Rugby : Grand Chelem - On l'attendait, ils l'ont fait !



Au terme d'un match âpre et joué sous des conditions dantesques contre nos meilleurs ennemis Anglais, le XV de France remporte le 9ème Grand-Chelem de son histoire.
Assurés de la victoire dans le tournoi après la défaite de l'Irlande face à l'Ecosse, les joueurs de Marc Lièvremont sont allés au bout d'eux-memes pour vaincre la Rose, redoutable hier, sur le score de 12 à 10.

Retour sur un Tournoi des 6 Nations maîtrisé de bout en bout où l'on a pu constater la naissance d'un groupe à l'avenir on l'espère radieux.

Un Tournoi Maîtrisé

L'aventure commence le dimanche 7 février dans la grisaille d'Edimbourg. Les Bleus l'emportent alors sans convaincre 19 à 8, grâce à deux exploits de Bastareaud, contre une Ecosse accrocheuse comme tout au long du tournoi. Mais lors d'un premier match à pression, le principal reste le résultat en dépit de la manière.

Car la manière est au rendez-vous une semaine plus tard au Stade de France face au XV du trèfle. Après un début de match d'une intensité extrême pendant lequel les Irlandais ont failli prendre l'ascendant, les Français à la faveur d'un pack et d'une mêlée énormes asphyxient petit à petit les Verts. Score final 33 à 10 dans cette rencontre référence pour la bande à Dusautoir contre les champions d'Europe en titre invaincus depuis 13 matchs à l'époque.

L'équipe est inchangée pour le déplacement à Cardiff, préparé dans l'euphorie du défi contre l'Irlande. Il fallait alors confirmer, chose peu évidente dans l'histoire du sport français et depuis que ce nouveau staff est en place (jamais 3 victoires consécutives en effet).

La première mi-temps est à sens unique comme en témoigne le tableau d'affichage à la pause (0-20). Sur leur lancée, les Français anéantissent l'enthousiasme des Gallois et interceptent deux ballons qui vont à l'essai grâce à Palisson et Trinh-Duc. La défense inversée proposée par les Bleus est fatale aux Diables Rouges. Ces derniers confirment leur surnom lors du second acte, d'un tout autre acabit puisqu'ils le remportent 20 à 6 avec deux essais. Les Tricolores ont plié mais n'ont pas rompu. Ils s'imposent de six points (20-26).

La rencontre face à l'Italie deux semaines plus tard est une formalité tant l'entame de match est parfaite, ne laissant aucun espoir aux Transalpins. Elle permet également de tester le virevoltant Castrais Marc Andreu et de laisser au repos Bastareaud, pas ménagé depuis son retour à la compétition, ceci en vue du dernier match contre l'Angleterre. 6 essais à 2 pour un score fleuve de 46 à 20.

Le Grand-Chelem se jouait donc hier, devant 80 066 spectateurs (record à Saint-Denis), sous une pluie battante contre la "perfide Albion". Un drop de Trinh-Duc lance le match avant que l'arrière Foden n'aille en terre promise et ne douche encore plus froidement les Tricolores. Mais aidé par un public extraordinaire, le XV du Coq ne panique pas et reprend la main sur le match en dominant sur les fondamentaux, notamment la mêlée ce qui pousse à la faute les Anglais. Parra convertit au pied. 12-7 à la pause.

La seconde période est stressante car les Anglais, formidables compétiteurs, sont dangereux et la France tendue par l'enjeu. Celle-ci ne procède plus que par "pick and go" au ras tels des Brittaniques tandis que l'Angleterre joue à la française. Malgré l'entrée de Johnny Wilkinson, le collectif français tient, la gestion pragmatique des conditions a fonctionné (12-10). La France remporte le Grand-Chelem.

La Naissance et la Victoire d'un Groupe

Si la France a pu glaner ce 9ème Grand-Chelem, c'est bien sur grâce à la force de son collectif et à l'état d'esprit qu'il règne dans cette équipe. La bonne ambiance, le sérieux et la rage de vaincre transpirent sur le rectangle vert à chaque sortie du XV. Le symbole de cette solidarité est le pack des avants, irrésistible dans tous les matchs, permettant aux trois quarts de s'exprimer au mieux et emmené par Servat, Nallet et Dusautoir.

C'est une évidence, Lièvremont, N'Tamack et Retiere ont trouvé leur groupe, tout du moins leur formation type ainsi que leur Capitaine en la personne du Black Destroyer Dusautoir aussi bon sur le terrain qu'en dehors.

En effet, dix joueurs ont joué tous les matchs du Tournoi, le 8 de devant semble s'imposer, la charnière également, la paire de centres et Poitrenaud à l'arrière aussi. Seuls les postes d'ailiers restent plus ouverts suite à la compétition et en considérant le vivier français à ce poste. Bref, les positions paraissent établies et claires dans la tête du sélectionneur, une grosse ossature se dégage en vue de la Coupe du Monde en 2011.

Ce qui est intéressant est que chaque nouveau est de suite intégré, comme Lapandry ou Andreu ce qui provoque une osmose entre jeunes prêts à en découdre et anciens expérimentés tels Harinordoquy (3 Grands-Chelems) ou Jauzion ("le papa des lignes arrières") toujours aussi morts de faim.

Un Futur Prometteur

Une chose est sure, si le XV de France poursuit dans cette voie, il sera l'un des favoris en Nouvelle-Zélande. Mais le chemin est long, les blessures possibles (ex: Michalak, Elissalde, Rougerie...ces dernières semaines) et l'excès de confiance vite arrivé pour une France toujours meilleure outsider.

Toujours est-il que cette équipe a trouvé une âme qu'elle a greffé à son talent, que son réservoir est important et que son staff fait un travail remarquable dans une grande sérénité et avec beaucoup d'intelligence. Les Bleus sont arrivés à maturité.

Tout est donc réuni pour que cette équipe continue ainsi, espérons le. Le rugby français a un avenir qui se veut radieux.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 18:35 0 commentaires  

Formule 1 2010 : C'est parti!

Bonjour à tous! Tout d'abord laissez-moi me présenter, je suis Mo, nouveau venu sur ce blog grâce à l'accueil chaleureux de mon compère Miklu. Je me consacrerai essentiellement à l'actualité de la Formule 1.

Merci d'être indulgent au début, les articles s'amélioreront avec le temps.

2010 : Un championnat incroyablement attendu.

Dans l'histoire de la Formule 1, de nombreuses saisons ont été longuement attendues par les fans. Mais celle-ci a un caractère bien particulier. En effet, tout d'abord il faut noter la présence de quatre nouvelles écuries :

- BMW Sauber (qui n'a plus de BMW que le nom officiel vu qu'elle court avec un moteur Ferrari). Cette équipe a fait des essais hivernaux très prometteurs en se plaçant régulièrement en haut de la feuille des temps. Il est vrai qu'elle bénéficie de tout le travail de recherche effectué l'année dernière par l'équipe BMW qu'elle a racheté. Les pilotes sont Pedro de la Rosa et Kamui Kobayashi.

A vrai dire l'équipe Sauber n'est pas complètement nouvelle en Formule 1 car elle a déjà participé au championnat du monde entre 1993 et 2005... Avant d'être racheté par BMW.C'est dans cette écurie qu'a débuté le champion du monde 2007 Kimi Räikkönen en 2001.

- Lotus. La légendaire équipe Lotus est de retour. Elle n'a plus grand chose à voir avec son illustre ainée. (7 titres des constructeurs et 6 titres pilotes!). Elle dispose principalement de capitaux malais. Mais la volonté de faire revivre "l'esprit" de l'écurie qui inventa entre autre le châssis monocoque, qui fut la première équipe de F1 à avoir des ailerons (Monaco 1968), et qui inventa les célèbres "jupes" assurant un effet de sol extraordinaire.

Pour s'assurer une progression rapide, l'écurie qui part pourtant de zéro, a embauché le célèbre directeur sportif Mike Gascoyne. La T127 aura comme pilotes : Jarno Trulli et Heikki Kovalainen.

- HRT et Virgin Racing. Deux équipes partant de rien et dont on ne sait pas grand chose. La Virgin a été entièrement conçu par ordinateur (sans soufflerie) et l'HRT sort un peu d'on ne sais où. Ces deux équipes vont surement éprouver de nombreuses difficultés.

Au delà de ces quatre nouvelles écuries, deux noms de légendes viennent compléter cette saison 2010 : Senna et Schumacher. En effet, le neveu du légendaire pilote brésilien fera ses débuts au grand prix de Bahreïn sur l'HRT. Et le septuple champion du monde allemand vient entamer une deuxième carrière chez... Mercedes GP.

