Transferts - Madrid: La folie Pérez
samedi 13 juin 2009
Une semaine après sa prise de fonction et son retour à la présidence du Real Madrid, Florentino Pérez, l'homme d'affaire espagnol de 62 ans a nommé Zinédine Zidane en tant que son Super Conseillé mais a surtout recruté dans la capitale ibérique les deux derniers ballons d'or à savoir le brésilien Ricardo Kaka et le portugais Cristino Ronaldo.
Un trésor de guerre
Lui qui fut président de la Maison Blanche de 2000 à 2006, fondateur des Galactiques avec les transferts de Figo, Zidane, Ronaldo ou encore Beckham, menant le Real au sommet de la planète foot en 2001 avec le sacre européen est donc revenu aux affaires d'une manière on ne peut plus spectaculaire.
Pérez a repris les rennes: seul candidat à la succession de Ramon Caldéron déchu, il avait prévu son retour depuis plusieurs mois. Le temps en fait de se constituer un véritable "trésor de guerre" pour refaire du Real la maison des Galactiques, Pérez le plus grand marchand de rêves du sport mondial possède des fonds considérables pour son projet.
Il est tout d'abord personnellement l'une des plus grandes fortunes du pays (PDG de Actividades de construccion y servicios) et est très proche du pouvoir.
De plus, le Real, pourtant endetté de 900 millions d'euros a hypothéqué plusieurs terrains lui appartenant et emprunté des millions aux banques.
C'est pourquoi Florentino est arrivé à la tête du club le plus titré du monde avec une enveloppe monstrueuse de 250 millions d'euros environ uniquement pour le marché estival afin de recruter et de rebâtir son équipe de rêve.
Lundi 8 Juin : Ricardo Kaka
Le premier gros coup date du début de semaine avec l'arrivée du ballon d'or 2007 Kaka en provenance du Milan AC pour 64 millions.
Milan ayant des dettes, le joueur ayant tout gagné et désirant un autre challenge malgré un bluff impressionnant dans les derniers jours, ce transfert était prévu de longue date, il ne s'agissait que d'un confirmation.
Mercredi 10 Juin : Cristiano Ronaldo
Profitant de l'impact médiatique de ce premier transfert, il fallait donc pour Pérez frapper encore plus fort et il l'a fait. Non content de réaliser avec Kaka le second plus gros transfert de l'histoire, il jette de suite son dévolu sur C.Ronaldo.
Le numéro 7 de Manchester United, désireux de quitter Sir Alex et de rejoindre Madrid depuis plus d'un mois était jusqu'alors retenu par les club mancunien. Mais l'arrivée de Pérez change tout car ce dernier met 94 millions sur la table. Une offre que le club finaliste de la dernière Champion's League ne peut refuser.
En outre, il était dit que Cristiano partirait car il commençait à se croire plus important que le club et à chaque fois que cela s'est produit, Ferguson a laissé partir le joueur.
Cette somme improbable mais pourtant vraie sera versée et constitue la plus chère transaction dans l'histoire du football. Cristiano plus cher que Zidane de 19 millions d'euros! Le football ne connaît pas la crise et d'ailleurs par les temps qui courent, le montant a choqué jusqu'au Président Portugais!
Pérez va t-il trop loin ? Toujours est-il que la concurrence est déloyale rien qu'avec les autres clubs les plus riches. On n'ose parler de la L1. Le foot business a donc encore fait un pas vers l'intolérable.
Seulement un début...
Un début car des joueurs de toute l'Europe et parmi les plus grands du monde sont envoyés chaque jour à Madrid dans des rumeurs de sommes encore phénoménales: Ribery, David Villa, Benzema, Xabi Alonso...Aucun défenseur en somme, on reconnaît le style Pérez qui monte une dream team de l'attaque sans se soucier de la défense, de l'équilibre de l'équipe.
Certes cela médiatise encore plus le football mais en a t-il besoin ? Le football est un reflet de la société avec des riches toujours plus riches et des écarts de richesse grandissants. L'équité sportive est désormais en jeu.
Sportivement la Liga sera le championnat le plus suivi au monde, le plus alléchant peut être, mais se jouant seulement entre 2 clubs : Madrid et Barcelone.
Je souhaite bien du courage au nouvel entraîneur Chilien du Real Madrid Manuel Pellegrini, très compétent et rigoureux par ailleurs pour réussir à créer une équipe de toutes ces individualités.
C'est un autre monde que le petit Villareal et il le voit de suite.
Le Real suit-il la bonne voie ? On le saura avec les résultats du terrain.
Mais ce qu'on peut dire c'est que la politique suivie par ses dirigeants et par Pérez est très dangereuse pour l'univers du sport.
Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:22
Libellés : Football