Athlétisme: Championnats du Monde Berlin 2009: 15 au 23 Aout

A quelques heures du coup d'envoi des 12èmes Championnats du Monde d'Athlétisme IAAF, il est plus que l'heure de donner les grands rendez vous et un aperçu des meilleurs espoirs français pour ces 9 jours sur la piste Berlinoise.

Les chances françaises

Chez les femmes, la délégation tricolore a très peu d'espoir voireaucun d'accrocher un podium mais il s'agit d'une équipe très jeune programmée pour Londres 2012. L'athlétisme féminin est plus généralement en phase de transition en France. Il dit progressivement aurevoir à la génération dorée des Arron et Hurtis et intègre des athlètes avec la mission cette année d'apprendre et d'engranger de l'expérience pour les années futures.

Cette équipe se batira autour des capitaines Manfredi et Montebrun ainsi que de Theresa NZola Meso, recordwoman de France du triple saut.

Les hommes se présentent quant à eux dans la capitale allemande avec de sèrieux arguments.

Leslie Djhone tentera de monter sur un podium mondial pour la première fois mais aura fort à faire contre l'armada américaine des Merritt et Wariner. Un des grands moments des championnats à coup sur.

Mais c'est le demi-fond comme souvent qui sera le fer de lance de l'athlé français. Avec Baala sur 1500m, Mekhissi Benabbad et Bob Tahri sur 3000m steeple, c'est autant de chances de médailles pour les bleus. Tandis que Mehdi le Messin entre en lice dès demain, les deux autres seront très certainement à la grande finale de mardi soir.

Les français sont très attendus dans les concours de sauts également.

Dossevi mais surtout Mesnil et Lavillenie font figure de potentiels médaillés à la perche (grande tradition française) voire favori pour Renaud meilleure performer de l'année avec 6 m 01 franchis il y a deux mois. La finale de Samedi prochain s'annonce palpitante.

A suivre également nos sauteurs en longueur Kafétien Gomis et Salim Sdiri tout comme la panthère Teddy Tamgho, grand espoir, au triple saut.

Mais que serait l'équipe masculine sans son gladiateur et décathlonien irréprochable Romain Barras (19 et 20 Aout) et sans sa mascotte Yohann Diniz qui n'a jamais été aussi fort que cette année et qui essayera de gravir la dernière marche vers l'or mondial Vendredi matin.

Enfin, le relais 4 fois 100 m, dans l'ombre des Jamaicains et américains peut créer la surprise comme à Helsinki en 2005 surtout lorsqu'on connait la fiabilité des passaes de témoins des deux favoris. Le relais Pognon-Mbandjock-Alerte-Lemaitre (nouveau recordman d'europe junior du 100m) peut battre le record de France.

La Direction Technique Nationale (DTN) a donc tablé sur 2 ou 3 médailles pour ces mondiaux, il reste aux athlètes français d'aller les chercher et de nous faire vibrer !


Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:12 0 commentaires  

Emirates Cup 2009 : Arsenal l'emporte, le PSG sur la bonne voie

Tout le week-end, s'est joué le tournoi amical dans l'antre du luxieux Emirates Stadium, à Londres. Réunissant depuis trois ans quatre équipes désireuses de cloturer par des matchs de haut niveau leur préparation, le millesime 2009 était intéressant.

Celui-ci se composait de l'Atletico Madrid d'Aguero, des Glasgow Rangers de Pedro Mendez, du Paris Saint-Germain, emmené par Stephane Sessegnon et des Gunners bien entendu.


La journée du Samedi débute par un PSG-Rangers fermé, avec très peu d'espaces et d'enthousiasme offensif montré par les deux formations il est vrai mixtes. Il est à noter le très bon match de la recrue Melvut Erding, très remuant sur le front de l'attaque et justifiant pleinement l'investissement et les espoirs plaçés en lui.




Dans un match tout de meme dominé par les joueurs de Kombouare, ce sont bel et bien les Ecossais qui l'emportent 1 but à 0 après un coup de tete de l'international Algérien Bougherra sur corner. Ce match a permis au coach de la capitale de tester la colonne vertébrale de son équipe : Coupet-Sakho-Makelele-Erding et le résultat est convaincant.




Pour le deuxième match de la journée, l'Atletico de Madrid rencontrait Arsenal et avait presque mis son équipe type (Forlan, Aguero, Heitinga, Ujfalusi notamment). De l'autre coté, Arsène Wenger opta pour une équipe composée de jeunes et de joueurs plus expérimentés ce qu'il répéta lors du match du dimanche.




Pendant tout le match, les locaux dominent mais ne sont jamais à l'abri de contres fulgurants de l'attaque de feu madrilène. Le match tourne lorsque l'Alsacien fait entrer le jeune Jack Wilshere, flamboyant sur son coté droit, repiquant dans l'axe, driblant, distribuant le jeu avec sa patte gauche géniale mais aussi et surtout Andrei Arshavin. Arrivé sur les bords de la Tamise à l'hiver en provenance du Zenit Saint-Petersbourg, le lutin russe est vite devenu la coqueluche du Nord-Est Londonien et des travées de l'Emirates. Il n'y a qu'à voir d'ailleurs le nombre de maillots floqués à son effigie dans le quartier d'Holloway Road. 25 minutes de jeu pour lui et deux buts. L'un sur un superbe caviar de Fabregas, l'autre dans la continuation de l'égalisation surprise de l'Atletico sur un exploit personnel faisant exploser le stade de bonheur. 3 buts dans les 5 dernières minutes, comme très souvent Arsenal a fait la différence en toute fin de match.







Pour la seconde journée du tournoi, on assiste consécutivement à la petite puis à la grande finale de ce dernier.

PSG-Atletico Madrid

Le Kanak Kombouare a cette fois ci décidé de construire une équipe basée sur la largeur en alignant les titulaires que l'on devrait trouver sur les cotés parisiens au moins en ce début de saison : Carlos Ceara et Ludo Giuly à droite, Sylvain Armand et Stephane Sessegnon à gauche. Le duo d'attaque est composé des doublures probables de Erding et Hoareau cette année à savoir Peguy Luyindula et Batman alias Mateja Kezman. Coté Madrilene, Simao et Pablo entrent dans l'équipe qui a vu sortir Sinama Pongolle sur blessure la veille et d'autres cadres laissés au repos.

Le match est plutot animé et équilibré jusqu'à une accélération d'Aguero sur un mauvais placement de Banning, celui-ci déséquilibre le gendre de Maradona et l'arbitre inflige une double peine aux Parisiens: penalty et exclusion du Camerounais. Autant dire que pour un match amical et surtout au vu de la faute, la réaction de l'arbitre est ridicule.

C'est toutefois interessant d'avoir vu comment le PSG s'est débrouillé à 10 et on peut dire que plutot bien car le score final est de 1 partout, Giuly répondant au Cunh sur une superbe action coté gauche de Sessegnon. Un Sessegnon de gala cette après-midi qui régala de ses gestes les fans des Gunners. Une façon de se montrer pour le prochain mercato estival ? Bien entendu.

Conclusion de ce tournoi pour le PSG, et bien le changement d'entraineur a l'air de fonctionner, un nouvel état d'esprit et une façon de jouer plus tournée vers l'avant semble s'etre instauré. Rendez-vous dès Samedi à Montpellier pour confirmer ces observations.

Arsenal-Glasgow Rangers

Ce duel entre le 4ème du dernier championnat d'Angleterre et le nouveau champion d'Ecosse pour la victoire du tournoi tourna très vite à la démonstration des Cannoniers qui ont plié la rencontre en 10 petites minutes par Wilshere (2ème) puis Eduardo (10ème) avant que celui-ci ne réalise un festival de petits et grands ponts sur des Rangers médusés.