Il y aura donc 4 champions du monde cette année sur la grille (une première depuis 1999): Michaël Schumacher (7 titres: 94, 95, 2000, 01, 02, 03, 04), Fernando Alonso (2 titres: 2005,06), Lewis Hamilton (1 titre: 2008) et Jenson Button (1 titre 09). Sans oublier le jeune prodige survolté allemand qui lui ne rêve que du titre : Sébastian Vettel.

Enfin les pneus avant seront plus étroits et les ravitaillements en carburants interdits durant la course. (Les voitures partent donc avec le plein au départ) Voilà qui devrait nous assurer d'une excellente saison 2010!

Publié parMHL à 16:49 0 commentaires  

Tennis - Caroline, étoile montante...

Depuis bientôt 2 ans, et la retraite (avortée depuis) de Justine Henin, le tennis féminin se cherche une numéro 1. Pas moins de 11 changements de leadership ont eu lieu depuis ce 19 mai 2008 dont les passages éphémères des serbes Jankovic et Ivanovic...
Et voilà que depuis quelques mois, Carolina Wozniacki, se rapproche de manière de plus en plus insistante du sommet de la hiérarchie mondiale. Au prochain classement de la WTA, lundi 22 mars, elle montera pour la première fois sur la 3eme marche du podium. Portrait...

Un destin écrit

Comment cette jeune danoise d'origine polonaise aurait elle pu ne pas devenir sportive de haut niveau? Avec un père ancien joueur de football professionel, une mère ancienne membre de l'equipe polonaise de Volley Ball et un frère footballeur évoluant à Frem, en deuxième divison au Danemark, elle se devait d'en faire autant. Cette magnifique demoiselle (1m77, 58kg) né le 11 juillet 1990 à Odense ne s'est pas contenté de faire "juste" aussi bien...

Une carrière précoce


La belle blonde toucha sa première raquette à l'age de 7 ans, son père étant son premier coach. Dès son adolescence et les premiers tournois juniors, elle se fit remarquée. A même pas 15 ans, elle ouvrit son palmarès par une finale junior a l'Open d'Australie. L'année suivante, elle continua sur sa lancée en remportant son premier "grand" titre à Wimbledon junior, ainsi qu'en effectuant une autre finale à l'US Open en faisant preuve déjà d'une excellente défense et d'une couverture de jeu exceptionnelle.

Mais ce petit bout de femme de 16 ans voulait déjà faire son entrée dans la cour des grandes et dès 2007 elle participe a ses premiers tournois du grand chelem. Cette saison qu'on pourrait appeler "de transition" ne va guère lui réussir mais lui permettra néanmoins d'engranger de l'expérience en côtoyant les meilleures joueuses mondiales (comme lors de sa défaite face a Venus Williams en demi finale à Tokyo (6-3/7-5)) et de faire son entrée dans le top 100 (64ème).

Les premiers titres

Lors de l'année 2008, a à peine 18 ans, la belle longueur de balle de Caroline Wozniacki va alors lui permettre de réaliser ses premières grandes performances en accrochant plusieurs lignes a son Curriculum Vitae.

Les grands chelems ne lui sourissent peu. En effet, elle connait quatre échecs (deux en 16ème, deux en 8ème) contre les serbes Ivanovic (Melbourne, Rolland Garros) et Jankovic (Wimbledon, US Open).


Mais la danoise ne se laisse pas abattre par le sort facétieux en dominant les tournois de Stockholm (Tier IV), New Haeven (Tier II) et Tokyo (Tier III). Elle n'est pas loin de conclure son année par une victoire lors du prestigieux tournoi de Luxembourg mais elle doit s'incliner contre Elena Dementieva après de nombreuses balles de match non converties...
Elle termine alors la saison a la 12ème place mondiale, a deux pas du top 10.

La confirmation

Le classement de la jolie danoise ne lui permet maintenant plus de jouer sur l'effet de surprise face aux cadors du circuit. Ses adversaires se méfient maintenant de son intensité de balle, de sa régularité et de sa capacité à ne pas faire de fautes.


Les grands chelems ne lui réussissent pas plus que l'année précédente. Lors des trois premiers (Melbourne, Rolland Garros et Wimbledon), elle n'arrive pas à produire le jeu correspondant à son classement et s'incline encore lors des 8èmes ou 16èmes de finale. Elle accroche néanmoins 5 finales et 3 nouveaux titres a son palmarès.


Et la confirmation qui se faisait tant attendre arrive enfin. Lors de l'US Open, elle se hisse jusqu'en finale, en sortant Kuznetsova, où elle doit s'incliner contre la revenante Kim Clijsters (7-5/6-3) malgré une défense impressionnante face au jeu puissant de la belge. Cette finale apporte un vent de fraicheur pour le tennis féminin, grâce au beau jeu huilé de Carolina, qui s'oppose au "tout en puissance" de plus en plus de tenniswomen.


Au niveau du classement, elle continue son irresistible ascension en se placant à la 4ème place mondiale avant ses 20 ans, performance de haut vol.

A suivre...

Le début de saison 2010 de la droitière est plus poussif qu'a l'accoutumée, avec un nouveau statut à assumer. Elle s'incline en 8ème de finale a l'US Open mais conserve sa 4ème place à la WTA. Mais grâce à son expérience, bien qu'encore très jeune, Carolina a su rebondir très vite et dispute demain sa première finale de Tier I à Indian Wells, contre Jelena Jankovic. Même si défaite il y a (ce que l'on ne lui souhaite pas), elle doublera Svetlana Kuznetsova et Dinara Safina au classement mondial, et s'emparera ainsi de la deuxième place dès lundi prochain.


Si la danoise, qui a élu résidence à Monaco, continue d'évoluer à cette vitesse folle, c'est une numéro 1 mondiale en puissance à coup sur. Sa marge de progression est encore énorme à même pas 20 ans... Sera-t'elle la grande championne du tennis féminin que tout le monde attend depuis le déclin de la belge Justine Henin? Seul l'avenir nous le dira...

Publié parAnonyme à 14:54 0 commentaires  

Athlétisme - Tamgho déploie ses Ailes


Hier soir, sur les coups de 17 h à Doha, Teddy Tamgho n'a pas seulement réussi l'incroyable performance de devenir Champion du Monde en salle, il a aussi au terme d'un triple saut somptueux battu le record du monde de la discipline.

Deux ans après ce même titre en plein air chez les juniors, le parisien de 20 ans, licencié au CA Montreuil s'est ainsi dévoilé de la plus belle des manières aux yeux du grand public et se positionne comme LA future star de l'athlétisme français.

Teddy n'est pas arrivé à ce niveau par hasard bien que son succès d'hier soir laisse sans voix. Je dirais même que l'on attendait avec impatience le jour de son premier coup d'éclat chez les seniors. Ce surdoué d'1 m 87 pour 82 kilos est l'archétype du sauteur : rapide, félin, doux sur ses appuis et extrêmement puissant naturellement, notamment grâce à ses cuisses. Le travail effectué avec sa cellule est également remarquable depuis plusieurs années. Il ne faisait donc aucun doute que son heure arriverait tôt ou tard. Et celle-ci arriva ce 14 mars 2010, jour où l'homme de la capitale prit son envol.

Il permet également à l'équipe de France de repartir avec un titre suprême, elle qui réalisait jusque là de piètres championnats.

17 m 90 en 3 bonds.

Certes il reste loin de la marque improbable détenue par le goéland Jonathan Edwards en plein air (18, 29m), mais la sienne devient la référence désormais en salle. Il atterrit sept centimètres plus loin que l'ancien record codétenu par Olsson et le cubain Urrutia.
Des cubains, il en devance deux justement sur le concours d'hier à savoir Betanzos (17, 69m) et Giralt (17, 36m). Le revenant et vieillissant Christian Olsson est 4ème (17, 23m) bien que toujours aussi esthétique sur le sautoir.

Teddy Tamgho est donc allé chercher ce titre et ce record, avec les tripes, au mental, sur son 6ème et dernier essai. On espère que Doha sera le début d'un règne sur le triple saut mondial pour celui qui est d'ors et déjà le Prince de l'athlétisme tricolore.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:40 0 commentaires  

J.O suite Bilan : Les Déceptions



Après avoir relaté les réjouissances françaises de cette quinzaine blanche, passons désormais aux choses qui fâchent. Si dans les disciplines précédemment évoquées les favoris ont failli, ils ont parfaitement été rattrapés par des outsiders profitant profitant du jour-J pour se dévoiler.

