrit son palmarès par une finale junior a l'Open d'Australie. L'année suivante, elle continua sur sa lancée en remportant son premier "grand" titre à Wimbledon junior, ainsi qu'en effectuant une autre finale à l'US Open en faisant preuve déjà d'une excellente défense et d'une couverture de jeu exceptionnelle.

Mais ce petit bout de femme de 16 ans voulait déjà faire son entrée dans la cour des grandes et dès 2007 elle participe a ses premiers tournois du grand chelem. Cette saison qu'on pourrait appeler "de transition" ne va guère lui réussir mais lui permettra néanmoins d'engranger de l'expérience en côtoyant les meilleures joueuses mondiales (comme lors de sa défaite face a Venus Williams en demi finale à Tokyo (6-3/7-5)) et de faire son entrée dans le top 100 (64ème).

Les premiers titres

Lors de l'année 2008, a à peine 18 ans, la belle longueur de balle de Caroline Wozniacki va alors lui permettre de réaliser ses premières grandes performances en accrochant plusieurs lignes a son Curriculum Vitae.

Les grands chelems ne lui sourissent peu. En effet, elle connait quatre échecs (deux en 16ème, deux en 8ème) contre les serbes Ivanovic (Melbourne, Rolland Garros) et Jankovic (Wimbledon, US Open).


Mais la danoise ne se laisse pas abattre par le sort facétieux en dominant les tournois de Stockholm (Tier IV), New Haeven (Tier II) et Tokyo (Tier III). Elle n'est pas loin de conclure son année par une victoire lors du prestigieux tournoi de Luxembourg mais elle doit s'incliner contre Elena Dementieva après de nombreuses balles de match non converties...
Elle termine alors la saison a la 12ème place mondiale, a deux pas du top 10.

La confirmation

Le classement de la jolie danoise ne lui permet maintenant plus de jouer sur l'effet de surprise face aux cadors du circuit. Ses adversaires se méfient maintenant de son intensité de balle, de sa régularité et de sa capacité à ne pas faire de fautes.


Les grands chelems ne lui réussissent pas plus que l'année précédente. Lors des trois premiers (Melbourne, Rolland Garros et Wimbledon), elle n'arrive pas à produire le jeu correspondant à son classement et s'incline encore lors des 8èmes ou 16èmes de finale. Elle accroche néanmoins 5 finales et 3 nouveaux titres a son palmarès.


Et la confirmation qui se faisait tant attendre arrive enfin. Lors de l'US Open, elle se hisse jusqu'en finale, en sortant Kuznetsova, où elle doit s'incliner contre la revenante Kim Clijsters (7-5/6-3) malgré une défense impressionnante face au jeu puissant de la belge. Cette finale apporte un vent de fraicheur pour le tennis féminin, grâce au beau jeu huilé de Carolina, qui s'oppose au "tout en puissance" de plus en plus de tenniswomen.


Au niveau du classement, elle continue son irresistible ascension en se placant à la 4ème place mondiale avant ses 20 ans, performance de haut vol.

A suivre...

Le début de saison 2010 de la droitière est plus poussif qu'a l'accoutumée, avec un nouveau statut à assumer. Elle s'incline en 8ème de finale a l'US Open mais conserve sa 4ème place à la WTA. Mais grâce à son expérience, bien qu'encore très jeune, Carolina a su rebondir très vite et dispute demain sa première finale de Tier I à Indian Wells, contre Jelena Jankovic. Même si défaite il y a (ce que l'on ne lui souhaite pas), elle doublera Svetlana Kuznetsova et Dinara Safina au classement mondial, et s'emparera ainsi de la deuxième place dès lundi prochain.


Si la danoise, qui a élu résidence à Monaco, continue d'évoluer à cette vitesse folle, c'est une numéro 1 mondiale en puissance à coup sur. Sa marge de progression est encore énorme à même pas 20 ans... Sera-t'elle la grande championne du tennis féminin que tout le monde attend depuis le déclin de la belge Justine Henin? Seul l'avenir nous le dira...