Le match tourna court donc mais il est vrai que plusieurs classes d'écart séparent ces deux équipes. Il n'en est pas moins que la jeune et dense garde d'Arsenal s'est montrée impressionante sur le plan du jeu. Quand la mobilité est au rendez-vous, cette équipe est très dangereuse et ce pour quelconque adversaire. Je rajouterais que lorsque l'on voit ce potentiel sur ces 2 jours, on se dit que Wenger n'est pas complètement fou d'abandonner Toure et Adebayor à City contre 50 millions d'euros.

Passons désormais au phénomène Jack Wilshere. La petite pèrle anglaise a été élue joueur du tournoi, marquant un doublé contre Glasgow et en étant flamboyant à chaque fois que la balle était en sa possession. Au club depuis l'age de 9 ans, le petit Jack devrait etre cette saison un élément à part entière de l'équipe pro londonienne meme si Wenger continuera à le protéger le plus possible, il n'a que 17 ans et demi je le rappelle.

A lui de confirmer c'est évident mais la présence de Fabio Capello dans les tribunes ce dimanche souligne l'intéret global pour ce gamin. Pourquoi pas un ticket pour l' Afrique du Sud si il réalise une grande saison alors. Nous n'en sommes pas là mais avec les anglais tout est possible (remember Walcott en 2006).

Pour Arsenal, alors qu'on parle d'un retour probable de Captain Pat Viera, la saison débutera réellement lors du match aller du 3ème tour préliminaire de la Champion's League.

A suivre.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:48 0 commentaires  

The Jericho Mile : Sympathy for the running man

Pour continuer dans la célébration de ce cinéaste majeur qu'est Michael Mann, je vous propose de revenir sur son tout premier film, The Jericho Mile, perle oubliée des sorties DVD. Soit l'occasion de revenir sur 30 ans de carrière frolant le sans faute.

Michael Mann et le Sport


Réalisé en 1979 pour une diffusion télévisuelle au sein du programme Movie of the week de la chaine ABC, tout comme le Duel de Spielberg quatre ans plus tot, The Jericho Mile est un objet étonnant melant à la fois fiction et captation documentaire, film de prison et mélodrame sportif, annonçant le slignes majeures de son cinéma à venir.

Si Michael Mann est aujourd'hui identifié comme étant le réalisateur des immenses polars que sont Heat (1995) et Collateral (2004), son oeuvre se révèle aussi cohérente que protéiforme. Il s'est acoquiné par trois fois au moins au monde du sport. The Jericho Mile, filmé en prise directe au sein de la prison de Folsom, qui dix ans plus tot avait déjà reçu la visite d'un certain Johnny Cash, prend pour repère fictionnel central le chemin d'un condamné à perpétuité. Murphy (Peter Strauss), pour survivre à l'écart des gangs, passe son temps à courir in circles. Repéré par l'encadrement de la prison, il se verra proposer de participer aux JO, avant d'etre refoulé par les officiels à cause de son crime. En 2001, Mann se penchera sur la figure de Mohamed Ali (le film commence d'ailleurs sur une scène de footing nocturne ultra sensorielle) et ses relations avec le monde de la boxe, des médias, de la politique, des femmes et de la religion. Il réalise également une publicité ultra dynamique pour Nike, Leave Nothing, dédiée au football américain (http://http//www.youtube.com/watch?v=GX_5tzwVz3I).

C'est donc un milieu qui semble l'intéresser au moins autant que celui des familles mafieuses et policières. Dans The Jericho Mile, Murphy se sert de la course à pied et de la quete d'un temps personnel sans cesse amélioré afin de se sortir de lui meme, des autres et de s'échapper des murs réels et mentaux qui plombent son champ de vision. Le sport est représenté comme un moyen accessible et noble d'atteindre une vérité intèrieure et ce dans les pires conditions, au détriment de la reconnaissance et des honneurs officiels (voir également le film de Walter Hill, Undisputed, au sujet similaire). Refoulé des JO, il persiste et signe une victoire personnelle, aussi amère qu'éclatante.

L'autre Je

L'introduction du film (http://www.youtube.com/watch?v=tCpdtRDjj48) est une véritable leçon de cinéma: Mann cadre en plans successifs les différentes communautés de la prison, au rythme d'un Sympathy for the Devil à peine déguisé. Au milieu de tous ces tatoués, niggers, chicanos et autres white supremascists, deux coureurs, un blanc et un noir apparaissent dans un premier flash. Ils font encore partie du cadre au meme titre que les autres figures qui défilent sous nos yeux. Puis ils se détachent pour de bon quelques secondes plus tard, la caméra accompagnant leur sueur, tirant ainsi le documentaire vers la fiction carcérale et sportive: voilà donc nos personnages principaux. L'amitié de nos deux coureurs, Murphy et Stiles, est ressentie comme un effront au communautarisme ambiant. Dans la réalité, Mann a du obtenir une treve de la part des gangs pour les besoins du tournage. Cette dynamique du duo annonce un theme majeur chez Mann, celui de l'alter ego masculin, celui que l'on reconnait par essence, et que l'on affronte par fatalité.

Se fondre dans l'autre et s'y reconnaitre, parfois pour mieux s'anéantir (Manhunter, mais aussi Collateral et Heat) afin de gagner la partie d'echecs engagée, renvoie également à la question permanente d'un espace intérieur / extérieur. Murphy n'a de cesse de répéter qu'il n'y a pas d'ailleurs, qu'il "appartient" à cet endroit, qu'il mérite et reconnait son sort. Pourtant il court, c'est là son remède pour évacuer l'anxiété et la présence des autres. Lorsqu'il se décide enfin à sortir physiquement de cette bulle, on lui refuse au dernier moment cetteopportunité. Devant retourner en prison, il bat lui-meme le record du monde, méconnu de tous. Tout comme Lowell Bergman (A. Pacino) à la fin d'Insider 20 ans plus tard, il a gagné, mais quoi exactement ?

Murs

Cette figure de l'électron libre qui tente d'évoluer au sein d'un système contraignant est bie sur un motif très attractif aux yeux des grands cinéastes US, dont les rapports entretenus avec l'usine à reves ont toujours été assez tendus. On pense au fameux, "one for them, one for me" qui signifie l'alternance d'une commande avac la réalisation d'un véritable projet professionnel...quand le film dit personnel n'est pas habilement concilié avec un film de genre ou de série B (Dawn of the dead de Romero par exemple). En ce qui concerne Michael Mann, son cas est particulier puisqu'il a pu réaliser des films de genres aussi différents que personnes sansconnaitre de véritables entraves sur la durée (je donnerais beaucoup cependant pour voir les montages originels de The Keep et The Last of the Mohicans, 3 heures chacun, réduits sous la pression des studios). La raison de cette grande liberté ? Mann a fait ses armes dans le milieu encore plus impitoyable de la télévision, en lui donnant au moins un succès international certifié, à savoir la série Miami Vice, que je considérais petit comme une atteinte au bon gout et qui se retrouve affublée aujourd'hui de toutes les meilleures intentions du monde, à savoir un miroir volontairement exagéré des années Reagan.

Ces premiers pas dans la télévision ont cependant eu pour effet secondaire de retarder considérablement son assise auprès des critiques. En France, lorsque Heat est sorti en 1995, Télérama ne faisait pas ressortir son nom, considérant le film comme étant beaucoup trop long, s'empetrant dans des à cotés sentimentaux et regrettant l'absence d'une confrontation plus frontale entre De Niro et Pacino. A l'heure actuelle, son nom n'a toujours pas atteint le statut aussi household qu'un Spielberg ou Scorsese, alors qu'il et issu de la meme génération que ce dernier. Tout le monde ou presque identifie des films de troisième zone comme American Beauty quand Collateral demeure un vague film d'action avec Tom Cruise.