Cela ne s'est malheureusement pas répété pour l'équipe de France de ski alpin.

Arrivée au Canada avec de grosses ambitions et une délégation fournie, les skieurs français n'ont jamais paru dans le coup et même capables de combattre pour la médaille. Les épreuves de vitesse ne débutant pas de la meilleure des façons, la pression s'est de jour en jour greffée sur les épaules de tous les skieurs avec la peur du zéro pointé en prime. Résultat : nos deux plus belles chances à savoir Aubert et Lizeroux sur les slaloms n'ont pu retranscrire cette pression en rage de vaincre comme on l'aurait espéré.

Il ne s'agit pas de jeter tout le travail de cette année car les résultats sont présents en coupe du monde (16 podiums, 4 victoires). Il s'agit de s'interroger sur la préparation de cet évènement planétaire qui pour nos athlètes semblait "une course comme les autres". J'ai souvent entendu ce discours "il n'y a pas que les J.O pour nous skieurs, Eurosport nous suit toute l'année, le titre olympique n'est pas un graal". Ne serait-ce pas également le cas des biathlètes par exemple ? Pourtant, pour eux, les J.O c'est plus fort que tout.

Il ne faudrait pas que le ski alpin snobe cette compétition à l'avenir et il n'y avait qu'à voir l'incompréhension d'Antoine Deneriaz à ces dernières paroles pour se rendre compte du léger malaise.

Un autre malaise, celui dans lequel s'est retrouvée l'équipe de France de sports de glace. Le fiasco de Brian Joubert, désormais le "petit con" le plus célèbre de France, a plongé l'athlète et la fédération toute entière, de par l'intervention de son Président, dans une polémique jamais vu auparavant. L'entière préparation et personnalité du champion a été remise en cause par la direction et par lui meme dans une autocritique à chaud d'une rare violence et sincérité dans le milieu du sport.

Isabel Delobel et Olivier Schoenfelder ont eux tiré leur révérence à la compétition tout en classe, le mot qui définirait le mieux leur couple toujours aussi séduisant.

Coup de chapeau également à notre équipe de curling et à Alexis Contin qui a trop discrètement pris une formidable quatrième place sur 10 000m en patinage de vitesse.

Ces Jeux Olympiques de Vancouver furent donc bons pour la France avec un record de médailles égalé. Cependant, le petit nombre de titres olympiques (deux) nuance le bilan quantitatif de podiums. C'est en effet la limite de ces Jeux des outsiders car ceux-ci n'ont pas la faculté par la suite de l'emporter, peu habitués à jouer les premiers rôles. Ils se "satisfont" donc de la médaille au lieu d'aller chercher la victoire ce qu'aurait fait un favori dans la même position.

La jeune génération est prometteuse et importante en nombre, quatre ans c'est long et je n'aimerais pas me vieillir trop vite, mais Sotchi est quand même d'ors et déjà en ligne de mire et j'ai personnellement hâte d'y être.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 21:49 0 commentaires  

JO Vancouver : Le Bilan Français



Après 15 jours de compétition tous plus intenses les uns que les autres, se sont terminés sur le sacre du Team Canada en hockey sur glace et dans la fête ces jeux olympiques de Vancouver. Une fin parfaite donc pour un peuple qui a réussi son pari ainsi que ses J.O. En effet et comme l'a dit le Président du C.I.O Jacques Rogge, ces Jeux furent un succès.

Que ce soit sur le plan sportif avec des performances, suspenses, spectacles incroyables ou dans les tribunes ainsi que dans la ville même, la convivialité et la chaleur ont marqué l'évènement. Ce ressenti à des milliers de kilomètres du lieu et simplement de par la retransmission impeccable de France Télévisions n'est sans doute rien comparé à l'ambiance qui régnait chez nos cousins canadiens. Ceux-ci ont une fois de plus montré leur amour du sport, leur talent en remportant le classement des nations et leur hospitalité légendaire désormais.

Toutes les bonnes choses ont une fin même si l'on aimerait qu'elles durent indéfiniment et nos essaierons d'en faire le bilan (très tardif pardon), calmement, de ce vent de fraîcheur qui fit du bien aux sens et au temps.

Merci au Biathlon et au Snowboard

Six médailles pour le biathlon, trois pour le snowboard, on peut dire que ces disciplines ont à elles seules porté l'équipe de France olympique durant cette quinzaine. Elles ont aussi contrebalancé le fiasco du ski alpin et des sports de glace sur lesquels nous reviendrons.

Ski Nordique :
Grand pourvoyeur de médailles depuis Albertville, le biathlon n'a pas failli à sa réputation à Vancouver.

Dès le premier jour, Marie Dorin va chercher sur le sprint une médaille de bronze surprise. La jeune femme pleine de spontanéité a permis à toute l'équipe de parfaitement se lancer. 24 heures plus tard, c'est le discret et travailleur Vincent Jay qui dégaine et skie le plus vite sur le 10kms sprint messieurs. Le français le moins attendu remporte à 24 ans l'or olympique. S'en suivent deux médailles de bronze sur les poursuites du même Vincent Jay et de Marie-Laure Brunet, tous deux fiancés.

Quatre médailles en quatre courses et déjà un record égalé par rapport à Turin. Celui-ci sera battu lors de la Mass-start hommes lorsque l'avion Martin Fourcade prit son envol. Inarretable sur la piste, le petit frère de Simon décroche l'argent malgré trois fautes au tir et ce pour son premier podium élite. Ce feu d'artifice des biathlètes se clôture avec la seconde place du relais féminin composé de Brunet, Becaert, Dorin et Bailly qui effectue sa dernière saison et qui porta le drapeau français lors de la cérémonie de clôture. Un regret, il est pour Simon Fourcade et Vincent Defrasne qui repartent sans breloques de Whistler.

Ce bilan de cette discipline malgré le peu de licenciés est tout simplement fantastique.

La réussite de ce sport contraste avec la déception des fondeurs.
Vaillance, prises de responsabilités et efforts n'ont pas suffi pour accrocher un podium pour Vittoz et sa bande. A leur niveau tout au long de la quinzaine, les français sont soit tombés sur plus forts qu'eux ou ont soit joué de malchance dans les moments cruciaux pour espérer une médaille. Toujours est-il que le ski de fond tricolore ne s'est jamais porté aussi bien, a porté haut les couleurs françaises et peut être fier du travail effectué depuis un peu plus de 10 ans. Toutefois, la tristesse de voir un champion aussi exceptionnel que Vincent Vittoz échouer encore aux pieds du podium est réelle.

Jason Lamy-Chappuis (photo) est le seul de nos favoris pour l'or à avoir tenu son rang. 5ème du saut sur le petit tremplin, il réalise une course de fond parfaite, tout en attente et en tactique, avant de régler tout le monde dans les derniers hectomètres et notamment l'américain Johnny Spilane. "Jez" rejoint Fabrice Guy au palmarès. Le jeune homme de Bois d'Amont est LE français de ces J.O de par sa simplicité, sa sympathie et sa décontraction. Floué dans l'autre épreuve individuelle par l'organisation, il faillit également emmener le relais sur le podium.

Ski Acrobatique et Ski Cross

En ski de bosses, Guilbaut Colas est passé tout près. Premier de la qualification et impressionnant, puis le plus rapide en finale, il contrôle mal son second saut et la sanction des juges est immédiate. Dommage.
Pour sa première apparition, aux Jeux, le ski-cross n'a pas déçu. Encore plus spectaculaire que le snowboard cross, la discipline nous a offert une médaille de bronze par Marion Josserand alors que tout le monde attendait Ophélie David, victime d'une chute.

Snowboard

Honneur à Mathieu Bozzeto, 36 ans, qui en slalom géant parallèle rapporte à la France sa dernière médaille, bronzée, mais peut etre celle la plus tintée d'émotion. En souvenir de Karine Ruby, le vétéran est allé chercher au mental cette récompense de toute une vie, après tant de places d'honneur. Un coup de coeur.

En snowboard-cross, ce sont encore les outsiders qui ont brillé. Pierre Vaultier, leader de la coupe du monde, et les frères De Le Rue défaillants, c'est le jeune Tony Ramoin qui gravit la 3ème marche du podium tout en opportunisme. Chez les filles, Deborah Antonioz la snowboardeuse des Gets décroche l'argent profitant de deux chutes en finale.