Publié parAnonyme à 14:54 0 commentaires  

Tennis : Federer tombe sur la Muraille Del Potro


1er tour : Juan Monaco (41ème mondial) 6-3, 6-3, 6-1

2ème tour : Jurgen Melzer (38e) 7-6 (6), 6-3, 6-3

3ème tour : Daniel Koellerer (62e) 6-1, 3-6, 6-3, 6-3

4ème tour : Juan Carlos Ferrero (tête de série N°25) 6-3, 6-3, 6-3

Quart de finale : Marin Cilic (17) 4-6, 6-3, 6-2, 6-1

Demi-finale : Rafael Nadal (3) 6-2, 6-2, 6-2

Finale : Roger Federer (1) 3-6, 7-6 (5), 4-6, 7-6 (4), 6-2

Le parcours même de Juan Martin Del Potro à New-York sur les courts de Flushing Meadows symbolise le scénario du combat qui l'a opposé la nuit dernière au Roi Federer en finale : une inévitable et constante montée en puissance de sa part.

C'est aux environs de 2 h 30 du matin dans la nuit de Lundi à Mardi que le géant Argentin de Tandil (1m 98) s'est véritablement révélé aux yeux du monde comme un potentiel futur numéro 1 mondial. D'ailleurs, après cette fantastique victoire, il entre dans le TOP 5 pour en faire sortir Andy Roddick mais il se rapproche également dangereusement de Novak Djokovic. Environ 600 points séparent les deux hommes à l'ATP.

Mais revenons sur le parcours impressionnant du rouleau compresseur albiceleste.

Après trois premiers tours logiquement remportés contre des joueurs moyens, on peut dire qu'il rentre vraiment dans le tournoi lors de son 8° de finale face à J. C Ferrero. Ce dernier pourtant revenu à un très bon niveau ne put rien faire contre la puissance de celui qui se fait par certains appeler en France Jean Martin De la Poutre.

Il trouve ensuite sur son chemin le tombeur surprise et solide d'Andy Murray au tour précédent, le Croate Marin Cilic, dans ce qui fut un duel de grands. Après un premier set compliqué et de réglage, Del Potro se montre impeccable et quasi expéditif. Il se qualifie pour sa seconde demi-finale en Grand Chelem de l'année après celle jouée et perdue à Roland Garros.

En entrant sur le court Arthur Ashe, c'est Rafa Nadal qui lui fait face mais depuis plusieurs mois, rien n'impressionne le sud-américain. La preuve, la claque qu'il inflige au de nouveau numéro 2 mondial (6-2, 6-2, 6-2) en jouant un tennis de rêve. Pris à la gorge par des prises de balle très tôt dès les premiers coups dans l'échange, l'Espagnol s'incline sur un score sévère certes mais on ne peut plus logiquement.

Sa première grande finale de sa carrière, Del Potro la joue donc contre Federer, le maître du tennis mondial, l'artiste capable de coups venus d'ailleurs comme en demi-finale face à Djoko. (passing réalisé sur un coup entre les jambes et de dos, lui donnant une balle de match).

Le Suisse contrôle le match jusqu'à la fin du second set qu'il perd bêtement au tie-break ce qui fait entrer dans le match Del Potro. Le 4ème set est une quasi copie conforme du 2° avec un Argentin plus solide au tie-break que Federer, pourtant habitué ainsi que spécialiste des moments importants et à tension. 2 sets partout alors que l'on pensait Del Potro abattu par la perte de la 3° manche. C'est la chance de Juan Martin et malgré ses 20 années et son peu d'expérience, il l'a parfaitement saisi. Il breake d'entrée dans le set décisif et ne doutera même pas pour conclure avant de s'effondrer sur le sol new-yorkais, en larmes.

Une victoire en Grand Chelem devant Federer : difficile à réaliser pour un jeune de presque 21 ans disputant sa première finale de Grand Chelem et qui était encore au delà de la 80° place mondiale il y a à peine 3 ans. Il devient le plus grand joueur en taille à remporter un tournoi majeur sous l'ère Open.

Cette ascension fulgurante, il la doit en partie à son coach Franco Davin (qui emmena Gaston Gaudio au succès à Roland Garros). Franco l'a transformé physiquement. Aujourd'hui, sa mobilité malgré sa taille est exceptionnelle, son endurance tout autant.

Possédant deux coups fabuleux (service et surtout coup droit) ainsi qu'une bonne main, il a toutes les qualités du joueur moderne et pour être un futur grand. Del Potro, en conclusion, c'est du très lourd !

Lui qui disait etre meilleur au football il y a quelques temps ne s'est pas trompé de sport...on le rassure !

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 00:28 0 commentaires  

Tennis - Wimbledon: Le Roi Reprend son Trone

10 jours après la mort du King of Pop Michael Jackson, c'est bien Roger Federer, sur ses gazons chéris de Wimbledon, qui a été sacré King of Tennis.