Au delà de cette notion d'indépendance, Mann débute sa carrière avec "un film de prison" : c'est là un geste hautement symbolique, puisue ses films suivants n'auront de cesse d'étendre les murs, tout en rendant infime la notion d'un ailleurs possible. Car chez Mann il n'est fondamentalement question que de la tension entre l'individu et le corps social, familial, professionnel, sportif etc quand ce n'est pas la ville elle-meme qui sert de cloche infranchissable. Les mafieux Manniens , tout comme Murphy, sont des solitaires, indépendants, obstinés, répondant à un code simple en toute situation, y compris si cela les mène à leur perte. Personnages en quete, ils sont toujours sur la brèche, au point de tout perdre, comme Graham (Manhunter) au bord du gouffre mental et familial, Neil McCauley (Heat) qui ne peut quitter la ville, ou bien encore Wigand (Insider, Russel Crowe) qui perd femme et enfants en restant fidèle à son éthique.

Dans ses thrillers urbains, dont Heat et Collateral évoquent à mes yeux un épisode de la Quatrième Dimension où un couple se retrouve prisionnier d'un décor, Mann pose la limite de la ville. Qu'ils se prénomment Frank (Thief), Neil (Heat) ou Max (Collateral), tous revent d'Ile Fidji , de cet ailleurs-paradis-perdu (qu'il filme bel et bien dans The Last of the Mohicans), et tous se retrouvent conscrits à l'espace urbain, comme Murphy se retrouve conscrit à l'espace carcéral. Dans Miami Vice (2006), une évolution notable cependant : les femmes deviennent prioritaires. Elles sont le dernier repère avant la mécanisation d'un monde asujetti à la vitesse, aux flux et au béton, alors qu'elles étaient les grandes perdantes dans Heat. Si l'on en croit la bande annonce de Public Ennemies (toujours se méfier des bandes annonces though), Dillinger (J. Depp) se ballade d'un Etat à un autre sans aucune contrainte. Si Neil McCauley n'hésite pas à abandonner Eadie, Dillinger se montre pret à renoncer à cette liberté pour aller chercher, dans la gueule du loup, la femme qu'il aime.

Notre désir confronté, aux limites de l'océan

La femme, son absence et sa présence dans la vie du héros Mannien, occupe comme nous venons de le voir, un champ de plus en plus primordial. En 30 ans, nous passons ainsi d'un film de prison, qui par essence est exempt de femmes, à un film où celles-ci deviennent un priorité. C'était certes déjà le cas dans le Dernier des Mohicans, au ton élégiatique, épique et romantique. Cela s'est affirmé par la suite dans ses polars. Tous les personnages Manniens sont tiraillés entre la conduite de leur code, la poursuite de cette quete intérieure d'absolu et le désir de stabilité, de "normalité". Qu'il s'agisse du gang, de la corporation médiatique, sportive ou carcérale, il est toujours question de rapports avec la "famille" et la question des rapports hommes/femmes en est l'expression la plus évidente.

La femme est ainsi intimement liée à l'eau dans Miami Vice. Lorsque Crockett (C. Farell) prendle large avec Isabella (G. Li), tous deux s'extirpent de la ville prison, où chacun joue son role. Lors de longs plans où un hors bord fend l'écran et l'océan en deux, ils ne font alors plus qu'un avec la nature et c'est par cette distance et cette imensité que leur désir s'exprime pleinement. L'eau a toujours été un élément fort chez Mann. Lorsque Bergman (Insider) se retrouve en retraite forcée, Mann le cadre les pieds dans l'océan, connecté à la nature comme il l'est technologiquement et idéologiquement avec son interlocuteur Wigand. Et lorsque Wigand prend deux minutes avant de témoigner devant un tribunal fédéral, on le voit marcher sur une sorte de pier. Cette image répond à celle de HeatMac Cauley scrute l'océan, choisie par Taschen pour son livre dédié au réalisateur. Sur le sujet, Jean Baptiste Thoret hits the mark : "pour Mann l'océan est l'image canonique des voyages impossibles".

L'océan est un domaine que l'on scrute, que l'on tente, qui sert de point de ressource et de transgression à ses personnages. J'ai de plus en plus tendance à croire que ce voyage impossible qui tenaille presque tous ses personnages est lié à un oedipe fort. Asociaux, leurs origines familiales sont parfois floues, quand elles ne sont pas carrément synonymes de meurtre du père etd'absence de la mère. Murphy révèle avoir tué un père abusant régulièrement de sa petite soeur. La mère est la grande absente de ctte confession, tout comme dans celle de Vincent (Collateral). Celui ci déclare à Max (J. Foxx) avoir tué son père à l'age de 12 ans, pour partir ensuite d'un grand éclat de rire. Mais ce tueur professionnel et froid plaisante-t-il vraiment ? On notera que son humanisation progressive, qui causera sa perte, passepar une visite de courtoisie à l'hopital...pour voir la mère de Max.

Just like the rain

Murphy lui possède un sobriquet, Rain ("on ne me laisse pas courir lorsqu'il pleut") : une goutte qui semble annoncer la place des femmes et de l'eau par la suite. Si "rain" renvoie à la pluie qu'on lui refuse, on peut y voir aussi l'expression d'une liberté évanouie etde larmes interdites, et dans ce milieu carcéral et pour le crime qu'il a commis. Un crime qui pose la question de la mère absente. Quand on lui demande ce qu'il recherche dans la course à pied, il répond qu'il a l'impresion de flotter. De là à penser que l'eau est le vecteur de ce voyage impossible vers le paradis éternellement perdu qu'est le ventre maternel...

Le héros Mannien scrute et recherche l'eau afin de rentrer en soi, de consulter son propre désir, un désir d'ailleurs et d'absolu qui se retrouve convoqué et confronté au surplace du ventre maternel. Si le paradis perdu, cette ile que recherche tout personnage Mannien s'avère etre le ventre de la mère, cela expliquerait en grande partie leur comportement avec les femmes, et désamorce ainsi la pure masculinité que l'on associe parfoi à tort avec son cinéma.

Pour finir, The Jericho Mile peut etre vu comme un bilan des deux décennies qui le précèdent : la quete de liberté absolue dans les années 60 et le réveil difficile des années 70. Il annonce surtout les principaux motifs qui vont occuper, à son corps défendant, tout le cinéma à venir du réalisateur. Ce film mérite votre attention, ainsi qu'une édition digne de ce nom...

Par Sylvain THURET, rédacteur en chef de Lamensuelle Overblog

http://lamensuelle.over-blog.fr/

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:15 0 commentaires  

Tennis - Wimbledon: Le Roi Reprend son Trone

10 jours après la mort du King of Pop Michael Jackson, c'est bien Roger Federer, sur ses gazons chéris de Wimbledon, qui a été sacré King of Tennis.

Dimanche 5 Juillet, plus de 4 heures de jeu dans cette finale opposant le Suisse à Andy Roddick. Cette dernière balle décentrée de la part de l'américain, sur une ultime attaque de coup droit suivant un service puissant terminant malheureusement dans les tribunes...

En cet instant, le moment historique qu'attendaient tous les spectateurs et les fans de la petite balle jaune arriva, Roger Federer gagnait son 15ème titre du Grand Chelem.

Le Contexte

Egalant les 14 victoires en tournoi majeur de Sampras il y a un peu plus d'un mois à Roland Garros, il ne restait plus à l'helvète que d'en remporter un autre pour définitivement devenir le plus grand joueur de l'histoire du tennis mondial.
C'est désormais chose faite.

Profitant du forfait initial du numéro 1 mondial Rafa Nadal, de la déception Djokovic et de l'élimination du chouchou Murray en demi contre Roddick, il redevient également numéro 1 mondial, place à laquelle il est le joueur à y être resté le plus longtemps de suite.

Federer arrive à Londres en plaine confiance, il vient de remporter son Graal, la Coupe des Mousquetaires à Paris et retrouve l'herbe Britannique un an après avoir été battu en finale par Nadal.

Avant la finale, il ne perd qu'un petit set en 6 matchs, en 16èmes contre Kohlschreiber. Il témoigne d'une constance folle et d'une force impénétrable dans les moments importants de chaque match qu'il a à jouer. Contre Soderling, Karlovic et Haas, 3 serveurs hors pair, 4 jeux décisifs et 4 manches gagnées.