Même s'il repart sans médaille d'or de Vancouver, le snowboard français a réussi ses Jeux et perpétue le traditionnel succès de ce sport pour notre nation.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 18:59 0 commentaires  

Vancouver 2010 - Les Chances Tricolores


Le Comité National Olympique (CNOSF) a tablé sur un objectif de 10 médailles pour cette quinzaine canadienne soit un podium de plus qu'il y a quatre ans à Turin où la France en avait récolté neuf en tout. Alors évidemment les objectifs sont fixés pour être battus mais celui-ci parait réaliste compte tenu de la concurrence toujours plus importante et des forces en présence. Cela dit, si la France venait à ramener de Vancouver moins de médailles qu'en Italie, il s'agirait d'une véritable contre performance même si l'équipe olympique est en transition.

Les J-O de Pékin s'étaient soldés sur un record pour la délégation tricolore, alors pourquoi pas battre au Canada celui de onze médailles réalisé à Salt Lake City en 2002 ?

Aperçu des meilleurs espoirs français, certains seront déçus, d'autres apparaîtront et créeront des surprises comme à chaque fois, car un français n'est jamais meilleur que lorsqu'il est outsider.

Honneur à la discipline de notre porte-drapeau Vincent Defrasne à savoir le biathlon, qui avait à elle seule ramené quatre médailles de Turin dont deux titres. La force des Bleus est ici leur collectif et par conséquent les deux relais sont potentiellement médaillables, en attestent leurs résultats en coupe du monde. Individuellement, la France comptera sur Sandrine Bailly chez les filles et surtout sur les frères Fourcade chez les garçons en espérant que Defrasne réalisera un coup à l'expérience.

L'une de nos plus grandes chances se nomme Jason Lamy-Chappuis. Celui que les Américains ont essayé d'enrôler à ses débuts est le petit prince du combiné nordique, alliant le saut à skis et le ski de fond. "Jez" essaiera de monter sur la boite au moins une fois sur les trois épreuves qu'il disputera (le sprint dimanche soir, par équipes et le Gundersen grand tremplin) pour continuer sa formidable saison qui lui permet de caracoler en tête de la coupe du monde. Il faudra être présent les jours J et ne pas succomber à la pression mais ce n'est pas le style de la maison.

Le patinage artistique pourrait bien nous rapporter deux médailles. En danse, Isabel Delobel et Olivier Schoenfelder sont de retour au meilleur des moments à la compétition avec des nouveaux programmes très bien évalués par des experts. Leur style de patinage si singulier et si esthétique raviera on l'espère public et surtout juges. Réponse dans la nuit du 22 février.

Frustré de sa troisième place aux derniers championnats d'Europe, Brian Joubert qui était alors court physiquement a travaillé son physique et peaufiné sa technique pour réaliser son rêve : décrocher une médaille olympique. Tel un gladiateur prêt à rentrer dans l'arène, le Poitevin se dit prêt à "manger ses adversaires" et à en découdre sur la glace. Nous souhaitons tous qu'un Pluschenko au sirop d'érable ne soit pas trop indigeste pour lui.

Le ski alpin est notre plus forte discipline en nombre d'engagés. Orpheline de son fer de lance Jean-Baptiste Grange blessé, l'équipe de France a tout de même de grandes ambitions. De plus, elle réalise toujours des surprises et exploits à l'instar de Carole Montillet en 2002 ou Antoine Deneriaz en 2006 sur les descentes. Nos yeux se tourneront donc vers Julien Lizeroux et Sandrine Aubert sur les slaloms et sur les féminines en vitesse que ce soit Marie Marchand-Arvier ou Ingrid Jacquemot toutes deux auteurs de podiums cet hiver, sans oublier Tessa Worley et Barrioz en géant.

En ski de bosses, Guilbaut Colas essaiera de suivre les traces d'Edgar Grospiron en allant chercher une médaille mais la concurrence est rude avec notamment la présence du tenant du titre australien. A 33 ans, Ophélie David reine du skiercross veut terminer sa carrière sur le titre ultime. Pour la première participation de ce sport aux jeux olympiques, l'ex-Hongroise qui survole les parcours depuis 2004 est une de nos plus grandes possibilités d'or.

En ski de fond, l'homogénéité française rend cette équipe redoutable. Avec Vittoz, Jonnier, Gaillard et Magnificat, une médaille au moins est envisageable pour faire aussi bien qu'il y a quatre ans et l'argent de Darragon sur sprint.

Pour finir, le danger viendra de partout en snowboard. Boardercross, slalom géant parallèle ou half pipe, autant de disciplines spectaculaires dans lesquelles les français brillent. Pierre Vaultier est le favori incontesté du boardercross en tant que leader de la coupe du monde. Il sera accompagné des frères De Le Rue dont le benjamin avait ramené l'or de Turin. Mais attention à la désillusion dans ce sport à risques et de contacts. En half pipe, Mathieu Crepel visera un podium tout comme le vétéran Mathieu Bozzetto en slalom pour cloturer sa carrière en beauté, avec une pensée pour Karine Ruby, décédée l'an dernier.

Pourvu que ces espoirs soient convertis en métaux précieux, bilan dans quinze jours.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 15:54 0 commentaires  

Vancouver 2010 - Une Quinzaine de Glisse !


C'est dans la nuit de Vendredi à Samedi que s'ouvrent les Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver. A partir de demain donc, plus besoin de sortir votre nez dehors pour voir de la neige, le cirque blanc tout entier s'invite chez vous pendant quinze jours. Alors allumez un feu, enfilez un casque et laisser vous aller.

Les Jeux d'hiver sont une compétition moins prestigieuse peut être car beaucoup de sports sont méconnus, moins suivie et médiatisée, c'est sur, comparée à leur grande soeur d'été, mais restent un évènement mondial et à part rassemblant des sports ancestraux tel le ski de fond ou bien naissants comme le boardercross.

Entre planches, patins, sapins, jumps, chutes, grands frissons et suspense, ceux-là s'annoncent comme à chaque fois spectaculaires, surtout avec un C.I.O qui incorpore au fur et à mesure les disciplines freestyle issues des X-Games dans le cercle olympique. Les athlètes rivalisent en repoussant toujours plus loin leurs limites ainsi que leurs sensations.
Leurs sensations en rapport à la glisse notamment, le mot que l'on entendra le plus très probablement et par rapport aux éléments car c'est là toute la beauté de ces J-O en grande partie extérieurs : le lien avec la nature.

L'esthétisme, la vitesse, l'effort, le panache, la technique, tous les qualificatifs ne seraient pas de trop pour définir l'ensemble des épreuves diverses et variées qui se dérouleront dans le domaine de Whistler ou dans Vancouver même. De la luge au curling en passant par le biathlon ou encore le ski de bosses, il est certain que cette quinzaine de la glisse amènera passion, enthousiasme et émerveillement à vos yeux curieux, initiés ou profanes.

Et comme les temps sont durs et froids, et même si cela pourrait paraître paradoxal, rien de mieux qu'une cure de sports d'hiver pour réchauffer nos foyers et nos coeurs en embarquant pour Vancouver !

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 00:45 0 commentaires  

Football - A quoi pense Escalettes ? A lui bien sur !



L'intervention de Jean Pierre Escalettes (Président de la Fédération Française de Football) ce mardi sur Europe 1 a provoqué un vivier de réactions dans le monde de la presse et du ballon rond français. L'ex-patron du football amateur, âgé de presque 75 ans et en place depuis 2005 à ce poste a pour la première fois parlé de l'après Domenech alors qu'il s'y refusait jusqu'à présent.

Sur qui parier ?

Laurent Blanc, Alain Boghossian, Didier Deschamps et Jean Tigana, voilà les quatre noms cités par Jean Pierre Escalettes pour succéder à Raymond Domenech juste après la Coupe du Monde 2010.

"Il n'y a pas que Laurent Blanc qui me plaît bien".

Cette phrase très explicite montre bien que "Le Président", de par sa légitimité historique de joueur et ses fabuleux résultats depuis sa prise de fonction à la tête de Bordeaux il y a 3 ans est le chouchou d'Escalettes. C'est le nom qui est sur toutes les lèvres en effet. C'est simple, si Blanc accepte, avec l'aval de Jean-Louis Triaud (Pdt de Bordeaux), nul doute qu'il prendra les rennes des Bleus. Laurent Blanc favori et premier choix donc.

"Venu pour épauler". Peut être pas seulement en ce qui concerne Alain Boghossian. Faisant déjà partie des instances fédérales, connaissant le groupe parfaitement grâce à son travail auprès de Domenech, adoré des joueurs, le champion du Monde 1998 natif comme Fabien Barthez de Lavelanet est la grosse cote de ce début de course à la sélection.

