J.O suite Bilan : Les Déceptions



Après avoir relaté les réjouissances françaises de cette quinzaine blanche, passons désormais aux choses qui fâchent. Si dans les disciplines précédemment évoquées les favoris ont failli, ils ont parfaitement été rattrapés par des outsiders profitant profitant du jour-J pour se dévoiler.

Cela ne s'est malheureusement pas répété pour l'équipe de France de ski alpin.

Arrivée au Canada avec de grosses ambitions et une délégation fournie, les skieurs français n'ont jamais paru dans le coup et même capables de combattre pour la médaille. Les épreuves de vitesse ne débutant pas de la meilleure des façons, la pression s'est de jour en jour greffée sur les épaules de tous les skieurs avec la peur du zéro pointé en prime. Résultat : nos deux plus belles chances à savoir Aubert et Lizeroux sur les slaloms n'ont pu retranscrire cette pression en rage de vaincre comme on l'aurait espéré.

Il ne s'agit pas de jeter tout le travail de cette année car les résultats sont présents en coupe du monde (16 podiums, 4 victoires). Il s'agit de s'interroger sur la préparation de cet évènement planétaire qui pour nos athlètes semblait "une course comme les autres". J'ai souvent entendu ce discours "il n'y a pas que les J.O pour nous skieurs, Eurosport nous suit toute l'année, le titre olympique n'est pas un graal". Ne serait-ce pas également le cas des biathlètes par exemple ? Pourtant, pour eux, les J.O c'est plus fort que tout.

Il ne faudrait pas que le ski alpin snobe cette compétition à l'avenir et il n'y avait qu'à voir l'incompréhension d'Antoine Deneriaz à ces dernières paroles pour se rendre compte du léger malaise.

Un autre malaise, celui dans lequel s'est retrouvée l'équipe de France de sports de glace. Le fiasco de Brian Joubert, désormais le "petit con" le plus célèbre de France, a plongé l'athlète et la fédération toute entière, de par l'intervention de son Président, dans une polémique jamais vu auparavant. L'entière préparation et personnalité du champion a été remise en cause par la direction et par lui meme dans une autocritique à chaud d'une rare violence et sincérité dans le milieu du sport.

Isabel Delobel et Olivier Schoenfelder ont eux tiré leur révérence à la compétition tout en classe, le mot qui définirait le mieux leur couple toujours aussi séduisant.

Coup de chapeau également à notre équipe de curling et à Alexis Contin qui a trop discrètement pris une formidable quatrième place sur 10 000m en patinage de vitesse.

Ces Jeux Olympiques de Vancouver furent donc bons pour la France avec un record de médailles égalé. Cependant, le petit nombre de titres olympiques (deux) nuance le bilan quantitatif de podiums. C'est en effet la limite de ces Jeux des outsiders car ceux-ci n'ont pas la faculté par la suite de l'emporter, peu habitués à jouer les premiers rôles. Ils se "satisfont" donc de la médaille au lieu d'aller chercher la victoire ce qu'aurait fait un favori dans la même position.

La jeune génération est prometteuse et importante en nombre, quatre ans c'est long et je n'aimerais pas me vieillir trop vite, mais Sotchi est quand même d'ors et déjà en ligne de mire et j'ai personnellement hâte d'y être.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 21:49  

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