Dimanche 5 Juillet, plus de 4 heures de jeu dans cette finale opposant le Suisse à Andy Roddick. Cette dernière balle décentrée de la part de l'américain, sur une ultime attaque de coup droit suivant un service puissant terminant malheureusement dans les tribunes...

En cet instant, le moment historique qu'attendaient tous les spectateurs et les fans de la petite balle jaune arriva, Roger Federer gagnait son 15ème titre du Grand Chelem.

Le Contexte

Egalant les 14 victoires en tournoi majeur de Sampras il y a un peu plus d'un mois à Roland Garros, il ne restait plus à l'helvète que d'en remporter un autre pour définitivement devenir le plus grand joueur de l'histoire du tennis mondial.
C'est désormais chose faite.

Profitant du forfait initial du numéro 1 mondial Rafa Nadal, de la déception Djokovic et de l'élimination du chouchou Murray en demi contre Roddick, il redevient également numéro 1 mondial, place à laquelle il est le joueur à y être resté le plus longtemps de suite.

Federer arrive à Londres en plaine confiance, il vient de remporter son Graal, la Coupe des Mousquetaires à Paris et retrouve l'herbe Britannique un an après avoir été battu en finale par Nadal.

Avant la finale, il ne perd qu'un petit set en 6 matchs, en 16èmes contre Kohlschreiber. Il témoigne d'une constance folle et d'une force impénétrable dans les moments importants de chaque match qu'il a à jouer. Contre Soderling, Karlovic et Haas, 3 serveurs hors pair, 4 jeux décisifs et 4 manches gagnées.

Grâce à son expérience et son talent inné, il réussit à accentuer son niveau de jeu déjà excellent à chaque fin de manche. C'est le retour du Grand Federer, comme à ses plus belles heures, son jeu est d'une simplicité et d'une pureté déconcertante...pour les spectateurs...et pour ses adversaires.

Il retrouve donc en finale Andy Roddick, auteur d'un tournoi fabuleux dès lors avec des victoires sur Berdych, Hewitt (5 sets en Quarts) et bien sur Murray en demi, match au terme duquel le joueur du Nebraska retint ses larmes, rempli d'émotions.

Mais Roddick contre Federer c'est avant le match 2 victoires pour 19 défaites dont 3 en finales de Grand Chelem (Wimbledon 2004, 2005, US Open 2006) et c'est surtout un complexe d'infériorité important.

Cependant, lui qui était dans le creux de la vague depuis 2 ou 3 ans est un nouveau joueur cette saison. Grâce à un physique retrouvé et perfectionné (perte de 10 kilos) et son association avec son coach Larry Stefanki, l'américain à la casquette est de retour au premier plan.

C'est peut etre pour cela qu'en ce dimanche ensoleillé, il n'est jamais paru aussi près de battre Federer dans un grand match, il ne l'avait en tout cas jamais autant poussé dans ses retranchements...

Le Match

Ce fut 4 h 16 d'une impressionnante intensité, sans temps mort, d'un niveau de jeu époustouflant et d'un suspense à couper le souffle.

Le premier set est remporté par Roddick très concentré et efficace au service (7-5).
Le second va au jeu décisif dans lequel l'américain s'octroie 4 balles de set (6 points à 2) avant que Federer, dos au mur, ne sorte le grand jeu et aligne 6 points de rang (6-7 (6-8)).
La cruciale troisième manche est gagnée par le Suisse sur le même score de 7 jeux à 6 mais Roddick, profitant d'un léger relâchement du futur papa enlève le 4ème set (6-3).

C'est donc un 5ème set qui départagea les deux combattants dans l'arène verte du central de Wimbledon sous les yeux ébahis de Sampras, Borg, Rod Laver ou encore Sir Alex Ferguson.

Ce dernier restera comme le plus long set en nombre de jeux en finale d'un tournoi du Grand Chelem faisant encore plus entrer ce match dans l'histoire.

Federer l'emporte finalement 16 jeux à 14 alors qu'il a frôlé la défaite sauvant 2 balles de break quelques minutes auparavant. Sa première balle (plus de 40 aces sortis), son coup droit et ses passings sont les grands artisans de sa superbe victoire.

Mais ce match n'aurait pas été le même sans Andy Roddick, formidable de persévérance et de courage, porté outrageusement vers l'attaque comme le vainqueur.
Il ne lui manqua rien ou plutôt si, le brin de réussite qui fait d'un joueur une future légende.