"Un grand entraîneur, qui a prouvé je crois (ce qu'il savait faire) à Monaco, la Juventus et à Marseille". Le "Général" Deschamps a effectivement prouvé son talent sur les terrains et les bancs de touche européens depuis plus de 20 ans. L'hypothèse de le voir débarquer à Clairefontaine est probable surtout si la carte Blanc échoue. C'est qui plus est son graal de carrière d'entraîneur d'occuper ces fonctions. Encore en contrat jusqu'en 2011 avec l'OM, je pense que la Desch devra encore un peu patienter avant d'y accéder cependant.

"On ne refait pas son histoire". On la connaît celle de Jean Tigana : membre éminent du carré magique, technicien expérimenté avec plus ou moins de succès, globe trotter, pressenti pour devenir sélectionneur en 2004 mais devancé par Raymond soutenu par Aimé Jacquet et la DTN à l'époque. Les temps changent...tout comme la chance peut être pour Jeannot Tigana, grande gueule et fervent défenseur du jeu d'attaque.

D'autres noms peuvent s'ajouter à ces derniers mais cela ressemble grandement à une short list qu'a dévoilé là Escalettes. Il nous apprend également que le successeur sera connu avant le début de la Coupe du Monde en Juin...ce qui laisse peu de temps à la Fédé pour réfléchir au type d'entraîneur qu'elle souhaite et pour agir en ce sens.

La politique d'Escalettes

Pourquoi un tel revirement soudain de politique de communication du Président de la plus importante fédération française ?

Parce qu'à l'échec Domenech il est associé, c'est lui qu'il la reconduit de quatre ans en 2006. La plus grosse bêtise que l'on puisse faire dans la reconduite d'un sélectionneur de football au passage. Parce que la déferlante médiatique et l'opinion publique anti-Raymond commençait sérieusement à dévier sur sa personne et sa compétence. Il suffit d'écouter Jean-Michel Larqué et les talks shows ambiants.

Il s'agissait donc pour lui d'agir au plus vite pour se détacher de son sélectionneur actuel. La meilleure méthode dans cette société pour ce faire ? La communication.

Il revient donc sur son erreur de 2006 en admettant que Jacquet a raison en disant que quatre ans de renouvellement de contrat c'était insensé (du jamais vu d'ailleurs). Et puis, le plus remarquable de ce virage à 180 degrés est cette déclaration sur la nomination du futur sélectionneur avec la confidence d'un calendrier de travail et de ces quatre noms.

Quatre noms et pas n'importe lesquels ! Des grands noms du foot français aux palmarès importants, reconnus dans l'univers du foot, par leurs pairs entraîneurs, par les joueurs, par la presse. Quatre personnalités aux caractères bien affirmés également.

Mais le plus essentiel est que ce sont quatre garçons populaires et dans la logique de réunifier le public avec l'Equipe de France, il est nécessaire que le futur élu le soit.

Mandaté jusqu'en 2012 mais mis en difficulté ces derniers mois, Jean-Pierre Escalettes s'est porté sur une stratégie habile, se projeter sur le futur afin de faire oublier les polémiques sur Domenech et la main d'Henry mais également pour réaffirmer son autorité, sauver sa peau en terme d'image et passer une fin d'hiver plus sereine.

On le rassure, tout comme Claude Simonet son prédécesseur amateur de grands restaurants, lui bien que plus frêle ne restera pas dans les mémoires pour avoir été un grand Président, mais celui de Domenech.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:02 0 commentaires  

Athlétisme - Une Génération en Or...


Les bleus ont une fois de plus brillés lors des Europes de cross. Cette année, ce sont (encore) les jeunes qui ont porté haut les couleurs tricolores à Dublin. L'Irlande est devenue, en un mois, une terre propice aux victoires francaises! Analyse...

Les jeunes coqs sont de plus en plus impressionants! Depuis 2007, ils raflent tout sur leur passage en plaçant systématiquement deux de leurs athlètes sur les podiums, dont toujours un à la plus haute marche, et en dominant toutes les autres équipes au classement par nations...

En effet, il y a 2 ans, Mourad Amdouni franchissait la ligne d'arrivée en tete avec quelques secondes d'avance sur son compatriote Florian Carvalho! Hassan Chadhi terminait en 8ème position et assurait définitivement le titre par équipe.

L'an passé, le bastiais était remplacé par le protégé de Gerard Sautret, Florian Carvalho, au sommet européen. Le discret Hassan Chahdi remportait la médaille de bronze, permettant ainsi aux jeunes francais de realiser le doublé!

Cette année devait etre celle de la confirmation selon le dicton bien connu, jamais deux sans trois... Mais, cette troisième fois se jouait dans la categorie supérieure! Et comme si ça ne suffisait pas, le leader Mourad Amdouni n'etait pas selectionné pour ces Europes espoirs...
Il en fallait cependant plus que ça pour destabiliser ces jeunes au temperament bien trempé! Et ils allaient nous le demontrer sans plus tarder...

L'exploit du jour nous vint de celui qu'on attendait pas! Smail Nouredine, lui, l'athlète de Livry Gargan, le pistard, qui etait critiqué pour ses performances en cross, pour son mental friable, fit taire tous ses détracteurs en quelques minutes... Il coupa la ligne en tête apres avoir placé une attaque impressionante, tout en relachement et en facilité, à un petit kilomètre de l'arrivée! Il ouvrait alors son palmarès international de crossman et pouvait savourer!

Et qui le suivait de quelques foulées? Le trappu Rhonalpien Hassan Chadhi, qui montait encore sur la deuxième marche du podium lors de sa première année espoir. Enorme! C'est une confirmation pour lui, et une belle récompense! Cet athlète, toujours dans l'ombre de Florian Carvalho arracha cette seconde place après une énorme course, dans son style bien particulier, hargneux, tant adapté aux labours!

Justement, Florian Carvalho... Le pistard de l'US Nemours St Pierre Athlé, était tout près de compléter la boite, seulement devancé par l'athlète Belge, Yesheleta Bekele, d'origine ethiopienne... Lui aussi pour sa première année dans cette catégorie fit preuve d'une maitrise étonnante, dans un terrain très boueux, digne du sol irlandais, loin de favoriser sa foulée aérienne! Il echoua donc au pied du podium a la 4ème place. Performance qui reste tout de même magistrale...

Le titre européen etait acquis, a moins d'une défaillance des trois derniers coureurs! Ce qui n'arriva pas. Malheureusement Yoann Kowal fut pris de maux de ventre lors de la course, mais il fut remplacé magnifiquement par l'athlète de la toute nouvelle entente du val d'oise (EFCVO), Matthieu Le Stum. Le protegé de Marc Lozano pris la 24eme place, fruit du travail accompli à l'entrainement! Saluons quand même la belle perfomance de Theophile Florian qui s'intercala en 5ème position francaise.

Mis a part ces fabuleux espoirs, l'équipe de France réalisa de nombreuses autres performances, qui permirent d'atteindre la seconde marche du podium au classement des nations, derrière la souveraine Angleterre.

Les juniors hommes avaient un lourd héritage à porter, et ils se debrouillèrent bien, malgré une équipe jeune, qui laisse entrevoir un bel avenir. Deux athlètes se glissèrent dans le top 10 (Bryan Cantero 8ème et Hadjam Abdelatif 9ème) ce qui permit d'obtenir une belle seconde place par équipe.

Les grands, les séniors hommes furent décevants avec aucun athlète dans les meilleurs européens ( Driss El Himer 11ème) et une 4ème place au classement par points qui ne peut être justifiée par la chute du meilleur élement, Mokthar Benhari lors des premiers mètres.

Chez les féminines, les performances furent moins resplendissantes! Malgré une belle performance de Laetitia Meunier, les juniors échouèrent au pied du podium (4ème).
Les espoirs, elles, terminèrent à la troisième place par équipe, grâce a un beau tir groupé (14.21.22.28), et les seniors femmes, sans leurs meilleures chances, décevèrent avec une 6ème place, et aucune fille dans le top 20.

Aux bleuets et bleuettes de confirmer et de prendre la relève pour faire briller le blason francais dans les années a venir...

Publié parAnonyme à 18:34 0 commentaires  

Coupe du Monde 2010 - Les Groupes




Avant de nous attarder en détails sur le groupe A, celui de l'équipe de France, permettez moi de présenter brièvement et sans prétention aucune les sept autres poules de quatre équipes qui rythmeront le début de notre mois de juin prochain.