Grâce à son expérience et son talent inné, il réussit à accentuer son niveau de jeu déjà excellent à chaque fin de manche. C'est le retour du Grand Federer, comme à ses plus belles heures, son jeu est d'une simplicité et d'une pureté déconcertante...pour les spectateurs...et pour ses adversaires.

Il retrouve donc en finale Andy Roddick, auteur d'un tournoi fabuleux dès lors avec des victoires sur Berdych, Hewitt (5 sets en Quarts) et bien sur Murray en demi, match au terme duquel le joueur du Nebraska retint ses larmes, rempli d'émotions.

Mais Roddick contre Federer c'est avant le match 2 victoires pour 19 défaites dont 3 en finales de Grand Chelem (Wimbledon 2004, 2005, US Open 2006) et c'est surtout un complexe d'infériorité important.

Cependant, lui qui était dans le creux de la vague depuis 2 ou 3 ans est un nouveau joueur cette saison. Grâce à un physique retrouvé et perfectionné (perte de 10 kilos) et son association avec son coach Larry Stefanki, l'américain à la casquette est de retour au premier plan.

C'est peut etre pour cela qu'en ce dimanche ensoleillé, il n'est jamais paru aussi près de battre Federer dans un grand match, il ne l'avait en tout cas jamais autant poussé dans ses retranchements...

Le Match

Ce fut 4 h 16 d'une impressionnante intensité, sans temps mort, d'un niveau de jeu époustouflant et d'un suspense à couper le souffle.

Le premier set est remporté par Roddick très concentré et efficace au service (7-5).
Le second va au jeu décisif dans lequel l'américain s'octroie 4 balles de set (6 points à 2) avant que Federer, dos au mur, ne sorte le grand jeu et aligne 6 points de rang (6-7 (6-8)).
La cruciale troisième manche est gagnée par le Suisse sur le même score de 7 jeux à 6 mais Roddick, profitant d'un léger relâchement du futur papa enlève le 4ème set (6-3).

C'est donc un 5ème set qui départagea les deux combattants dans l'arène verte du central de Wimbledon sous les yeux ébahis de Sampras, Borg, Rod Laver ou encore Sir Alex Ferguson.

Ce dernier restera comme le plus long set en nombre de jeux en finale d'un tournoi du Grand Chelem faisant encore plus entrer ce match dans l'histoire.

Federer l'emporte finalement 16 jeux à 14 alors qu'il a frôlé la défaite sauvant 2 balles de break quelques minutes auparavant. Sa première balle (plus de 40 aces sortis), son coup droit et ses passings sont les grands artisans de sa superbe victoire.

Mais ce match n'aurait pas été le même sans Andy Roddick, formidable de persévérance et de courage, porté outrageusement vers l'attaque comme le vainqueur.
Il ne lui manqua rien ou plutôt si, le brin de réussite qui fait d'un joueur une future légende.

Son nom, Roger Federer.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:37 0 commentaires  

Le Petit Dico Irrévérencieux du Foot Moderne

B

Une Ben Arfa

Regarder les tribunes après chaque drible.

Etre un Brandao

Avoir la tête de Vincent Mac Doom, le physique d'un déménageur et certaines qualités requises d'un joueur de surface.

R

Capacités requises pour être un Rothen

Blond, lent, posséder malgré tout un bon pied gauche, une bonne technique, aimer les bagnoles mais par dessus tout les micros et les caméras.

"Vous n'allez pas me croire", on l'aime ou on le déteste.

V

Une Valbuena

Plonger, tomber, rouler sur soi même sur 10 mètres à chaque fois qu'on l'approche de près.


NB: le gel de Didier Deschamps n'est pas un gel Loreal et sa façon de s'exprimer avec ce flow si particulier n'a toujours pas été homologué par l'UEFA, Michel Platini étant trop occupé au restaurant.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 15:00 0 commentaires  

Politique - Yade remplace Laporte au Sport

Comme cela était préssenti depuis plusieurs semaines et en définitive annoncé mardi soir par Claude Guéant le Secrétaire général de l'Elysée, Bernard Laporte a cédé sa place mercredi matin à Rama Yade au Secrétariat d'Etat chargé des Sports. La passation de pouvoir s'est faite dans la bonne humeur ce matin au Ministère entre l'ancien rugbyman (toujours aussi blagueur et "peu sérieux") et la jeune montante chouchou des Français et du Président, ancienne Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme.


Le Bilan de Laporte


Tout juste après la Coupe du Monde de Rugby en France à la rentrée 2007 soldée par une 4ème place des Bleus, le 22 Octobre, Bernard Laporte est nommé Secrétaire d'Etat aux Sports sous la tutelle de Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports.
C'est un portefeuille réduit par rapport à l'annonce du 19 juin par Nicolas Sarkozy, il n'y a plus de Ministère des Sports unique, il est transformé en Secrétariat d'Etat.


C'est un recul et scandaleux dans un pays comme le notre alors que le sport possède une place importante dans la vie des français. Ses défis sont nombreux et il a attrait à presque tous les secteurs du monde d'aujourd'hui.Thierry Rey, ancien judoka très impliqué politiquement a été l'un des premiers à critiquer cet aspect du gouvernement Fillon. D'autres ont à l'époque directement attaqué le choix Laporte, un proche de Nicolas Sarkozy dont les capacités à habiter une telle fonction étaient mise en doute à l'époque.


Ces doutes ont pour le moins été justifiés.

Tout d'abord, si Nicolas Sarkozy avait été satisfait du travail de Bernard Laporte, il n'aurait pas été remplacé. C'est un fait. Ensuite, le Secrétaire d''Etat n'a pas convaincu par sa méthode, trop détendue, pas assez réformiste, laxiste, peu décisionnelle. Son parcours a également été entaché par plusieurs polémiques et un couac médiatique au sujet de l'affaire de l'enfant de l'ex Garde des Sceaux Rachida Dati.

Il a toutefois engagé plusieurs luttes et projets.

En premier lieu le projet de loi "dopage" pour affaiblir les filières de distribution de produits dopants. Une infraction pénale de détention de produits serait crée et ceci passerait en information immédiate du procureur de la République en cas d'infraction constatée. Il a été voté par l'Assemblée.

Laporte a aussi entrepris la réforme du sport de haut niveau le 11 décembre 2008 afin de rénover le modèle français dépassé et vieux de 50 ans pour que la France retrouve son rang à l'échelle mondiale. Ce plan contient 4 grandes idées:

- la création d'un "campus de l'excellence sportive" façon INSEP avec un budget de 200 millions d'euros.

- redéfinir ce qu'est un sportif de haut niveau administrativement. Ce ne sont que des mots.

- passer d'un pilotage administratif à une logique de management et de la performance pour parvenir à une culture de la gagne.

- démocratiser le monde sportif. Laporte soutenu par le Président a proné l'évolution du système électoral au sein des fédérations. C'est la "Charte de la Parité et de la Diversité dans le monde du Sport". L'intention principale de cette dernière est de limiter les mandats des présidents de fédérations.

Il également entrepris la réforme du sport professionnel.
La refonte de l'environnement juridique des clubs était quelque chose de primordial pour l'ex-ministre pour les faire évoluer vers un statut unique de société anonyme.


Il a aussi souvent parlé de lutte contre la violence et le racisme dans les stades mais sans aucune décision ou prise de position sur le sujet sauf celle risible d'arreter les matchs lorsqu'un hymne est sifflé.

Sur le point économique, accroitre la puissance financière des clubs (régime assoupli de prets aux clubs, réforme de la taxe sur les spectacles avec unE TVA à 5 %, renforcer les directions nationales de controle ont été proposés).


Enfin, il a porté au niveau européen l'idée de la "spécificité du sport", de la règle du 6+5 en clubs créateur d'un consensus.

Bref, Laporte pendant un an et demi, ça a été peu d'idées et encore moins de décisions ou comme on dit en science politique de prises de position. Les seules sont tirées de consensus peu rationnels autour de mots et d'aspects définis que très partiellement. Il a été peu suivi et critiqué par le mouvement sportif de par sa méthode.