Son nom, Roger Federer.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:37 0 commentaires  

Roland-Garros - Federer au septième ciel

A 27 ans il ne lui manquait plus que celui-ci, il l'a cherché, espéré, rêvé même et hier il l'a soulevé de ses 2 mains : le trophée des Mousquetaires en ce dimanche pluvieux de Juin est enfin revenu au désormais plus grand joueur de l'histoire du tennis mondial, le suisse Roger Federer.

La logique confirmée

La quatrième finale consécutive fut donc la bonne pour l'helvète et c'est un juste retour des choses, c'est la confirmation d'une domination du tennis mondial depuis presque 6 ans. La boucle est bouclée pour Federer.

Sur terre battue, lorsque Rafael Nadal n'est pas là, c'est bien lui le plus fort. 3 finales perdues contre ce dernier, l'une jouée sans lui et c'est le triomphe pour le natif de Bâle.

Après l'élimination au 3ème tour de Rafa par son adversaire en finale Robin Soderling et celle de Novak Djokovic nous nous sommes dit "Ça y est, c'est pour lui cette année, c'est le destin, la chance de sa vie...pourvu qu'il ne la laisse pas passer surtout". Et en immense champion il l'a saisie. La pression était en conséquence présente, plus forte qu'à l'accoutumée, c'est pourquoi il est passé très près de la correctionnelle en 8èmes de finale contre Tommy Haas (victoire en 5 sets après 2 manches et demi catastrophiques).

Suivirent une victoire impressionnante en 3 sets contre la Monf et le succès crucial du tournoi: la demi remportée au terme d'une lutte de plus de 3h 30 contre le colosse argentin Juan Martin Del Potro. Plus rien ne pouvait lui arriver dès lors, le titre lui était destiné.

Une finale maîtrisée

Mais en finale il rencontrait la grande surprise du tableau masculin le suédois Robin Soderling. Entraîné par son compatriote et prédécesseur en finale, Magnus Norman, la tête de série numéro 29, grand gaillard d'1m 93 a réalisé un parcours exceptionnel. David Ferrer, le Roi Nadal, Davydenko et Fernando Gonzales ont été sortis par le sécateur scandinave en moins d'une semaine, tous victimes de son immense service et de son coup droit dévastateur alimentés par un mental d'acier pour évoluer à un niveau de jeu tout bonnement impressionnant. Du jamais vu pour ce joueur qui n'avait jamais passé le cap des 8èmes en Grand Chelem jusqu'alors.

A l'entrée des 2 joueurs sur le court on s'attend donc à un combat de tous les instants entre sa majesté Roger et la surprise Robin. Mais il n'en fut rien. Le début de match refroidit le central, Soderling est tendu et encaisse un 6-1 Roger Federer qui tape bien la balle et met la pression sur son adversaire.

On sent dans le Chatrier une atmosphère particulière, les spectateurs s'attendent à vivre un moment magique et d'histoire.
Le second set est joué sur un rythme étrange jusqu'au tie-break dans lequel le numéro 2 mondial montre toute sa classe. Il le remporte facilement en passant 4 aces!
Enfin la 3ème et dernière manche est contrôlée par le bientôt nouveau papa avec un break d'avance malgré une légère tension sur la fin due à l'évènement. Score final 6-1; 7-6; 6-4.

Il faut noter la réaction de Soderling pas le moins du monde déçu, heureux de son tournoi à jamais gravé dans sa mémoire et content pour Federer également. En tout cas le géant de Goteborg nous a fait vibrer et a grandement participé au suspense et au spectacle formidable de ce Roland-Garros 2009.
Federer dans la légende

La balle de match au bout de laquelle Roger Federer met genoux à terre et fond directement en larmes est symptomatique du fait qu'il touche enfin son Graal, la Coupe des Mousquetaires, le seul titre majeur qu'il lui manquait et qui l'a fuit durant plusieurs années. Il n'a jamais pensé à une malédiction certes, mais au fil des ans l'écart entre Nadal et lui sur terre grandissait. Roger a eu raison d'y croire.

Pour sa 11ème participation Porte d'Auteuil, après tant de titres, de récompenses, d'années de domination, il accomplit enfin son rêve de remporter les 4 Grands Chelems comme l'ont fait André Agassi il y a 10 ans (qui lui a donné le trophée) et Rod Laver notamment. Il rentre encore plus dans l'histoire de son sport en égalant les 14 succès majeurs de Pete Sampras à seulement 27 ans!