Groupe A : Afrique du Sud, Mexique, Uruguay, France

Groupe B

Un groupe très éclectique regroupant les favoris argentins de Diego et Messi fervents du toque (surement revanchards de leur piètre qualification), la jeunesse du Nigeria d'Obafemi Martins, les vifs Sud-Coréens emmenés par Park Ji-Sung et la solide, frileuse et réaliste Grèce du tacticien allemand Otto Rehhagel.

De très belles oppositions de styles en perspective donc et une place à prendre derrière l'Argentine.

Mon prono : 1) Argentine 2) Nigeria 3) Grèce 4) Corée du Sud

Groupe C

Facile pour l'Angleterre ? Pas si sur...

Avec les Etats-Unis toujours séduisants au premier tour et sur leur lancée de la Coupe des Confédérations (victoire 2-0 contre l'Espagne), le duel fratricide sera intéressant. Les deux équipes qui n'auront rien à perdre seront l'Algérie de Rafik Saifi, tombeuse de l'Egypte pour la qualification, et la surprenante Slovénie qui a éliminé la Russie en barrages, rien que ça !

Alors certes les Anglais font partie des grands favoris du mondial, compte tenu de leur effectif et du talent de leur manager Fabio Capello, mais ils devront se méfier pour ne pas voir leurs espoirs de deuxième étoile s'envoler prématurémment. La white army sera là pour empecher un possible fiasco.

Mon prono : 1) Angleterre 2) USA 3) Slovénie 4) Algérie

Groupe D

Pour une fois, la Mannschaft ne tombe pas sur un groupe "en bois" si je peux m'exprimer ainsi. Elle se retrouve dans une poule qui, sans le paraitre, est compliquée. Je m'explique.

L'Australie ne semble pas en mesure de se retrouver en 8èmes mais sur un match, qui plus est le premier, son fighting spirit n'est pas facile à maitriser.
Ensuite, on sait la Serbie très dangereuse, première de son groupe de qualification devant la France, elle possède des joueurs de classe mondiale à chaque ligne.

Enfin, les Black Stars du Ghana qui peuvent selon moi etre une des surprises de la compétition ont une formidable carte à jouer. Excellents il y a 4 ans et depuis en zone Afrique, l'équipe de l'ancienne colonie brittanique se base sur des joueurs d'une extraordinaire puissance physique et un milieu de terrain impressionant (Essien, Muntari notamment). Leur mauvais début de CAN est relatif compte tenu du contexte et de leurs absents.

Mon prono : 1) Ghana 2) Allemagne 3) Serbie 4) Australie

Groupe E
Si je devais présenter en une phrase ce groupe, je dirais : les artistes bataves, les rugueux danois, les mobiles nippons et les Lions camerounais. Je prends le pari que cette poule offrira un grand spectacle et beaucoup de buts car les quatre formations la composant jouent l'offensive, voire un football quasi total pour les Pays-Bas.

Pas la peine de présenter ces derniers, faisant partie des équipes à suivre comme d'habitude voire plus cette année car une génération arrive à maturité. Celle des De Jong, Kuyt, Robben, Van der Vaart ou encore Van Persie si rétabli à temps, autant de joueurs fabuleux.

Les Danois de Morten Olsen se présentent en seconds favoris du groupe. Brillament qualifiés premiers en phase de qualification devant le Portugal ou encore la Suède, ils se présenteront en Afrique du Sud en pleine confiance s'appuyant sur une solide et talentueuse colonne vertébrale (Sorensen, Agger, Poulsen, Bendtner).

Le Japon, 2ème du groupe A de qualification en zone Asie derrière l'Australie est méconnu. Presque tous les joueurs évoluent au pays (sauf Matsui et Nakamura, Grenoble et Espanyol Barcelone). Il semble toutefois que l'équipe soit en transition après la génération dorée des Inamoto ou Nakata.

Le Cameroun de Paul Le Guen doit s'imicer dans la lutte pour la qualif' en 8èmes. Complètement transfigurés depuis l'arrivée du technicien français en cours de phase éliminatoire, les Lions Indomptables et leurs multiples individualités en leur sein (Etoo, Song, Geremi, Emana...) devront faire bloc pour voir plus haut.

Mon prono : 1) Pays-Bas 2) Danemark 3) Cameroun 4) Japon

Groupe F

Chanceuse Italie ! La Squadra Azurra hérite du groupe le plus faible de la compétition. Avec le Paraguay (3ème de la zone Am-Sud), la Nouvelle-Zélande (vainqueur en barrages du...Bahrein) et la Slovaquie, la formation de Lippi n'aura pas de mal, sans etre dominatrice, à finir première de son groupe. Une logique respectée en somme.

Mon prono : 1) Italie 2) Paraguay 3) Slovaquie 4) Nouvelle-Zélande

Groupe G

Certainement le groupe le plus alléchant. Si on retire la faible Corée du Nord, dont le gardien devrait souvent aller rechercher le cuir au fond de ses filets, c'est du très lourd !

Tout d'abord le Brésil, quintuple vainqueur, grand favori avec l'Espagne, doté de joueurs fabuleux à tous les postes mais formant une réelle équipe grace au travail de Dunga, comme on a pu le voir lors des dernières prestations des Auriverde. Le plus dur pour le sélectionneur sera de trouver ses 23 et de trancher entre des joueurs aux égos aussi grands que leurs talents. Quid de Ronnie par exemple ? Alves ou Maicon latéral droit ?

Le Portugal semble ensuite la nation favorite pour la seconde place, de par son expérience des grands championnats acquise depuis l'Euro 2000 et l'arrivée de la génération Figo. Dix ans plus tard, la page de cette dernière est presque définitivement tournée et c'est portés par Cristiano Ronaldo que les grenats se rendront en Afrique du Sud. Changement de génération donc mais pas changement de cap : Carlos Queiroz perpétue le jeu offensif léché lusitanien. Passes courtes, percussions, vitesse, un contre un, dribbles. En position d'outsider, la bande des Meireles, Simao, Pepe et consorts peut-elle venir jouer les troubles fetes comme il y a 4 ans ?

La Cote d'Ivoire n'a pas de chance, elle tombe toujours sur le groupe le plus compliqué pour se qualifier. Malgré ses talents à tous les étages et le contexte de première coupe du monde en Afrique, il sera très difficile aux Eléphants de rallier les 8èmes. Le match contre le Portugal sera crucial pour les hommes du coach Vahid. Personnellement je serai tenté de parier la surprise ivoirienne, ils n'ont rien à perdre après tout, le Portugal lui tout.

Mon prono : 1) Brésil 2) Cote d'Ivoire 3) Portugal 4) Corée du Nord

Groupe H

Cette revue d'effectifs se conclue par le groupe des champions d'Europe ibériques, bien lotis dans ce groupe aux accents espagnols avec le Honduras et le Chili. La Suisse, encore présente en phase finale, complète le quatuor. Nul ne devrait contester la supériorité de la Roja pour qui ces 3 matchs ne seront qu'une simple formalité avant l'entrée dans la véritable compétition à élimination directe. La toujours solide sélection helvète devrait se hisser en 8èmes comme il y a quatre ans en Allemagne meme si le Chili a terminé juste derrière le Brésil en zone Am' Sud.

Mon prono : 1) Espagne 2) Suisse 3) Chili 4) Honduras




Publié parNicolas MIKLUSIAK à 18:36 0 commentaires  

Coupe du Monde 2010 - C'est parti !


Sous la suprême supervision de la toujours plus sublime Charlize Théron, le tirage au sort de la Coupe du Monde 2010 a livré son verdict sur la composition des huit poules de quatre équipes du tournoi, ainsi que sur le futur probable tableau.

Il a de même fait véritablement entrer toutes les nations dans la compétition, centrer toutes les attentions sur le sport le plus populaire au monde et braquer tous les projecteurs sur le continent africain et son représentant le plus emblématique : l'Afrique du Sud.

Ça y est, c'est désormais concret, on est entré dans la Coupe du Monde 2010 de football.

La prévisualisation des différents groupes et la connaissance des 48 premières affiches de cette dernière ont d'ores et déjà planté le décor de ce qui nous attend en juin prochain.
L'observation première de ce tirage est qu' il n'y a pas de "groupe de la mort", à l'inverse de la précédente Coupe du Monde (Groupe C : Argentine, Cote d'Ivoire, Pays-Bas, Serbie et Montenegro) et de celle de 2002 (Groupe F : Suède, Angleterre, Argentine, Nigèria). En effet, les mains innocentes des protagonistes de la soirée de vendredi dernier ont délivré des groupes assez homogènes, pour la plupart ouverts, parfaits pour le suspense et la confrontation de footballs aux particularités si différentes. Toute la beauté d'une Coupe du Monde en somme.

