Athlétisme - Tamgho déploie ses Ailes


Hier soir, sur les coups de 17 h à Doha, Teddy Tamgho n'a pas seulement réussi l'incroyable performance de devenir Champion du Monde en salle, il a aussi au terme d'un triple saut somptueux battu le record du monde de la discipline.

Deux ans après ce même titre en plein air chez les juniors, le parisien de 20 ans, licencié au CA Montreuil s'est ainsi dévoilé de la plus belle des manières aux yeux du grand public et se positionne comme LA future star de l'athlétisme français.

Teddy n'est pas arrivé à ce niveau par hasard bien que son succès d'hier soir laisse sans voix. Je dirais même que l'on attendait avec impatience le jour de son premier coup d'éclat chez les seniors. Ce surdoué d'1 m 87 pour 82 kilos est l'archétype du sauteur : rapide, félin, doux sur ses appuis et extrêmement puissant naturellement, notamment grâce à ses cuisses. Le travail effectué avec sa cellule est également remarquable depuis plusieurs années. Il ne faisait donc aucun doute que son heure arriverait tôt ou tard. Et celle-ci arriva ce 14 mars 2010, jour où l'homme de la capitale prit son envol.

Il permet également à l'équipe de France de repartir avec un titre suprême, elle qui réalisait jusque là de piètres championnats.

17 m 90 en 3 bonds.

Certes il reste loin de la marque improbable détenue par le goéland Jonathan Edwards en plein air (18, 29m), mais la sienne devient la référence désormais en salle. Il atterrit sept centimètres plus loin que l'ancien record codétenu par Olsson et le cubain Urrutia.
Des cubains, il en devance deux justement sur le concours d'hier à savoir Betanzos (17, 69m) et Giralt (17, 36m). Le revenant et vieillissant Christian Olsson est 4ème (17, 23m) bien que toujours aussi esthétique sur le sautoir.

Teddy Tamgho est donc allé chercher ce titre et ce record, avec les tripes, au mental, sur son 6ème et dernier essai. On espère que Doha sera le début d'un règne sur le triple saut mondial pour celui qui est d'ors et déjà le Prince de l'athlétisme tricolore.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:40  

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