Soderling dira que Federer est le plus grand joueur de l'histoire du tennis et en effet on peut quasiment l'affirmer désormais. Même si on ne s'en rend pas forcément compte, des champions comme cela on n'en rencontre que très rarement sur la durée d'une vie humaine.

Champion et humain exceptionnel, telle est la définition de Roger Federer.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:32 0 commentaires  

Roland-Garros - Kuznetsova brise la colosse Safina

Lors du dénouement du tournoi féminin de Roland-Garros 2009 cet après midi, Svetlana la plus expérimentée l'a emporté devant la super favorite et numéro 1 mondiale Dinara dans une finale féminine encore et toujours sans saveur et suspense bouclée au bout d'1 h 14 de jeu.



Une finale à oublier



6-4; 6-2, moins d'une heure et quart de jeu, le public du central comme l'année dernière lors de la finale Ivanovic-Safina n'a pas été gâté par le spectacle proposé par les deux jeunes femmes finalistes. En effet, dès l'entraînement on sent une Safina très tendue et elle ne réussira malheureusement pas à se libérer. Ce fut un vrai calvaire pour la petite soeur de Marat auteur d'un tournoi parfait jusqu'alors, impressionnante et pourtant échouant au final victime de ses nerfs...encore une fois. Même les spectateurs du Chatrier ont éprouvé de la tristesse pour la jeune Tsarine du tennis féminin accumulant les fautes directes, les mauvais déplacements et services. D'ailleurs la balle de match, soldée par une double faute de Safina n'a pas provoqué de réaction particulière de joie de sa compatriote victorieuse Kuznetsova.



Le sacre de Sveta



En pratiquant un jeu typique de terre battue, la 7ème mondiale (bientôt 6) a pris le dessus tennistiquement, psychologiquement et physiquement sur son adversaire et remporte une victoire méritée. La finaliste de 2006, spécialiste de terre comme Safina, décroche son Graal, le trophée des Mousquetaires, Roland Garros étant son tournoi préféré. Celle qui a reçu son titre des mains de son idole Steffi Graf réussit donc à remporter son second tournoi du Grand Chelem après l'US Open 2004. Cette championne de l'ombre, l'une des tenniswoman les plus régulières du circuit, mais rarement mise au premier plan a réalisé un tournoi exceptionnel de bout en bout.



Après un début de tournoi discret mais tout aussi expéditif que celui de Dinara Safina, la native de Leningrad vivant actuellement à Barcelone est petit a petit montée en puissance effaçant en 3 sets Radwanska en 8èmes puis Serena Willams dans un match épique en Quarts. La dernière marche pour arriver en finale du Samedi, pour moi la plus dure, fut de battre la révélation du tournoi, l'Australienne au physique impressionnant Samantha Stosur.



Cette finale était donc logique et comme souvent chez les dames, celle qui a été la moins prise par ses émotions et l'enjeu l'a emporté et aujourd'hui c'était le jour de l' expérimentée Kuznetsova contre la encore jeune fougueuse Safina même si les 2 sont de la même génération (23 ans).

Mais nul doute que la numéro 1 mondiale remportera enfin un tournoi du Grand Chelem si son niveau de jeu reste le même et après tout, elle n'a que 23 ans et tout l'avenir devant elle pour encore plus dominer le circuit féminin, ce qu'elle accomplit déjà aujourd'hui malgré sa défaite. Il lui faudra pour cela gommer sa fébrilité des grandes finales.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 21:54 0 commentaires  

Tennis - Le Come Back de Mauresmo


A 29 ans et après 2 saisons presque blanches, la native de Saint-Germain en Laye semble depuis le début 2009 être sur une meilleure passe et revient au fur et à mesure que la saison avance de plus en plus sur le devant de la scène de la WTA et donc du tennis féminin mondial.

Un début de carrière exceptionnel

Amélie Mauresmo débute sa carrière professionnelle en 1998 et éclot très rapidement au plus haut niveau comme en attestent ses résultats et ses classements en fin de saisons. Elle intègre le Top 10 en 1999 et ne le quitte pas de 2001 à 2006 se positionnant constamment dans les 5 meilleures joueuses du monde.

Elle atteint les sommets durant les saisons 2004, 2005 et 2006.