Yade aux Sports

C'est donc la jeune femme de 32 ans qui remplace Laporte à ce poste. Connaissant apparemmment moyennement le monde du sport, Rama Yade, plus énergique que son prédécesseur sera sans doute meilleure dans la décision étant une vraie politique mais ne sera efficace que si elle dialogue avec ce milieu et ses conseillers.

Ses défis sont nombreux comme elle l'a annoncé car le sport évolue à une vitesse incroyable. Le dopage, les paris sportifs, le handicap, les projets futurs pour la France, les mondes professionnel et amateur à réformer entre autres. C'est surtout l'aspect économique qui contient les plus grands enjeux.

Elle devra pour les relever prendre en considération les erreurs de Bernard Laporte notamment sur la méthode. Elle a la confiance du Président et des Français, à elle de gagner désormais celle de ce monde à part entière qu'est le monde du sport.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 22:07 0 commentaires  

Basket - Euro Féminin : Championnes en Terres Lettones !

Au terme de Championnats d'Europe maîtrisés d'une façon admirable de bout en bout et d'une compétition où elles sont restées invaincues en 9 matchs, les filles de Pierre Vincent remportent logiquement le second titre continental de l'histoire du basket féminin français après celui de 2001.

Elles battent comme lors des phases de poules les ogresses russes du tournoi très maladroites en cette fin d'après midi sur le parquet de Riga, la capitale Lettone.


Un Parcours Parfait


9 matchs, 9 victoires et le titre au bout forcément.


Placées dans le Groupe D pour le premier tour de la compétition, les françaises, très convaincantes en préparation, ont été très sérieuses lors de ces premiers matchs ce qui leur a permis d'engranger de la confiance et de solidifier le groupe.
L'entrée dans le tournoi contre l'Italie fut une formalité (76-61) avant que les copines de Cathy Melain (qui avait annoncé sa retraite dès la fin de l'Euro) ne remportent les 2 rencontres suivantes de justesse mais au mental face au Belarus d'abord (63-61 a.p) puis Israel (73-70).

Elles terminent donc à la première place cette phase avec 6 points.


Le deuxième tour débute de la même manière que le premier avait terminé par une victoire au forceps contre la Lituanie, voisine du pays organisateur (57-55).


Mais c'est à partir de la 5ème rencontre que l'on a commencé à croire que l'Equipe de France pouvait véritablement prétendre à quelque chose en terre Balte. En effet, celle-ci se solde par une nette victoire contre la Turquie, pleine de maîtrise et collective. (55-43).

2 jours après, ce sont les grandes favorites Russes qui font les frais des Françaises intraitables. C'est le match référence, le match qui a sans doute permis aux filles de se dire: "Oui, on peut aller au bout !".

Le match fut d'une grande intensité et qualité de bout en bout. Les Françaises ont livré le plus beau match du tournoi jusqu'alors, proposé le jeu le plus abouti et s'imposent de six points (72-66). Céline Dumerc la meneuse et Sandrine Gruda la pivot, 33 points à elles deux se sont affichées comme les vraies taulières de l'équipe en compagnie de Melain et NDongue.

Cette victoire place la France à la première place des qualifications du Groupe F devant la Russie et la Turquie.


Comme partout, le plus dur était de confirmer, confirmer l'exploit contre les Russes et ni plus ni moins qu'en Quarts (élimination directe) contre des Grecques n'ayant rien à perdre et surtout tout à gagner. La tache s'annonçait donc difficile et c'est ce qu'il se produisit. Un match dur, extrêmement tendu et stressant jusqu'à la dernière seconde. Menées dans le dernier quart temps, les tricolores ont toutefois trouvé les ressources pour l'emporter au finish 51 à 49 après un panier à 3 points décisif de Lepron.


Après un quart pareil, les Françaises battent assez tranquillement en demi le Belarus, encore une fois, par le score de 64 à 56.


Une Finale Maîtrisée


Dans une salle de Riga presque vide créant une atmosphère particulière, la France retrouvait en finale la Russie, qu'elle avait battue en phase de poule. Mais la Russie, tenante du titre et abonnée aux grandes finales était favorite au coup d'envoi.


Cependant la France dans ce match n'a fait qu'imposer son rythme au fil de la partie. C'est elle qui l'a dominée du début à la fin malgré un sursaut Russe dans les dernières minutes. C'est une victoire méritée dans un match moyen dans lequel les défenses ont pris le pas sur les attaques, comme souvent en basket féminin, et où les adresses n'étaient pas au rendez-vous. L'adresse Russe surtout avec 22 sur 64 au tir, bien trop faible pour ne serait-ce que gagner un match international alors une finale...

Score final 57-53 : les Bleues sont Championnes d'Europe !


La Victoire d'un Groupe


La France championne...qui l'eut cru ! 8ème des derniers Championnats d'Europe, l'équipe tricolore avait pour ambition initiale de terminer 5ème afin de se qualifier pour les prochains Mondiaux et de préparer Londres 2012. En effet, c'est la génération 2012, jeune et pleine d'espoirs qu'avait décidé de sélectionner Pierre Vincent à l'exception de joueuses plus capées et surtout de Cathy Melain qui a remporté ce titre sur son dernier match en carrière.


Il faut mettre en valeur ce travail du sélectionneur et de son staff car il a été un véritable alchimiste inculquant ses valeurs, sa vision du basket et instaurant une vie de groupe sans failles pour fonder une équipe. C'est en équipe que la France a gagné ce titre et non pas par une somme d'individualités. La marque la plus révélatrice de ce coaching est le turnover permanent du cinq sur le terrain, Pierre Vincent montrant ainsi qu'aucun statut n'était envisagé : pas de titulaires, pas de remplaçantes. La cohésion était totale, l'investissement et l'énergie déployés également.


C'est pour cela que la base de la victoire française a été la défense, symbole du collectif tout comme le jeu en attaque fait de redoublements de passes, de combinaisons à 3 etc.


Ce collectif fut porté par Sandrine Gruda véritable "Franchise Player" comme on pourrait dire en WNBA, la taulière incontestée de l'Equipe qui a tenu les 2 m 03 de Stepanova en finale notamment. C'est sur elle que les joueuses s'appuyaient toujours quand la difficulté était là.


Cette équipe de France est un modèle de ce que devrait être une équipe de sport collectif, espérons que les garçons en prendront de la graine pour cet été et le futur.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 23:42 0 commentaires  

Transferts - Madrid: La folie Pérez

Une semaine après sa prise de fonction et son retour à la présidence du Real Madrid, Florentino Pérez, l'homme d'affaire espagnol de 62 ans a nommé Zinédine Zidane en tant que son Super Conseillé mais a surtout recruté dans la capitale ibérique les deux derniers ballons d'or à savoir le brésilien Ricardo Kaka et le portugais Cristino Ronaldo.




Un trésor de guerre


Lui qui fut président de la Maison Blanche de 2000 à 2006, fondateur des Galactiques avec les transferts de Figo, Zidane, Ronaldo ou encore Beckham, menant le Real au sommet de la planète foot en 2001 avec le sacre européen est donc revenu aux affaires d'une manière on ne peut plus spectaculaire.


Pérez a repris les rennes: seul candidat à la succession de Ramon Caldéron déchu, il avait prévu son retour depuis plusieurs mois. Le temps en fait de se constituer un véritable "trésor de guerre" pour refaire du Real la maison des Galactiques, Pérez le plus grand marchand de rêves du sport mondial possède des fonds considérables pour son projet.


Il est tout d'abord personnellement l'une des plus grandes fortunes du pays (PDG de Actividades de construccion y servicios) et est très proche du pouvoir.
De plus, le Real, pourtant endetté de 900 millions d'euros a hypothéqué plusieurs terrains lui appartenant et emprunté des millions aux banques.