Celle-ci, historique de par son organisation et le message qu'elle porte en elle sera sans aucun doute une immense fête populaire, une grande réussite sportive on l'espère.

Après l'Asie en 2002, le retour à une Mecque du foot en Allemagne en 2006, ce n'est pas seulement l'Afrique du Sud qui accueille le monde en juin, mais le continent tout entier. Sa fierté et son espoir sont grands. La présence de Ghanéens, de Congolais ou d'autres fans de ce sport venant de toute l'Afrique dans les grandes villes sud-africaines ce week-end en est le témoin.

Cinq pays africains sont présents pour cette phase finale : l'Afrique du Sud organisatrice, l'Algérie, le Cameroun, le Ghana et la Cote d'Ivoire. Ils ont tous des chances de bonne représentation et même de qualification pour la phase à élimination directe, en considération de leur groupe, de leur niveau, ainsi que du climat et de l'ambiance des stades qui leur sera familière et favorable. Ces nations joueront pour ainsi dire "à la maison".

Ce tournoi semble donc être l'occasion rêvée pour que, et ce serait une première, une équipe africaine franchisse le cap des quarts de finale. De là à parler du Ghana ou de la Cote d'Ivoire comme potentiels vainqueurs, sûrement pas. Leur manque d'expérience leur sera de toute manière à un moment donné fatal.

Toutes les grandes nations du football sont présentes et visent légitimement le Graal décerné le 11 juillet prochain au Soccer City de Johannesburg.

Toutefois, je démarquerais deux grands favoris au jour d'aujourd'hui, à savoir l'Espagne championne d'Europe de Del Bosque et le Brésil de Dunga. Ces deux formations, de par leur forme, leur fond de jeu, leur cohésion et leur réservoir immense de joueurs de talents, paraissent les mieux armées pour aller jusqu'au bout. Au hasard du tirage, leurs parcours peuvent se croiser en demi-finale si tout se passe bien au préalable.

Toujours est-il qu'avant de faire quelconque pronostic ou prévision, une seule chose me vient à l'esprit, "vite, vite, vivement le 11 juin à 16 h, que la fête commence !".

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:52 0 commentaires  

Football - La peur au ventre, les pieds carrés...mais les mains fermes.


Au terme d'un des matchs les plus catastrophiques de l'équipe de France que j'ai eu le malheur de regarder, (super pour la rencontre la plus importante des Bleus depuis le France - Bulgarie de novembre 1993), les tricolores valident leur ticket pour le mondial sud-africain de juin prochain.

La fin imméritée et volée de ce feuilleton à suspense des phases de qualification est tragique pour la glorieuse Irlande et traduit sans justifier pour la France les pauvres moyens adoptés pour l'obtenir.

Un match à s'en arracher les cheveux et à en perdre les boyaux

Ce n'est pas une main, c'est un contrôle orienté de la main de Thierry Henry qui offre à Gallas le but qualificateur pour la plus suivie des compétitions sportives au monde.
Tel son pote Tony Parker contrôlant le ballon ligne de fond et remisant à Duncan pour un dunk à l'intérieur, Titi met la mimine pour ne pas qu'elle sorte puis la donne à son ami de toujours qui, opportuniste encore une fois, se trouvait là au bon moment.

Sur le coup, le Stade de France chavire, toute la France crie son soulagement, puis...à la vue des images, du silence de Larqué et d'Arsène au micro, de la mine déconfite du peuple vert, de la rage du Trap'...le malaise pesant s'installe.

21 H : Coup d'envoi dans une ambiance de fête, on attend la qualif' avec impatience et, considérant le match aller, on pense que les Bleus vont emballer le match et s'imposer, pour un résultat que l'on rêve depuis longtemps.
21 H 10 : Après une bonne entame de match entachée par la sortie d'Escude sur saignement, le onze français va commencer à sombrer. C'est parti pour une galère sans nom de 110 minutes...

L'Eire va littéralement étouffer l'équipe de France par une tactique visant à jouer long sur leurs attaquants ou derrière les défenseurs français pour récupérer les seconds ballons. Dans la plus pure tradition britannique. L'engagement physique des Irlandais est total contrastant avec l'apathie des joueurs de Domenech complètement amorphes, tétanisés par l'enjeu, n'alignant pas trois passes et ne mettant pas un pied devant l'autre. Une équipe de football solidaire et porté par son coach jouait contre onze joueurs perdus sur le terrain, désorientés et ne jouant que sur des accouds individuels impuissants.
Très logiquement, Robbie Keane capitaine courage exemplaire ouvre la marque pour l'Eire sur une action d'école qui exacerbe toutes les carences défensives et collectives de l'EDF. Anelka positionné couloir droit ne revient pas défendre après avoir repiqué dans l'axe, Sagna se retrouve à 1 contre 2, Duff s'infiltre et centre en retrait, délaissé par un Squillacci planté au sol tel une toile de tente, Keane ouvre son pied et trompe Lloris impuissant.

Heureusement que ce fut la seule fois. Incroyable de concentration, de courage, d'abnégation et de talent comme à Dublin samedi, le gardien de 22 ans est l'artisan de la qualification. Si on va en Afrique du Sud, c'est grâce à lui, c'est clair et net car il a encore sauvé la patrie à maintes reprises. Sans lui, l'addition aurait été lourde.

Les dix joueurs de champ à l'exception de Gallas et d'Anelka peut etre, puis de Govou entrant, ont été quant à eux d'une faiblesse impensable pour des joueurs évoluant au plus haut niveau. Incapables de réagir après le but irlandais, de se survolter malgré la peur pour aller chercher le graal pour un footeux, la copie rendue est honteuse pour une équipe de ce standing.

A la 103ème minute, au paroxysme du suspense, du dépit et de la peur, une main sauva les Bleus. C'est sur une erreur d'arbitrage monumentale que la France rejoint les 31 autres qualifiés pou la Coupe du Monde. Cette qualif' a donc un goût plus qu'amer, c'est gênant, limite indécent car l'Irlande méritait plus que nous d'y aller. Ils ont toutefois laissé passer leur chance comme le dit Roy Keane.
Mais les erreurs font partie du football et tant qu'il n'y aura pas de changement de règlement à ce sujet, nous en verrons. Henry a sacrifié son image pour l'équipe. Cette main, qui ne l'aurait pas faite à sa place ? Personne sans doute. C'est un geste instinctif, aucunement calculé, parler de triche est donc inapproprié. La déferlante médiatique à son égard est scandaleuse, elle peut le briser (il serait au bord de la déprime selon Deschamps), il a avoué, il a profité des erreurs du système certes, mais il n'a tué personne.

Lui qui en 14 ans de carrière a toujours été d'un grand professionnalisme, fair play, impeccable sur le rectangle vert comme devant les médias se retrouve abandonné dans un tourbillon qui dépasse la raison, sans soutien de sa fédération alors qu'il s'agit du capitaine des Bleus. La plus grande fédération sportive française, mise à part d'être présidé par un homme approchant les 80 ans, est dirigée par des lâches qui ont été jusqu'à décider d'ignorer le fait de jeu sur le site de la FFF.

Pour en revenir à Titi, c'est quand même incroyable d'en arriver à presque lui proposer le bûcher, d'en arriver à dire qu'on a honte d'etre français à la suite d'un match de football.
Arrêtons avec cette hypocrisie qui consiste à se planter des aiguilles dans le pied, on est qualifié c'est le plus important, quelle que soit la manière bien que très moche.
En France on aime le fair play, être honnête, se sentir victime, pour garder une pseudo pureté mais n'est-ce pas une des seules fois où les décisions de faits de matchs sont en notre faveur ?

Si une décision avait été inverse, on aurait crié au scandale, mais le joueur irlandais aurait fait pareil sans pour autant que son pays ait honte de la qualification.

Alors faisons profil bas mais soyons soulagé, on y est.

PS : (de là à dire comme Domenech soyons heureux et faisons la fete il n'en est pas question, je dirais que sa jubilation personnelle de mercredi se rapporte à la misérabilité de son personnage et à son incompétence).

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 15:55 0 commentaires  

Un "Eire" de Déjà Vu !


C'est donc la République d'Irlande qu'affrontera l'Equipe de France de football en barrages de la Zone Europe. Ainsi en a décidé la main de Steven Pienaar (joueur Sud-Africain) à Zurich (siège de la FIFA) lundi.

Synonyme de dernière chance de qualification pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud, cette double confrontation aller-retour aura lieu les samedi 14 et mercredi 18 novembre prochains.