La victoire de l'équipe de France de Fed Cup fin 2003 est le début de sa période de domination sur le circuit. Ultra régulière, dotée d'un physique et d'une intelligence de jeu surtout bien au-dessus de la moyenne, elle parvient au classement de numéro 1 mondiale juste après l'US Open le 13 septembre 2004. Elle le restera plusieurs mois. Mais il faut attendre 2006 étrangement pour qu'elle remporte son premier grand chelem...en Australie (terre où elle s'était dévoilée toute jeune accédant à la finale). Sur sa lancée elle remporte Wimbledon son tournoi préféré : c'est l'apogée de sa carrière.

Moins de résultats, des pépins puis le doute...

Mais cette période faste de la joueuse tricolore s'enchaîne par 2 saisons très difficiles marquées par des soucis physiques, psychologiques, la fragilité de son mental étant son problème majeur (le mal français en général). En une année, elle passe de la troisième place mondiale à la 18 ème : un classement qu'elle n'a jamais connu !

Pire sa saison 2008 est quasi blanche même si son bilan victoires/défaites est positif (30 contre 19). Son meilleur résultat est une demi-finale au tournoi de New Haven c'est à dire un petit tournoi. En grand chelem son rendement est très médiocre : 1/32 èmes à Roland Garros, 1/16 èmes à Melbourne et à Wimbledon, 1/8 èmes à l'Us Open si bien que la leader du tennis féminin français est éclipsée par Cornet et Bartoli se retrouvant à la 24 ème place mondiale fin 2008.

Un changement de coach pour se relancer...

Cette saison se terminait sur l'inévitable le 29 septembre 2008 : la séparation du tandem Amélie Mauresmo - Loic Courteau, son entraîneur depuis 6 ans, son mentor, le coach de tous ses succès...
Voyant que leur collaboration ne marchait plus, les 2 amis ont préféré arrêter afin qu'Amélie puisse se relancer, retrouver de la nouveauté, de l'enthousiasme et les sommets.

Son remplaçant est le jeune Hugo Lecoq, choix qui symbolise le souhait d'une rupture et d'un nouveau départ.

...et petit à petit Amélie refait son nid

Après une bonne préparation hivernale, la banlieusarde regonflée à bloc, entame bien 2009 à Brisbane où elle joue une demi avant d'échouer à Melbourne au 3 ème tour, trop juste encore physiquement.

Son mois de Février est paradoxal. Deux défaites en Fed Cup contre l'Italie mais surtout le premier déclic pour Mauresmo dans son but de revenir au premier plan. Elle retrouve le succès devant son public lors de l'Open GDF Suez à Paris où elle bat consécutivement Radwanska, Jankovic et Dementieva, 3 des meilleurs teniswomen actuelles. Ce premier succès depuis environ 2 ans la fait revenir dans le Top 20 à la WTA.

Sa tournée américaine ensuite est correcte avant qu'intervienne le second déclic, un déclic individuel qui intervient dans la seule compétition collective, de groupe dans le tennis féminin : la Fed Cup. Opposée à la République Tchèque, la France défend sa place dans le groupe mondial. A cette occasion, Mauresmo renaît de ses cendres, sauve la France à elle toute seule grâce à 2 victoires en simple et une en double avec Dechy tandis que la jeune et prometteuse Cornet perd quant à elle ses 2 duels. Mauresmo redevient la fer de lance du tennis français dès lors et nul doute (connaissant son esprit collectif) que cette victoire a agit autant sur son moral que celle à Paris.

Ce renouveau est encore une fois confirmé sur la terre de Madrid où elle ne s'incline seulement qu'en demi contre la joueuse en forme du moment : la jeune et jolie danoise Wozniacki.

On ne peut donc pas s'empêcher de penser à quelques heures de l'ouverture de Roland Garros qu' Amélie Mauresmo a les capacités pour réaliser un beau tournoi. Peut être pas gagner c'est évident mais en tout cas réaliser un beau parcours Porte d'Auteuil en prenant du plaisir car de celui-ci elle en a été privé chaque année par une pression médiatique ingérable pour elle.

En tout cas, on espère que la presque trentenaire continue sa belle saison et pourquoi pas sa remontée vers le Top 10 dans lequel elle a toute sa place.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 23:35 0 commentaires  

Tennis - Les Français dans le creux de la vague...

Après un début de saison extraordinaire des tricolores commencé avec l'Open d'Australie et une sur-médiatisation du tennis masculin français, on revient à un quasi anonymat ou plus exactement à la normale.