C'est pourquoi Florentino est arrivé à la tête du club le plus titré du monde avec une enveloppe monstrueuse de 250 millions d'euros environ uniquement pour le marché estival afin de recruter et de rebâtir son équipe de rêve.


Lundi 8 Juin : Ricardo Kaka


Le premier gros coup date du début de semaine avec l'arrivée du ballon d'or 2007 Kaka en provenance du Milan AC pour 64 millions.


Milan ayant des dettes, le joueur ayant tout gagné et désirant un autre challenge malgré un bluff impressionnant dans les derniers jours, ce transfert était prévu de longue date, il ne s'agissait que d'un confirmation.


Mercredi 10 Juin : Cristiano Ronaldo


Profitant de l'impact médiatique de ce premier transfert, il fallait donc pour Pérez frapper encore plus fort et il l'a fait. Non content de réaliser avec Kaka le second plus gros transfert de l'histoire, il jette de suite son dévolu sur C.Ronaldo.


Le numéro 7 de Manchester United, désireux de quitter Sir Alex et de rejoindre Madrid depuis plus d'un mois était jusqu'alors retenu par les club mancunien. Mais l'arrivée de Pérez change tout car ce dernier met 94 millions sur la table. Une offre que le club finaliste de la dernière Champion's League ne peut refuser.


En outre, il était dit que Cristiano partirait car il commençait à se croire plus important que le club et à chaque fois que cela s'est produit, Ferguson a laissé partir le joueur.


Cette somme improbable mais pourtant vraie sera versée et constitue la plus chère transaction dans l'histoire du football. Cristiano plus cher que Zidane de 19 millions d'euros! Le football ne connaît pas la crise et d'ailleurs par les temps qui courent, le montant a choqué jusqu'au Président Portugais!


Pérez va t-il trop loin ? Toujours est-il que la concurrence est déloyale rien qu'avec les autres clubs les plus riches. On n'ose parler de la L1. Le foot business a donc encore fait un pas vers l'intolérable.


Seulement un début...


Un début car des joueurs de toute l'Europe et parmi les plus grands du monde sont envoyés chaque jour à Madrid dans des rumeurs de sommes encore phénoménales: Ribery, David Villa, Benzema, Xabi Alonso...Aucun défenseur en somme, on reconnaît le style Pérez qui monte une dream team de l'attaque sans se soucier de la défense, de l'équilibre de l'équipe.


Certes cela médiatise encore plus le football mais en a t-il besoin ? Le football est un reflet de la société avec des riches toujours plus riches et des écarts de richesse grandissants. L'équité sportive est désormais en jeu.


Sportivement la Liga sera le championnat le plus suivi au monde, le plus alléchant peut être, mais se jouant seulement entre 2 clubs : Madrid et Barcelone.


Je souhaite bien du courage au nouvel entraîneur Chilien du Real Madrid Manuel Pellegrini, très compétent et rigoureux par ailleurs pour réussir à créer une équipe de toutes ces individualités.
C'est un autre monde que le petit Villareal et il le voit de suite.


Le Real suit-il la bonne voie ? On le saura avec les résultats du terrain.


Mais ce qu'on peut dire c'est que la politique suivie par ses dirigeants et par Pérez est très dangereuse pour l'univers du sport.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:22 0 commentaires  

Roland-Garros - Federer au septième ciel

A 27 ans il ne lui manquait plus que celui-ci, il l'a cherché, espéré, rêvé même et hier il l'a soulevé de ses 2 mains : le trophée des Mousquetaires en ce dimanche pluvieux de Juin est enfin revenu au désormais plus grand joueur de l'histoire du tennis mondial, le suisse Roger Federer.

La logique confirmée

La quatrième finale consécutive fut donc la bonne pour l'helvète et c'est un juste retour des choses, c'est la confirmation d'une domination du tennis mondial depuis presque 6 ans. La boucle est bouclée pour Federer.

Sur terre battue, lorsque Rafael Nadal n'est pas là, c'est bien lui le plus fort. 3 finales perdues contre ce dernier, l'une jouée sans lui et c'est le triomphe pour le natif de Bâle.

Après l'élimination au 3ème tour de Rafa par son adversaire en finale Robin Soderling et celle de Novak Djokovic nous nous sommes dit "Ça y est, c'est pour lui cette année, c'est le destin, la chance de sa vie...pourvu qu'il ne la laisse pas passer surtout". Et en immense champion il l'a saisie. La pression était en conséquence présente, plus forte qu'à l'accoutumée, c'est pourquoi il est passé très près de la correctionnelle en 8èmes de finale contre Tommy Haas (victoire en 5 sets après 2 manches et demi catastrophiques).

Suivirent une victoire impressionnante en 3 sets contre la Monf et le succès crucial du tournoi: la demi remportée au terme d'une lutte de plus de 3h 30 contre le colosse argentin Juan Martin Del Potro. Plus rien ne pouvait lui arriver dès lors, le titre lui était destiné.

Une finale maîtrisée

Mais en finale il rencontrait la grande surprise du tableau masculin le suédois Robin Soderling. Entraîné par son compatriote et prédécesseur en finale, Magnus Norman, la tête de série numéro 29, grand gaillard d'1m 93 a réalisé un parcours exceptionnel. David Ferrer, le Roi Nadal, Davydenko et Fernando Gonzales ont été sortis par le sécateur scandinave en moins d'une semaine, tous victimes de son immense service et de son coup droit dévastateur alimentés par un mental d'acier pour évoluer à un niveau de jeu tout bonnement impressionnant. Du jamais vu pour ce joueur qui n'avait jamais passé le cap des 8èmes en Grand Chelem jusqu'alors.

A l'entrée des 2 joueurs sur le court on s'attend donc à un combat de tous les instants entre sa majesté Roger et la surprise Robin. Mais il n'en fut rien. Le début de match refroidit le central, Soderling est tendu et encaisse un 6-1 Roger Federer qui tape bien la balle et met la pression sur son adversaire.

On sent dans le Chatrier une atmosphère particulière, les spectateurs s'attendent à vivre un moment magique et d'histoire.
Le second set est joué sur un rythme étrange jusqu'au tie-break dans lequel le numéro 2 mondial montre toute sa classe. Il le remporte facilement en passant 4 aces!
Enfin la 3ème et dernière manche est contrôlée par le bientôt nouveau papa avec un break d'avance malgré une légère tension sur la fin due à l'évènement. Score final 6-1; 7-6; 6-4.

Il faut noter la réaction de Soderling pas le moins du monde déçu, heureux de son tournoi à jamais gravé dans sa mémoire et content pour Federer également. En tout cas le géant de Goteborg nous a fait vibrer et a grandement participé au suspense et au spectacle formidable de ce Roland-Garros 2009.
Federer dans la légende

La balle de match au bout de laquelle Roger Federer met genoux à terre et fond directement en larmes est symptomatique du fait qu'il touche enfin son Graal, la Coupe des Mousquetaires, le seul titre majeur qu'il lui manquait et qui l'a fuit durant plusieurs années. Il n'a jamais pensé à une malédiction certes, mais au fil des ans l'écart entre Nadal et lui sur terre grandissait. Roger a eu raison d'y croire.

Pour sa 11ème participation Porte d'Auteuil, après tant de titres, de récompenses, d'années de domination, il accomplit enfin son rêve de remporter les 4 Grands Chelems comme l'ont fait André Agassi il y a 10 ans (qui lui a donné le trophée) et Rod Laver notamment. Il rentre encore plus dans l'histoire de son sport en égalant les 14 succès majeurs de Pete Sampras à seulement 27 ans!

Soderling dira que Federer est le plus grand joueur de l'histoire du tennis et en effet on peut quasiment l'affirmer désormais. Même si on ne s'en rend pas forcément compte, des champions comme cela on n'en rencontre que très rarement sur la durée d'une vie humaine.

