Tennis - Le Come Back de Mauresmo


A 29 ans et après 2 saisons presque blanches, la native de Saint-Germain en Laye semble depuis le début 2009 être sur une meilleure passe et revient au fur et à mesure que la saison avance de plus en plus sur le devant de la scène de la WTA et donc du tennis féminin mondial.

Un début de carrière exceptionnel

Amélie Mauresmo débute sa carrière professionnelle en 1998 et éclot très rapidement au plus haut niveau comme en attestent ses résultats et ses classements en fin de saisons. Elle intègre le Top 10 en 1999 et ne le quitte pas de 2001 à 2006 se positionnant constamment dans les 5 meilleures joueuses du monde.

Elle atteint les sommets durant les saisons 2004, 2005 et 2006.

La victoire de l'équipe de France de Fed Cup fin 2003 est le début de sa période de domination sur le circuit. Ultra régulière, dotée d'un physique et d'une intelligence de jeu surtout bien au-dessus de la moyenne, elle parvient au classement de numéro 1 mondiale juste après l'US Open le 13 septembre 2004. Elle le restera plusieurs mois. Mais il faut attendre 2006 étrangement pour qu'elle remporte son premier grand chelem...en Australie (terre où elle s'était dévoilée toute jeune accédant à la finale). Sur sa lancée elle remporte Wimbledon son tournoi préféré : c'est l'apogée de sa carrière.

Moins de résultats, des pépins puis le doute...

Mais cette période faste de la joueuse tricolore s'enchaîne par 2 saisons très difficiles marquées par des soucis physiques, psychologiques, la fragilité de son mental étant son problème majeur (le mal français en général). En une année, elle passe de la troisième place mondiale à la 18 ème : un classement qu'elle n'a jamais connu !

Pire sa saison 2008 est quasi blanche même si son bilan victoires/défaites est positif (30 contre 19). Son meilleur résultat est une demi-finale au tournoi de New Haven c'est à dire un petit tournoi. En grand chelem son rendement est très médiocre : 1/32 èmes à Roland Garros, 1/16 èmes à Melbourne et à Wimbledon, 1/8 èmes à l'Us Open si bien que la leader du tennis féminin français est éclipsée par Cornet et Bartoli se retrouvant à la 24 ème place mondiale fin 2008.

Un changement de coach pour se relancer...

Cette saison se terminait sur l'inévitable le 29 septembre 2008 : la séparation du tandem Amélie Mauresmo - Loic Courteau, son entraîneur depuis 6 ans, son mentor, le coach de tous ses succès...
Voyant que leur collaboration ne marchait plus, les 2 amis ont préféré arrêter afin qu'Amélie puisse se relancer, retrouver de la nouveauté, de l'enthousiasme et les sommets.

Son remplaçant est le jeune Hugo Lecoq, choix qui symbolise le souhait d'une rupture et d'un nouveau départ.

...et petit à petit Amélie refait son nid

Après une bonne préparation hivernale, la banlieusarde regonflée à bloc, entame bien 2009 à Brisbane où elle joue une demi avant d'échouer à Melbourne au 3 ème tour, trop juste encore physiquement.

Son mois de Février est paradoxal. Deux défaites en Fed Cup contre l'Italie mais surtout le premier déclic pour Mauresmo dans son but de revenir au premier plan. Elle retrouve le succès devant son public lors de l'Open GDF Suez à Paris où elle bat consécutivement Radwanska, Jankovic et Dementieva, 3 des meilleurs teniswomen actuelles. Ce premier succès depuis environ 2 ans la fait revenir dans le Top 20 à la WTA.

Sa tournée américaine ensuite est correcte avant qu'intervienne le second déclic, un déclic individuel qui intervient dans la seule compétition collective, de groupe dans le tennis féminin : la Fed Cup. Opposée à la République Tchèque, la France défend sa place dans le groupe mondial. A cette occasion, Mauresmo renaît de ses cendres, sauve la France à elle toute seule grâce à 2 victoires en simple et une en double avec Dechy tandis que la jeune et prometteuse Cornet perd quant à elle ses 2 duels. Mauresmo redevient la fer de lance du tennis français dès lors et nul doute (connaissant son esprit collectif) que cette victoire a agit autant sur son moral que celle à Paris.

Ce renouveau est encore une fois confirmé sur la terre de Madrid où elle ne s'incline seulement qu'en demi contre la joueuse en forme du moment : la jeune et jolie danoise Wozniacki.

On ne peut donc pas s'empêcher de penser à quelques heures de l'ouverture de Roland Garros qu' Amélie Mauresmo a les capacités pour réaliser un beau tournoi. Peut être pas gagner c'est évident mais en tout cas réaliser un beau parcours Porte d'Auteuil en prenant du plaisir car de celui-ci elle en a été privé chaque année par une pression médiatique ingérable pour elle.

En tout cas, on espère que la presque trentenaire continue sa belle saison et pourquoi pas sa remontée vers le Top 10 dans lequel elle a toute sa place.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 23:35  

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