Nous nous interesserons ici au parcours des quatre meilleurs joueurs français à savoir Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils et Richard Gasquet; les tennismen qui symbolisent notre analyse et le tennis national à travers le monde.


Une saison démarrée sur les chapeaux de roue

Janvier 2009, les quatre tricolores sont déja classés dans les 25 meilleurs joueurs mondiaux à l'ATP. Deux d'entre eux, Simon le Niçois et Tsonga le Manceau ont meme terminé l'exercice précédent en apothéose avec une participation aux Masters.

En début d'année, on peut donc espérer que cette génération extraordinaire confirme dans un premier temps les espoirs plaçés en elle.

Ceci débute parfaitement par le premier grand moment français de la saison lors du tournoi de Doha et la victoire de Gael Monfils sur Nadal, certes en rodage. C'est l'une des 3 défaites de la saison de l'espagnol pour le moment.

Mais comme chaque année, le premier grand rendez-vous tennistique a lieu à l'autre bout du monde sur les terres australes de Melbourne. Dans la fournaise des courts, nos quatre garçons dans le vent accèdent tous à la deuxième semaine : Gasquet est éliminé en 1/16 èmes, Monfils en 1/8 èmes par Simon, Tsonga passe à la trappe en 1/4 contre un Verdasco en état de grace. Gilles Simon, malgré un superbe combat, s'incline au meme stade contre Nadal.

Le Grand Chelem australien lance parfaitement la saison des Bleus et fait naitre un enthousiasme immense pour la suite des évènements et la capacité de ces quatre joueurs à marquer ensemble et individuellement l'année 2009 de leur emprunte.

S'ensuit jusqu'à début mars une série impressionante de bons résultats français, les joueurs tour à tour réalisant de très beaux tournois si bien qu'à un moment donné, plus une semaine ne se passe sans qu'un tricolore soit au moins en demi-finale de l'un de ces derniers.

Hormis le biterrois Gasquet, plus discret, les trois autres enchainent les quarts, demis voire meme finales (Acapulco pour Monfils) et titres (Johannesburg, Marseille pour Tsonga le plus redoutable des français à ce moment).

Une dynamique collective et saine dans ce sport on ne peut plus individuel était née.

Le premier tour de Coupe Davis et le coup de mou...

Cette rencontre face aux Tchèques emmenés par Stepanek et Berdych n'avait rien de facile sur le papier ou plutot avait tout d'un piège...

Mais les français galvanisés par leur formidable entame d'année sont grands favoris. L'équipe de France de Coupe Davis entrainée par Guy Forget est dès cette année très ambitieuse avec cette génération dorée (la plus forte dit-on depuis les 4 Mousquetaires) et compte ramener le trophée à Paris.

Mais la loi implacable de cette compétition particulière et légendaire s'est appliquée à l'encontre des Bleus trop justes pour battre des Tchèques survoltés devant leur public et dotés d'un mental à toutes épreuves. Les locaux l'emportent 3 victoires à 1 et anéantissent les jeunes joueurs français rarement confrontés à une telle pression.

C'est le cas de Gilles Simon auteur de deux mauvais matchs coutant la qualification mais sur ce coup là, l'Azurréin n'a pas été aidé par Guy Forget. Je m'explique. Le capitaine en re-titularisant Simon le dimanche pour le match décisif contre Stepanek malgré son non match du vendredi a commis une erreur.

En effet, c'étaient les premiers pas du Niçois dans cette compétition et il n'a pas supporté la pression ce qui le plongea dans un état mental compliqué à la suite de la défaite finale. D'autres options à la vue de la défaillance de Simon étaient possibles comme de faire jouer Monfils ou Llodra notamment pour décharger ce pauvre Gilles.

Cette défaite du collectif France est un immense choc pour les joueurs malgré leurs dires et correspond à une véritable rentrée dans les rangs du tennis français au beau milieu de la saison.

Ce traumatisme est confirmé par le coup de moins bien individuel que subissent les tricolores depuis début mars...

La tournée américaine débute par une élimination de tous les français avant les 8èmes de finale. Malgré un meilleur tournoi de Miami avec Tsonga éliminé en 1/4 par Djokovic, Simon par Jo et Monfils par Roddick au tour précédent, cette tournée outre-atlantique est décevante au regard du début d'année.