Champion et humain exceptionnel, telle est la définition de Roger Federer.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:32 0 commentaires  

Roland-Garros - Kuznetsova brise la colosse Safina

Lors du dénouement du tournoi féminin de Roland-Garros 2009 cet après midi, Svetlana la plus expérimentée l'a emporté devant la super favorite et numéro 1 mondiale Dinara dans une finale féminine encore et toujours sans saveur et suspense bouclée au bout d'1 h 14 de jeu.



Une finale à oublier



6-4; 6-2, moins d'une heure et quart de jeu, le public du central comme l'année dernière lors de la finale Ivanovic-Safina n'a pas été gâté par le spectacle proposé par les deux jeunes femmes finalistes. En effet, dès l'entraînement on sent une Safina très tendue et elle ne réussira malheureusement pas à se libérer. Ce fut un vrai calvaire pour la petite soeur de Marat auteur d'un tournoi parfait jusqu'alors, impressionnante et pourtant échouant au final victime de ses nerfs...encore une fois. Même les spectateurs du Chatrier ont éprouvé de la tristesse pour la jeune Tsarine du tennis féminin accumulant les fautes directes, les mauvais déplacements et services. D'ailleurs la balle de match, soldée par une double faute de Safina n'a pas provoqué de réaction particulière de joie de sa compatriote victorieuse Kuznetsova.



Le sacre de Sveta



En pratiquant un jeu typique de terre battue, la 7ème mondiale (bientôt 6) a pris le dessus tennistiquement, psychologiquement et physiquement sur son adversaire et remporte une victoire méritée. La finaliste de 2006, spécialiste de terre comme Safina, décroche son Graal, le trophée des Mousquetaires, Roland Garros étant son tournoi préféré. Celle qui a reçu son titre des mains de son idole Steffi Graf réussit donc à remporter son second tournoi du Grand Chelem après l'US Open 2004. Cette championne de l'ombre, l'une des tenniswoman les plus régulières du circuit, mais rarement mise au premier plan a réalisé un tournoi exceptionnel de bout en bout.



Après un début de tournoi discret mais tout aussi expéditif que celui de Dinara Safina, la native de Leningrad vivant actuellement à Barcelone est petit a petit montée en puissance effaçant en 3 sets Radwanska en 8èmes puis Serena Willams dans un match épique en Quarts. La dernière marche pour arriver en finale du Samedi, pour moi la plus dure, fut de battre la révélation du tournoi, l'Australienne au physique impressionnant Samantha Stosur.



Cette finale était donc logique et comme souvent chez les dames, celle qui a été la moins prise par ses émotions et l'enjeu l'a emporté et aujourd'hui c'était le jour de l' expérimentée Kuznetsova contre la encore jeune fougueuse Safina même si les 2 sont de la même génération (23 ans).

Mais nul doute que la numéro 1 mondiale remportera enfin un tournoi du Grand Chelem si son niveau de jeu reste le même et après tout, elle n'a que 23 ans et tout l'avenir devant elle pour encore plus dominer le circuit féminin, ce qu'elle accomplit déjà aujourd'hui malgré sa défaite. Il lui faudra pour cela gommer sa fébrilité des grandes finales.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 21:54 0 commentaires  

Gomez au Bayern, c'est fait! Neuer, suivant sur la liste?

Le Bayern Munich annonce sur son site internet la prochaine signature de Mario Gomez. L’international allemand de 23 ans coûtera 30 incroyables millions d’euros au club bavarois, un record en Bundesliga!

Cette annonce a été faite à peine deux heures après que le club de Bavière ait annoncé son intérêt pour le portier allemand Manuel Neuer (Schalke 04). «Il y a, à l'heure actuelle, un seul gardien de but qui nous intéresse, c'est Manuel Neuer de Schalke 04. Nous avons informé Schalke 04 de notre intérêt» a affirmé le manager Uli Hoeness dans le journal "Sport Bild".

Publié parAnonyme à 15:03 0 commentaires  

Football - Wolfsburg Champion d'Allemagne!

En réalisant une démonstration face au Werder Bremen (5-1), Wolfsburg a remporté le premier titre de champion de son histoire. Il devance le Bayern, vainqueur de Stuttgart (2-1), qui finit troisième. En bas de tableau, Bielefeld accompagne Karlsruhe en deuxième division.

Victoire royale pour Wolfsburg, sur le fil pour le Bayern
Le serial buteur Grafite a encore frappé en ce 24 mai 2009! Wolfsburg, jamais battu à domicile cette saison, avait déjà tué le match à la 15e minute en menant 2-0 grâce à des buts de Misimovic (6e) et Grafite (15e). Prödl assoma ensuite ses propres coéquipiers en marquant contre son camp (26e). Diego tenta tant bien que mal de faire revenir son équipe à hauteur du leader mais Grafite encore une fois (56e) et Dzeko (74e) achevèrent le Werder en seconde periode...
Après une dure défaite en finale de la Coupe de l'UEFA, le Werder subit un nouveau revers et termine la saison à une peu glorifiante 10e place...
Wolfsburg, pour sa part, remporte le premier titre de champion d'Allemagne de sa courte histoire!

Le Bayern, quant à lui, a terriblement souffert face à Stuttgart (2-1) mais grâce à Van Bommel (59e), et Boulahrouz contre son camp (16e), les Bavarois s’imposent et assurent leur place dans pour la prochaine Ligue des Champions. Stuttgart devra passer par le tour préliminaire, tandis que le Hertha Berlin, lourdement atomisé à Karlsruhe (4-0), se contentera de l’Europa League (ancienne Coupe de l'UEFA), en compagnie du Borussia Dortmund.

Autres résultats:

Schalke 04 - Hoffenheim 2-3
Borussia Moenchengladbach - Borussia Dortmund 1-1
Cologne - Bochum 1-1
Karlsruhe - Hertha Berlin 4-0
Arminia Bielefeld - Hanovre 2-2
Energie Cottbus - Bayer Leverkusen 3-0
Eintracht Francfort - Hambourg 2-3

Publié parAnonyme à 00:29 0 commentaires  

Tennis - Le Come Back de Mauresmo


A 29 ans et après 2 saisons presque blanches, la native de Saint-Germain en Laye semble depuis le début 2009 être sur une meilleure passe et revient au fur et à mesure que la saison avance de plus en plus sur le devant de la scène de la WTA et donc du tennis féminin mondial.

Un début de carrière exceptionnel

Amélie Mauresmo débute sa carrière professionnelle en 1998 et éclot très rapidement au plus haut niveau comme en attestent ses résultats et ses classements en fin de saisons. Elle intègre le Top 10 en 1999 et ne le quitte pas de 2001 à 2006 se positionnant constamment dans les 5 meilleures joueuses du monde.

Elle atteint les sommets durant les saisons 2004, 2005 et 2006.

La victoire de l'équipe de France de Fed Cup fin 2003 est le début de sa période de domination sur le circuit. Ultra régulière, dotée d'un physique et d'une intelligence de jeu surtout bien au-dessus de la moyenne, elle parvient au classement de numéro 1 mondiale juste après l'US Open le 13 septembre 2004. Elle le restera plusieurs mois. Mais il faut attendre 2006 étrangement pour qu'elle remporte son premier grand chelem...en Australie (terre où elle s'était dévoilée toute jeune accédant à la finale). Sur sa lancée elle remporte Wimbledon son tournoi préféré : c'est l'apogée de sa carrière.

Moins de résultats, des pépins puis le doute...

Mais cette période faste de la joueuse tricolore s'enchaîne par 2 saisons très difficiles marquées par des soucis physiques, psychologiques, la fragilité de son mental étant son problème majeur (le mal français en général). En une année, elle passe de la troisième place mondiale à la 18 ème : un classement qu'elle n'a jamais connu !

Pire sa saison 2008 est quasi blanche même si son bilan victoires/défaites est positif (30 contre 19). Son meilleur résultat est une demi-finale au tournoi de New Haven c'est à dire un petit tournoi. En grand chelem son rendement est très médiocre : 1/32 èmes à Roland Garros, 1/16 èmes à Melbourne et à Wimbledon, 1/8 èmes à l'Us Open si bien que la leader du tennis féminin français est éclipsée par Cornet et Bartoli se retrouvant à la 24 ème place mondiale fin 2008.