Alors meme si ce n'est pas le tirage le plus simple, autant dire que les Bleus hotes du match retour qui plus est sont favoris, et que malgré l'ambiance de Croke Park, la qualité certaine de l'équipe irlandaise, l'expérience et le génie de Trapattoni, une non-qualification serait un désastre total. C'est simple, si la formation de Domenech ne passe pas, cela voudrait dire tout simplement qu'elle ne méritait pas le mondial un point c'est tout. Mais nous en sommes loin.

Les trois autres barrages verront s'opposer la sélection portugaise à la Bosnie des Pjanic, Dzeko et Ibisevic, l'Ukraine à la Grèce ainsi que la Russie d'Arshavin à la Slovénie.

Historique de la Confrontation

Quand on entend Irlande - France, on pense de suite au rugby c'est vrai, mais là il s'agit de la République d'Irlande à savoir l'Eire car en foot, les 2 Irlandes ne sont pas unifiées. On a d'ailleurs pu profiter des très beaux barrages de l'Irlande du Nord portée par un David Healy exceptionnel devant. Et oui, les sols verts de l'Ile du trèfle sont aussi terres de football !

La France contre l'Eire c'est un bilan de 5 victoires, 4 nuls et 4 défaites, on ne peut plus équilibré donc.

Mais c'est aussi et surtout un souvenir collectif récent et frais dans nos mémoires de joie intense. En effet, il y a 4 ans presque jour pour jour, le match décisif pour la qualification directe à la Coupe du Monde 2006 se jouait dans un Lansdowne Road surchauffé. Celui-ci s'était soldé sur une victoire héroique des Bleus emmenés par le retour des anciens et sauvés par une "feuille morte" enroulée du pied droit en lucarne dont Thierry Henry a le secret.

Alors signe du destin de retrouver l'Eire pour une confrontation et un enjeu similaire ? signe positif de retrouver un bon souvenir en espérant une fin identique à ces deux joutes à couteaux tirés ? L'Eire toute entière sera revancharde elle, on en est sur ! N'oublions pas aussi qu'à l'époque ce seul but de l'ex-gunner avait départagé les deux équipes sur les deux matchs de groupe qui les avaient vu s'affronter (0-0 à Saint-Denis).

L'Adversaire

L'Irlande est la 34 ème nation au classement FIFA soit très loin de la France (11 ème).

Elle a fini 2 ème du groupe 8 de qualification derrière la Squadra Azzura et devant la Bulgarie. 4 victoires, 0 défaites et 6 matchs nuls (2 contre la Bulgarie et surtout 2 contre l'Italie) c'est dire la solidité de cette équipe. C'est simple depuis l'arrivée de Trapattoni, aucune défaite en match officiel, 3 en amicaux.

L'équipe d'Eire a gardé la meme ossature depuis 4 ans, seulement elle a gagné en expérience et possède un coach qui a ajouté à son état d'esprit, sa combativité et son enthousiasme naturels une rigueur exemplaire. En atteste le peu de buts encaissés par Shay Given durant ces éliminatoires (8 en 10 matchs).

The Trap's touch dans la grande tradition du Catenaccio à l'italienne est efficace certes mais le public irlandais ne vit pas très bien ce choc culturel. Bref entre le tacticien transalpin et Domenech, on ne risque pas d'avoir un match d'attaque !

Outre ces qualités, l'Eire a des capacités physiques et d'agressivité indéniables, attendons nous à un vrai combat donc. Mais son arme la plus forte reste le jeu aérien surtout sur coups de pieds arretés tirés à merveille et trouvant souvent preneurs. Avec des joueurs de tete comme Dunne ou O'Shea (Manchester United) le danger est constant. Sachant la faiblesse française à ce niveau, on va trembler à chaque fois.

Tous les joueurs évoluent en Angleterre (Premier League ou 2ème division) sauf 2 en Ecosse. C'est une équipe très homogène qui se constitue autour d'une épine dorsale constituée de Given le gardien de Manchester City, Richard Dunne ancien capitaine de ce club et désormais nouveau joueur d'Aston Villa, Damien Duff et Robbie Keane la star et le capitaine de la sélection évoluant chez les Spurs de Tottenham.

Mais la France devra profiter des faiblesses et limites irlandaises en ce qui concerne la technique générale de sa formation et sa relative lenteur surtout en défense. Les Bleus sont superieurs à presque tous les niveaux et si ils ne cèdent pas à la panique et à la pression de Croke Park à l'aller, nous ne devons pas avoir peur de ce barrage surtout que les joueurs français ont l'habitude de ces rencontres cruciales. L'absence de Ribery change peu de choses à cette donne compte tenu de notre réservoir.

A noter que M6 a ravi les droits du match aller à TF1, véritable petit séisme sur la planète media cette semaine.

En espérant que la non présence de David Astorga en Irlande ne changera rien, il ne nous reste plus qu'à croire encore plus à cette qualif' au mondial et d'encourager notre équipe.
La nuit du 18 novembre sera faite de larmes ou de joie.

Publié parNicolas MIKLUSIAK à 19:57 0 commentaires  

Kim Källström, retour gagnant.




Il est des joueurs dont on parle peu, qu'on ne voit pas vraiment, et qui pourtant, sont d'une importance cruciale pour leur équipe.
Kim Källström, le milieu suédois de l'Olympique Lyonnais, fait partie de ces joueurs là. Depuis le début de la saison, le scandinave s'est imposé comme une valeur sûre de l'entrejeu lyonnais.


Souvent relégué au poste d'arrière gauche, voire sur le banc des remplaçants, Kim Källström a vécu une saison 2008-2009 pleine de frustration et d'incompréhension. Malgré des prestations régulières, bonnes sans être fabuleuses, dans des postes ingrats (Arrière latéral, milieu défensif), le natif de Sanvicken ne semblait pas avoir la reconnaissance qu'il méritait de la part de son entraineur, Claude Puel.
Et pour cause, l'arrivée de Jean II Makoun au mercato a changé la donne pour l'ancien rennais, relégue au rang de joker de luxe, Claude Puel préférant le trio Toulalan-Makoun-Juninho pour occuper le milieu de terrain.
Utilisé pour dépanner en tant que latéral gauche, titulaire occasionnel lors de matches sans réel enjeu, le rôle de remplaçant semblait dont bel et bien attribué au puissant viking. Frustré, Kim envisage même un départ à l'aube du mercato. Des clubs comme Everton ou Tottenham (comme d'habitude) sont évoqués.

Cependant, face aux performances plus que moyennes de Jean II Makoun et à la necessité de redonner du punch au jeu lyonnais, Claude Puel rend au scandinave ses galons de titulaire en début de saison.
Kim semble alors retrouver ses marques, et s'impose alors comme une pièce maîtresse de l'entrejeu lyonnais. Par ses ouvertures lumineuses, sa puissance physique et sa force de frappe, Kim Källström est revenu sur le devant de la scène, et représente désormais le renouveau de la solidité et de la sérénité lyonnaise. En témoignent les excellentes prestations livrées jusqu'ici par l'ancien rennais, ponctuées notamment par deux buts à l'image de sa confiance retrouvée : cette frappe à ras de terre à 25-30m, qui file dans le petit filet de Vedran Runje contre Lens, et cette reprise de volée à l'entrée de la surface, en Ligue des Champions, contre Debrecen.

Le suédois a également réussi à inverser la donne en sélection.Longtemps mis sur le banc par Lars Lagerbäck, le sélectionneur scandinave, il est apparu comme une nécessité au vu des performances plus que médiocres de son équivalent, Anders Svensson. Malgré de bonnes performances dans le rôle de n°10, Kim Källström et la Suède ne parviendront pas à se défaire du Danemark, et regarderont probablement le mondial 2010 à la télé.

Une confiance retrouvée, une régularité prouvée depuis quelques années maintenant, un mental d'acier, voila les ingrédients qui font désormais de Kim Källström un titulaire indiscutable à Lyon. Il faudra cependant pour le suédois, tout comme ses acolytes, passer la vitesse supérieure, afin de renvoyer les supporters lyonnais aux bons souvenirs de la triplette Diarra-Tiago-Juninho, toujours irremplaçable dans les esprits et sur le terrain. Cependant, avec la solidité et la sérénité d'un Toulalan, la puissance et la rage de vaincre d'un Källström, la technique et la vision du jeu d'un Pjanic, il semble que le milieu lyonnais ait toutes les cartes en mains pour s'imposer durablement.

Publié parAnonyme à 21:22 0 commentaires