Mais ce sont plutot les résultats suivants qui sont inquiétants c'est à dire ceux correspondants au début de saison sur terre. Sur 3 grands tournois joués (Monte Carlo, Barcelone etRome), aucun des français n'a réussi à passer le cap du 2ème tour à part Gasquet à Rome (perd en 1/8èmes contre Verdasco) qui a montré de belles choses.

Des problèmes individuels

Il est évident que tous marquent le coup physiquement après cette entame exceptionnelle d'une saison qui dure 11 mois. Les joueurs étant quasiment toutes les semaines sur les courts à travers le monde et n'ayant pas l'habitude de se retrouver si souvent à jouer les premiers roles les années précédentes sont fatigués. Le corps peut ne pas répondre par moments, c'est une des causes de ce creux dans les résultats.

Individuellement, Tsonga se retrouve sur une surface qui ne l'avantage pas car il est très puissant et plus lourd que certains joueurs.
Simon a du mal depuis un certain temps mentalement (Coupe Davis) et ne retrouve plus son jeu à moins que ses adversaires aient trouvé la clé de celui-ci ce qui serait problématique.
Gasquet est à son aise sur cette surface et revient en forme. Il sera compétitif à Roland Garros si comme toujours il n'a pas de soucis physiques, son gros défaut qu'il semble avoir enfin perçu.

Quant à Gael Monfils, il n'est pas apparu sur un cours depuis Monte Carlo et souffre d'une inflammation du tendon rotulien qui vient d'une maladie de croissance déclenchée à l'adolescence. Le parisien est incertain pour Roland Garros.

Une médiatisation difficile à gérer

Les très bons résultats tricolores du début de saison a provoqué une médiatisation très importante de ces 4 jeunes garçons qui a pu géner voire destabiliser ces derniers.
Le fait que 4 français soient dans les 20 meilleurs joueurs du monde (du jamais vu !) a fait naitre chez les médias un enthousiasme extraordinaire, continu, intense et pesant.

Un exemple avant le premier tour de Coupe Davis (encore) avec l'histoire des Nouveaux Mousquetaires (en référence aux Mousquetaires Borotra, Brugnon, Cochet et Lacoste de la fin des années 20 et du début des années 30) soit disant déja partis pour etre l'équipe la plus forte du monde. Ou encore les reportages incessants de Canal + à leur sujet.


Malgré ces deux mois quasi-vides depuis début mars, les Bleus figurent aux 8 (Simon), 9 (Tsonga), 10 (Monfils) et 23èmes places (Gasquet) au classement ATP du 4 mai. Donc cette période n'a que peu eu d'influences sur ce point.

Toujours est-il qu'à maintenant moins d'un mois du grand rendez-vous parisien, il faut désormais que nos Français sortent de cette passe moins avantageuse afin que les résultats reviennent mais aussi que les médias ne décident de retourner leur veste.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 16:18 0 commentaires  

Tennis - L'inquiétude Monfils


Malheureusement, ce premier article concernant la petite balle jaune n'est pas réjouissant pour nous français voire même préoccupant. Depuis la tournée américaine en effet, nous voyons un Gael Monfils (numéro 10 mondial grâce à un début de saison très solide et prometteur) très diminué physiquement. Cela s'est confirmé à Monte Carlo la semaine dernière où il fut éliminé au premier tour sur sa surface de prédilection sans jouer.

Le problème du demi finaliste de Roland Garros l'an dernier n'est pas anodin comme il l'a dit hier, répétitif et assez grave. Il s'agit d'une inflammation du tendon rotulien qui vient d'une maladie de croissance déclenchée à l'adolescence chez le joueur parisien. C'est la même blessure que celle qui l'avait éloigné des cours fin d'année 2007 durant pas moins de trois mois.

Ceci est donc une très mauvaise nouvelle car Roland Garros arrive à grand pas (dans un mois) et Monfils constitue on peut le dire la meilleure chance tricolore avec peut être Gilles Simon sur cette surface.
Sera-t-il forfait ou non ? En tout cas il abordera au mieux sans préparation le Grand Chelem de son coeur. On en saura plus après ses multiples examens effectués dans 2 semaines quant à l'évolution de sa blessure.

Tout ce que nous pouvons faire c'est espérer qu'il puisse jouer déjà car son absence constituerait un énorme manque pour le tournoi, le public et lui ferait perdre de nombreux points aux classements ATP et Race. Mais la santé avant tout...remets toi vite Gael pour nous faire vibrer encore une fois à la maison !!!

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 11:51 0 commentaires