Un changement de coach pour se relancer...

Cette saison se terminait sur l'inévitable le 29 septembre 2008 : la séparation du tandem Amélie Mauresmo - Loic Courteau, son entraîneur depuis 6 ans, son mentor, le coach de tous ses succès...
Voyant que leur collaboration ne marchait plus, les 2 amis ont préféré arrêter afin qu'Amélie puisse se relancer, retrouver de la nouveauté, de l'enthousiasme et les sommets.

Son remplaçant est le jeune Hugo Lecoq, choix qui symbolise le souhait d'une rupture et d'un nouveau départ.

...et petit à petit Amélie refait son nid

Après une bonne préparation hivernale, la banlieusarde regonflée à bloc, entame bien 2009 à Brisbane où elle joue une demi avant d'échouer à Melbourne au 3 ème tour, trop juste encore physiquement.

Son mois de Février est paradoxal. Deux défaites en Fed Cup contre l'Italie mais surtout le premier déclic pour Mauresmo dans son but de revenir au premier plan. Elle retrouve le succès devant son public lors de l'Open GDF Suez à Paris où elle bat consécutivement Radwanska, Jankovic et Dementieva, 3 des meilleurs teniswomen actuelles. Ce premier succès depuis environ 2 ans la fait revenir dans le Top 20 à la WTA.

Sa tournée américaine ensuite est correcte avant qu'intervienne le second déclic, un déclic individuel qui intervient dans la seule compétition collective, de groupe dans le tennis féminin : la Fed Cup. Opposée à la République Tchèque, la France défend sa place dans le groupe mondial. A cette occasion, Mauresmo renaît de ses cendres, sauve la France à elle toute seule grâce à 2 victoires en simple et une en double avec Dechy tandis que la jeune et prometteuse Cornet perd quant à elle ses 2 duels. Mauresmo redevient la fer de lance du tennis français dès lors et nul doute (connaissant son esprit collectif) que cette victoire a agit autant sur son moral que celle à Paris.

Ce renouveau est encore une fois confirmé sur la terre de Madrid où elle ne s'incline seulement qu'en demi contre la joueuse en forme du moment : la jeune et jolie danoise Wozniacki.

On ne peut donc pas s'empêcher de penser à quelques heures de l'ouverture de Roland Garros qu' Amélie Mauresmo a les capacités pour réaliser un beau tournoi. Peut être pas gagner c'est évident mais en tout cas réaliser un beau parcours Porte d'Auteuil en prenant du plaisir car de celui-ci elle en a été privé chaque année par une pression médiatique ingérable pour elle.

En tout cas, on espère que la presque trentenaire continue sa belle saison et pourquoi pas sa remontée vers le Top 10 dans lequel elle a toute sa place.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 23:35 0 commentaires  

Le Petit Dico Irrévérencieux du Foot Moderne

Après une première session Paris Saint-Germain, continuons nos définitions "irrévérencieuses" par un petit crochet vers la capitale des Gaules et plus précisément à Tola Vologe (centre d'entraînement de l'Olympique Lyonnais) où les caricatures ne manquent pas malgré la décennie dorée.
R

Une Loic Remy

C'est une énorme erreur de gestion d'effectif, c'est laisser partir un espoir du club et du foot français dans un club inférieur pour une petite somme. Résultat final : Remy flambe à Nice cette saison et est devenu l'un des attaquants les plus redoutés de L1 si bien que l'OL, qui possède une option de rachat sur celui que l'on surnomme le nouveau Henry, envisagerait de le récupérer cet été.

Toujours est-il que le bon Loic aurait été très utile à l'ogre Rhodanien aux pieds d'argile et qui plus est en panne offensive (mauvaise passe de Benzema) cette saison si Jean-Michel Aulas, Puel et Bernard Lacombe avaient décidé de le garder.

Bernard Lacombe (chargé du recrutement, de l'effectif), pilier du club, qui soit dit en passant accumule et accentue son nombre d'erreurs au fil des années sans que personne ne le remarque. Alors Nanard commente pour OL TV certes : "Allez Karim continues ! Prends là du pied gauche prends là !" (il ne vous entend pas si vous etes en tribunes) mais n'apporte plus tellement au staff et à Lyon en général.
On attend toujours le grand attaquant les gars ! Diego Milito n'avait pas le niveau pour l'OL selon eux je le rappelle...

A
Une Jean-Michel Aulas
Expliquer une défaite écrasante de l'Olympique Lyonnais en Ligue des Champions contre le FC Barcelone par une méthode particulière c'est à dire non pas par la confrontation en elle même (le terrain) comme c'est toujours le cas mais par la faiblesse du football français en général. Sacré JMA toujours auteur de discours que l'on attend pas !
J
Une Juninho
Se laisser tomber au moindre contact avec l'adversaire pour obtenir de l'arbitre un coup franc intéressant à jouer. C'est-à-dire pour lui jusqu'à la ligne médiane.

K

Une Kader Keita

Courir...courir et se perdre dans ses dribbles...tout en oubliant par moments le ballon et surtout ses partenaires...

D

Une Robert Duverne (préparateur physique de l'OL, de l'équipe de France et plus gros palmarès de blessés de la saison avec son collègue Gunner)

Préparer ses joueurs physiquement pour une saison entière et n'en voir quasiment aucun la finir sans avoir eu de pépins.

G

Une Govou

Dire chaque été que l'on veut partir à l'étranger, que l'on en a la possibilité et finalement toujours rester.

T

Être un Toulalan

Avoir un look de vieux, malgré tout 3 poumons et viser la barre transversale à chaque frappe.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 21:35 0 commentaires  

Petit Dictionnaire Irrévérencieux du Football Moderne

Le football évolue de plus en plus en vite, tout change: le physique des joueurs, les enjeux du football... mais quelque chose ne changera jamais, quelque chose qui a fait la légende du football, quelque chose que chaque fan de football a en lui... l'art de tailler les joueurs, les entraîneurs de foot qui ont tendance, comment dire, à être de sacrés phénomènes de foire. L'idée de ce dictionnaire m'est venu en regardant... Bernard Mendy. Le nom de ce joueur est devenu une de mes expressions footbalistiques favorites. Comment ? Vous le saurez en lisant ce petit dictionnaire ou recueil d'expressions, de mots venant tout droit de l'univers du football pour l'univers du football. Expressions que vous pourrez ressortir lors de vos soirées foot, PES (ou FIFA ça dépend des gens) avec vos potes (avec qui d'autres en même temps) et où l'expression "Espèce de Bernard Mendy" prendra tout son sens.

Commençons pour notre première édition par quelques expressions en rapport avec le PSG

E
Everton
Pas le club, le joueur du PSG. Joueur recruté à prix d'or, présenté comme une future star (brésilienne de surcroît) car surveillé de longue date qui en fait se révèle être mauvais, nul, pourri, inutile, j'en passe et des meilleurs.
Synonyme: Santos, quiche, jambon, arnaque

P
Une Fabrice Pancrate
Joueur ne sachant que courir. Ne lui demandez pas de faire une passe, de dribbler ou que sais-je encore (marquer un but par exemple), ne cherchez pas, il ne sait rien faire d'autre à part courir... tout droit.
NB: Attention à ne pas confondre avec le Bernard Mendy qui lui essaie de centrer (même si c'est derrière les buts... eh on peut pas faire deux choses à la fois).

I

Une Ibisevic
Joueur présenté comme un futur espoir, à qui on ne donne pas sa chance et qui quelques années plus tard se révèle être un excellent joueur.

M
Une Bernard Mendy
Joueur ne sachant que courir et qui ne sait/peut centrer qu'au troisième poteau, c'est-à-dire derrière les buts.

La suite bientôt

Publié parMomo à 21:48 0 commentaires